vendredi 1 mai 2009

Ste JULIE BlLLlART 1751-1816

         JULIE BILLART

     Fête le 8 avril

Née à Cuvilly, près de Compiègne, d'une modeste famille dont 6 enfants sur 9 meurent en bas âge, Julie soutient avec un courage héroïque ses parents qui tombent peu à peu dans l'indigence.

A 23 ans, un attentat manqué contre son père la bouleverse à tel point qu'elle tombe malade.

La révolution éclate et Julie protège des prêtres.
Devant le danger, des amis la cachent et pendant 3 ans elle est ballotée d'un refuge à l'autre.

Son état s'aggrave et elle perd progressivement l'usage de ses jambes. Elle devient infirme et en vient même à ne plus pouvoir s'exprimer que par signes.

C'est alors qu'elle est accueillie à Amiens dans une famille où elle se lie d'amitié avec Françoise Blin de Bourdon.
Encouragées par un prêtre, toutes deux s'engagent à travailler à l'éducation gratuite des enfants  pauvres : c'est le début d'une congrégation, les Sœurs de Notre Dame.

Julie est guérie de ses infirmités par la prière de ses sœurs, après une neuvaine au Sacré Cœur.

La congrégation ouvre une quinzaine d'écoles en France et en Belgique.

Julie meurt à Namur en 1816.

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Vble LOUIS-MARIE BEAUDOUIN 1765-1835

 LOUIS MARIE BEAUDOUIN

Né à Montaigu, prés de Luçon, Louis-Marie est ordonné prêtre en 1789.

Incarcéré puis relâché, il s'exile en Espagne.

Il revient en France en 1797 et est nommé curé de Chavagne.

Il fonde alors la Congrégation des Filles du Verbe Incarné (dites Ursulines de Chavagne), vouées à l'éducation chrétienne.

Il fonde aussi un petit séminaire et est ensuite nommé directeur du grand séminaire de la Rochelle.

Il fonde encore la Société des Enfants de Marie Immaculée regroupant des prêtres consacrés au Verbe Incarné et voués à l'enseignement et aux missions.

Chargé d'infirmités, d'épreuves de toutes sortes, Louis-Marie ne perd jamais sa gaieté pleine de fraîcheur.

On doit à Louis-Marie ces paroles :
« Un acte de pure gratuité pour un inconnu, qui vous emporte 3 heures ou 3 jours ou 3 semaines ou 3 mois vaut mieux que 27 ans d'études d'Écriture Sainte ou de jeûnes volontaires ou de contemplation ».

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St ANDRE-HUBERT FOURNET 1752-1834

       ANDRE HUBERT FOURNET
     Fête le 13 mai

Né à Maillé, près de Poitiers, André-Hubert est un écolier turbulent.

Il échoue à ses examens en Droit et s'engage dans l'armée.

Il travaille ensuite sans succès dans un commerce.

Il entre alors au séminaire de Poitiers et est ordonné prêtre.

Il mène une vie très mondaine, recevant souvent ses confrères pour de bons repas.

Prétextant son manque d'argent, il renvoie un jour un mendiant qui proteste : « Comment ! vous n'avez pas d'argent ? mais votre table en est pleine ! ».

Touché alors jusqu'au plus profond de lui-même, André-Hubert change de vie et se met au service de ses pauvres, donnant l'exemple d'une vie simple et désintéressée.

Pourchassé, traqué pendant la Révolution, il assiste ses fidèles maintes fois au péril de sa vie.

Il fonde, avec Elisabeth Bichier des Ages, les Filles de la Croix, pour instruire et secourir les pauvres.

Sa sœur (représentée sur le médaillon), lui fut d'un grand secours durant sa vie de prêtre.
Nous la voyons ici, surveillant la soupe sur le feu.
Elle est une de ces  « Aides aux prêtres » qui, dans l'ombre, soutiennent les pasteurs dans leur ministère.

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St JOSEPH MARCHAND 1803-1835

       JOSEPH MARCHAND
    Fête le 30 novembre

Né à Passavant, dans le Doubs, Joseph est le fils d'une modeste famille de cultivateurs.

Il entre aux Missions Étrangères et est ordonné prêtre puis envoyé en Cochinchine.

