ZELIE et LOUIS MARTIN

         Fête le 12 juillet (date de leur mariage)

   (parents de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus)

Louis est né à Bordeaux en 1823, dans une famille de 5 enfants dont le père est capitaine.

La famille s'installe à Alençon.

A 22 ans, Louis demande à faire un essai de vie religieuse à l'ermitage du Grand St Bernard.

Mais le prieur lui dit de faire d'abord ses humanités. Louis ne peut aller jusqu'au bout de ses études,  peut-être à cause d'une forme d'épuisement.

Il apprend alors le métier d'horloger et s'installe à Alençon comme horloger bijoutier dans un célibat quasi-monacal.


A 35 ans, il rencontre une jeune dentellière de 26 ans, Zélie, dont le passé est analogue au sien. Ils se marient et Louis laisse son métier d'horloger pour aider son épouse débordée par son entreprise de dentelles.

9 enfants viennent réjouir leur foyer mais 4, dont 2 garçons, meurent en bas âge.

Son épouse Zélie, atteinte d'un cancer, meurt alors que Thérèse n'a que 4 ans. Louis, lui, en a 54.

Il vend l'entreprise familiale et se retire avec ses filles à Lisieux,  dans la  maison des Buissonnets, près de la famille Guérin.

Il voit 3 de ses enfants entrer les unes après les autres en religion, dont 2 au Carmel (Céline ne rentrera au Carmel qu'après la mort de son père).

En mai 1888, il fait lui-même l'offrande de sa vie.

Atteint d'artériosclérose cérébrale et après plusieurs crises de délire de persécution, il est interné à l'hôpital du Bon Sauveur à Caen.

Sa maladie n'est pas un état délirant permanent et on constate des périodes où son jugement est tout à fait équilibré.

Pendant ces périodes, Louis s'offre à l'Amour dans un abandon total, conscient de sa maladie, des désordres auxquels elle le conduit, du mépris qu'elle lui attire, de la suspicion qu'elle jette sur toute sa vie intérieure.

Peu à peu, devenu infirme des jambes, Monsieur Guérin son beau-frère le prend à la Muse ou sa fille Céline peut s'occuper de lui.

Il s'éteint paisiblement à l'âge de 71 ans.

Le témoignage de Louis Martin dans ses dernières années de sa vie peut réconforter les malades en leur montrant que la déchéance, si elle est offerte, n'est plus un obstacle mais peut devenir au contraire un tremplin  pour une montée vers Dieu et une source de vie pour l'entourage.

Zélie est née dans une famille de 3 enfants dont le père est gendarme.

Jeune fille, Zélie est refusée au noviciat des sœurs de St Vincent de Paul.

A 26 ans elle rencontre sur un pont Louis Martin et elle entend au fond de son cœur ces paroles : "Voici celui que Dieu a préparé pour toi ".

Le mariage est vite organisé.

Zélie devient mère de 9 enfants mais 4 meurent en bas âge : Joseph Louis, Joseph Jean-Baptiste, Marie Mélanie Thérèse et une petite Hélène qui meurt à 6 ans. 

5 filles vont lui rester : Marie, Pauline, Léonie, Céline et la petite Thérèse.

Zélie meurt à 45 ans d'un cancer du sein le 28 août 1877.   
                           
Zélie a écrit : "Quand nous avons eu nos enfants, nous ne vivions plus que pour eux ; c'était tout notre bonheur et nous ne l'avons jamais trouvé qu'en eux … je désirais en avoir beaucoup afin de les élever pour le ciel".

Canonisés le 18 octobre 2015 (premier couple de personnes canonisées en tant que couple)

Compléments