ANNE de GUIGNE

Née à Annecy-le-Vieux, au château de La Cour, Anne est l'aînée d'une famille de 4 enfants.

Jusqu'à 4 ans, c'est une petite fille difficile à vivre, jalouse, audacieuse et entreprenante à l'excès, parfois même méchante.

La première guerre mondiale est là, Anne voit son papa revenir plusieurs fois blessé et elle commence à faire de petits sacrifices pour atténuer le chagrin de sa mère déchirée par les départs successifs du chef de famille.

Anne n'a que 4 ans et 3 mois quand le père meurt saintement au champ d'honneur.
Devant la douleur de sa maman chérie, Anne veut la consoler de son mieux.
Celle-ci lui répond : "Si tu veux me consoler, il faut être bonne ".

Commence alors pour Anne une vie donnée à  "son cher Petit Jésus ".

Elle offre ses petites maladies, ses maux de tête prolongés, son travail d'écolière, ses jeux d'enfants, ses actes d'obéissance, toute sa vie à celui qu'elle aime passionnément et qui la remplit de force dans l'Eucharistie.
Sa tendresse pour sa maman, son frère et ses deux petites sœurs se fait de plus en plus grande.

Quand les cloches sonnent pour annoncer la fin de la guerre, Anne se jette en pleurant dans les bras de sa mère et lui dit :
" Ne pleurez plus, papa chéri est au ciel, heureux pour toujours. Il nous voit, il nous aime ; et puis un jour nous irons avec lui ".

Née dans un milieu privilégié où foi et charité se mêlent à une éducation solide, Anne a su de son côté répondre pleinement aux desseins de Dieu par une lutte quotidienne.

Ce ne fut pas sans difficultés. Ne disait-elle pas un jour à son frère Jacques :
" Tu crois que c'est amusant de ne pas faire ce que l'on veut ! ".

Elle meurt au milieu des siens à l'âge de 10 ans, d'une méningite.

" Pourvu que le Bon Jésus soit content ", disait-elle souvent. Ces mots résument toute son existence.

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