Pour les missionnaires, le voyage est souvent semé d'embûches.
Sur le navire "Le Voltaire", Joseph doit subir les injures et les blasphèmes de l'équipage hostile aux missionnaires.

Il arrive en Cochinchine en 1830.
Averti que la persécution menace, il n'en commence pas moins son apostolat.

Après 3 ans, il est arrêté par des rebelles à l'empereur Ming-Mang qui veulent se servir de lui pour gagner les chrétiens à leur cause.

Lors de la prise de Saïgon par les troupes royales, il est arrêté comme un des chefs des rebelles ; devant l'impossibilité de prouver sa participation à la rébellion, il est pressé de renoncer à sa religion et de marcher sur la croix.

Refusant énergiquement, il est alors condamné au supplice des 100 plaies qui consiste à couper les chairs, puis à les arracher par morceaux avec des tenailles.

Joseph subit cet horrible supplice avec un courage inouï et rend son âme à Dieu à 32 ans.

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Bse CATHERINE JARRIGE 1754-1836

    CATHERINE JARRIGES
        fête le  4 juillet

Née près de Mauriac, dans le Cantal, Catherine est  la 7ème et dernière enfant d'une famille de modestes fermiers, vivant dans une seule pièce.

Elle n'a que 9 ans quand elle doit se louer à un maître comme les autres membres de la famille.

De nature turbulente, elle se dispute souvent avec les autres pâtres en gardant les troupeaux.
Mais elle est dotée d'un caractère gai et espiègle qu'elle gardera toute sa vie.

Elle perd sa mère à 12 ans. Jeune fille, elle est passionnée par la danse (surtout la bourrée) et mène une vie partagée entre le travail et les bals.
Elle s'installe comme dentellière et entre au Tiers Ordre de saint Dominique.

Pendant la Révolution, elle se dévoue auprès des prêtres réfractaires, risquant plusieurs fois sa vie.

Avec son air naïf et un peu simple, elle a en fait milles ruses pour déjouer avec un courage inouï les complots des républicains.

Elle est plusieurs fois arrêtée et emprisonnée.

Après la Révolution, elle se met au service exclusif de toutes les misères. Ses poches légendaires sont toujours remplies pour soulager les malheureux.

A sa mort, toute la ville et les environs se pressent pour revoir et toucher Catherine (surnommée "Catinon Menette" : la moinesse des pauvres), chacun, riche ou pauvre, voulant emporter un souvenir de sa bienfaitrice.

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samedi 2 mai 2009

St PIERRE BORIE 1808-1838

       PIERRE BORIE
      Fête le 24 novembre

Né à Beynat, dans le Limousin, Pierre est un enfant très énergique.

Son indiscipline inquiète ses maîtres.

Après une grave maladie, il entre au séminaire des Missions Étrangères.

Prêtre en 1830, il est envoyé, 2 ans après, au Tonkin.

Il se met à apprendre la langue et la culture du pays.

Il doit se cacher de cabane en cabane, car la persécution sévit, mais il n'en continue pas moins son apostolat.

Arrêté, il refuse de marcher sur la Croix et il est alors cruellement flagellé.

En prison, Pierre est d'une incomparable douceur avec ses compagnons et geôliers.

C'est là qu'il reçoit sa nomination d'évêque d'Acanthe et qu'il apprend sa condamnation à mort : il aura la tête tranchée.

A cette nouvelle, il remercie à genoux le mandarin.

Ce n'est qu'au septième coup de sabre que sa tête se détache.

Il a 30 ans.

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St JEAN-GABRIEL PERBOYRE 1802-1840

       JEAN GABRIEL PERBOYRE

    fête le 11 septembre

Né à Mongesty, dans le Lot, d'une pieuse famille de cultivateurs, il est attiré par les missions et entre dans la Congrégation de Saint Vincent de Paul.

Professeur de théologie, puis directeur de pensionnat à Saint-Flour, Jean-Gabriel est enfin envoyé en Chine en 1835, malgré sa santé délicate.

Il se dévoue pendant 3 ans à son apostolat, avant d'être arrêté, trahi par son guide pour 30 taëls.

