JACQUES BERTHIEU

                                             

     Fête le 4 février

Né à Polminhac, dans le Cantal, Jacques est le 2ème d'une famille d'agriculteurs de 7 enfants.

Ordonné prêtre à 25 ans, il entre 10 ans après chez les Jésuites.

Il est envoyé comme missionnaire à l'île Marie puis à Madagascar.

Il consacre beaucoup de temps à la formation des catéchistes, lutte contre les foyers irréguliers, insistant sur l'unité et l'indissolubilité du mariage.

Il développe aussi l'agriculture et soigne les lépreux.

Lors d'un soulèvement, privé de la protection d'un colonel français à qui le Père avait reproché sa conduite envers les femmes indigènes, il est pris par les rebelles.

Il reçoit un coup de hache sur le front et des chrétiens divorcés se vengent des reproches du père Jacques en l'insultant et en le frappant.

Sur le chemin qui le conduit au chef de l'insurrection, il tombe épuisé, ne cessant de prier pour ses bourreaux qu'il appelle « mes enfants ».

Pressé de rejeter sa religion, et sur son refus, il est alors fusillé.

A sa mort, plusieurs de ses agresseurs adhèrent au message de l'Evangile et reçoivent le baptême.

Jacques Berthieu est le 1er  martyr et le 1er saint de l'île de Madagascar.

Le 19 décembre 2011, le pape Benoît XVI a a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle
attribué à l'intercession de Jacques Berthieu

Le miracle qui a conduit à cette décision est décrit par le Postulateur de la cause :
« Jean François Régis Randriamiadana, âgé de 54 ans, victime d'une intoxication à l'occasion d'un repas de noces en 1990, souffrait de xérostomie (arrêt de la sécrétion salivaire), et d'une grave détérioration de son état général.
La maladie se développait rapidement.
En l'absence de toute assistance médicale ou de thérapie appropriée, le pronostic était que le malade mourrait à brève échéance.
Dans cette situation très grave, ses proches commencèrent à invoquer l'intercession du Bienheureux Jacques Berthieu et à donner en même temps ses « reliques » au malade : l'eau de Jacques Berthieu, tirée du fleuve Mananara, avec des feuilles d'angavodiana, tout cela pris de l'endroit où fut vu pour la dernière fois le corps du missionnaire assassiné, béatifié par Paul VI en 1965.
La guérison se produisit de manière radicale et soudaine : le malade en peu de jours put se nourrir régulièrement et reprit ses forces physiques et sa vie ordinaire » (source : Jésuites dans le monde )

  canonisé le 21 octobre 2012, à l’occasion de la journée mondiale des missions.