Commence alors pour Jean-Gabriel une série d'impressionnantes tortures, railleries et cruautés qui auraient dû lui ôter la vie de nombreuses fois.

Il reste 9 mois en prison dans des conditions épouvantables, attendant son arrêt de mort et convertit par son immense douceur les brigands qui l'entourent.

Il est finalement attaché sur une croix et étranglé peu à peu.

Une croix lumineuse apparaît dans le ciel à la vue des spectateurs.

Son long martyre retrace d'une manière exceptionnelle la passion de Notre Seigneur (trahison, arrestation, emprisonnement, tortures, mort sur une croix). Il est le premier martyr de Chine.

Les deux maximes de Jean Gabriel sont : "On ne fait du bien dans les âmes que par la prière"

et : "Dans tout ce que vous faites, ne travaillez que pour plaire à Dieu, sans cela vous perdriez votre temps et vos peines".

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voir le site de saint Jean Gabriel ici

St PIERRE CHANEL 1803-1841

          PIERRE CHANEL
    Fête le 28 avril

Né à Montrevel, prés de Bourg en Bresse, d'une famille de cultivateurs.

Pierre devient d'abord curé de paroisse, puis il est attiré par les missions et il demande à rejoindre la Société de Marie, du Père Collin.

Il devient professeur au séminaire de Belley et de grosses difficultés de santé se manifestent : crachement de sang, douleurs de poitrine.

Cependant, en 1836, Pierre s'embarque pour l'Océanie et arrive un an plus tard à l'île de Futuna qui lui est confiée : 1000 habitants y vivent et la famine et l'anthropophagie la dévastent.

Il apprend la langue, soigne les malades pendant 4 ans.

Les chefs de l'île, inquiets de cette nouvelle religion et de la perte de leur autorité, décident de sa mort : un groupe pille sa case et le frappe sauvagement ; le gendre du roi lui fend le crâne avec une hachette.

Pierre avait offert sa vie pour la conversion de l'île.

Peu d'années après toute l'île est chrétienne, y compris les assassins du premier martyr du Pacifique du Sud.

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Bx PIERRE-FRANCOIS JAMET 1762-1845

 PIERRE FRANCOIS JAMET

     Fête le 12 janvier

Né à Fresnes, dans l'Orne, d'une famille de cultivateurs, Pierre-François fait de brillantes études à l'université de Caen.

Ordonné prêtre, il se destine à l'enseignement supérieur.

Il refuse de prêter le serment exigé par la constitution civile du clergé et poursuit son ministère dans la clandestinité.

Après la révolution, il devient aumônier des Sœurs du Bon Sauveur, vouées au service des aliénés et des prostituées.

Il invente un langage par signes pour les sourds-muets, aide les sourds à parler et tente de codifier "une parole manuelle" (langage des mains).

Il ouvre une maison pour les aliénés et fait progresser le traitement des malades mentaux.

II devient recteur de l'Académie de Caen. Mais en 1830, il démissionne pour se consacrer à ses œuvres. II ouvre plusieurs maisons du Bon Sauveur malgré une santé très affaiblie.

Serviteur des handicapés, Pierre-François est proclamé bienheureux en 1987.

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Ste MARIE-MADELEINE POSTEL 1758-1846 (prénom de baptême : Julie)

   MARIE MADELEINE POSTEL

    te le 16 juillet

Née à Barfleur, en Normandie, de père cordier, Julie manifeste très jeune une grande charité et à 18 ans seulement, elle ouvre un pensionnat à Barfleur et un atelier pour apprendre la broderie.

Quand la Révolution éclate, elle a 33 ans. Elle encourage, enseigne et réconforte les fidèles en l'absence de prêtres et veille sur les prêtres traqués en facilitant leur passage en Angleterre.

A 49 ans, elle fonde la Congrégation Enseignante des Filles de la Miséricorde dans l'esprit des Frères des Écoles Chrétiennes.

Elle connaît avec sa communauté de nombreuses difficultés, mais après de longues années d'incertitude, l'œuvre s'affermit.

Madeleine (Julie) meurt à 90 ans.

Elle aime dire joyeusement :

       « Obéir, c'est aller au ciel sur les épaules des autres ».

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