dimanche 10 mai 2009

Bx DANIEL BROTTIER 1878-1936

                                                                  DANIEL BROTTIER

        Fête le 28 février

Né à la Ferté Saint Cyr, dans le Loir et Cher, Daniel est issu d'une famille profondément chrétienne.

A 13 ans, à la suite d'une maladie, un mal de tête se déclare qui ne le quittera plus jamais.

Prêtre, il exerce trois ans les fonctions de professeur et entre ensuite dans la Congrégation missionnaire des Pères du Saint Esprit.

Envoyé au Sénégal, il organise des œuvres de jeunesse et lance un bulletin paroissial .

Il s'intéresse à la botanique, greffe des mangues (il laisse son nom à la mangue Brottier), des roses dont la vente lui permet de soutenir ses œuvres.

Il prend des photos dont il fait faire des cartes postales.

Epuisé, il doit rentrer en France. II récolte alors des fonds pour pouvoir construire une cathédrale à Dakar.

En 1914, il obtient que soit organisé un corps d'aumôniers destiné à vivre la vie des soldats, à les soutenir et à les soigner sur le champ de bataille.

Pendant quatre ans, il est en première ligne au milieu des pires dangers pour être là où se trouvent des hommes qui souffrent et qui meurent.

Il revient indemne de la guerre, protégé par la petite Thérèse de Lisieux (l'évêque de Dakar, Mgr Jalabert,  priait tous les jours devant une image de Thérèse et du père Brottier pour qu'il revienne indemne de la guerre).

En 1917, il jette les bases de l'Union Nationale des combattants, avec comme devise : «Unis comme au front», prolongeant ainsi "la fraternité née dans le dépouillement des tranchées et le don héroïque de soi" selon l'expression de Jean Paul II.

En 1922, il se consacre à l'œuvre des orphelins apprentis d'Auteuil, fondée en 1856 par l'abbé Roussel.

Il donne alors toute sa mesure de dévouement, d'initiatives diverses et originales, toutes d'une efficacité merveilleuse.

Pour ses enfants abandonnés qu'il met sous la protection de la petite Thérèse, il définit ainsi son objectif : " Un toit, du pain, un métier, beaucoup d'amour".

Des dizaines de milliers d'orphelins lui doivent un métier et d'êtres devenus des hommes.

Le 2 février 1936, épuisé, il ne peut être au Sénégal pour la dédicace de la cathédrale de Dakar. Il meurt quelques jours après.

Une anecdote :

" Parfois, quand le Ciel semble sourd à nos prières, on se demande si les saints n'ont pas perdu la mémoire ! " remarque quelqu'un devant le Père Brottier, celui-ci lui répond :

" Bien au contraire, ils connaissent nos besoins mieux que nous ne les connaissons nous-mêmes.
Croyez-moi, ce sont les morts qui mènent les vivants !  Nous croyons nous conduire tout seuls ;
en réalité, nous sommes menés par toute cette foule d'intercesseurs et d'amis que nous avons au Ciel
Personnellement, je leur ai toujours confié la réussite de mes affaires
".

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Bx MARCEL CALLO 1921-1945

 

MARCEL CALLO

                    

Fête le 19 Mars

Né à Rennes, Marcel est l'un des 9 enfants d'une famille dont la mère est employée de maison et le père ouvrier d'usine.

Devenu scout de France, Marcel est très attaché à ce mouvement et se sent déchiré quand il le quitte pour s'engager dans la J.O.C., afin d'être plus directement au service de la classe ouvrière.
Apprenti typographe, il est un excellent compagnon et devient par la suite un bon ouvrier.

En 1943, lors des bombardements de l'aviation alliée sur la gare de Rennes, trois cent personnes sont tuées et Marcel retire des décombres le corps de sa sœur.

La veille des obsèques, il reçoit un ordre de réquisition pour le service du travail obligatoire (S.T.O.).

Il quitte alors avec déchirement sa famille et celle qui est devenue sa fiancée et part « comme missionnaire », selon sa propre expression.

En Allemagne, il est envoyé au camp de Zella Mehlis.

Il y connaît d'abord découragement et détresse mais il se ressaisit et organise la J.O.C au camp.

La Gestapo l'arrête avec ses camarades parce que considéré « trop catholique ». Lui et ses amis sont jugés et condamnés au camp de la mort.

Marcel est d'abord envoyé à Flossenburg puis transféré au camp de Mauthausen.

Epuisés par les privations, les mauvais traitements, la gangrène, la diarrhée, les ulcères, la tuberculose, des malheureux meurent par centaines.

Marcel écrit à son frère : "Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un seul instant et qui sait me soutenir et me consoler".

Le 19 mars 1945 (jour de la fête de saint Joseph qu'il aime tout particulièrement), dévoré par la dysenterie, Marcel se traîne vers la fosse qui sert de latrine et, cramponné à la barre, à bout de force, il tombe dans le magma.
Le Colonel Tibodo, compagnon de misère, l'arrache à la fosse et le porte à l'infirmerie du camp où il meurt quelques instants après.

La devise de Marcel était : « Fidèle à mon Dieu, à ma fiancée, à ma patrie ».

Les sept compagnons de Marcel dont le procès de béatification est ouvert sont :
Jean Tinturier, Roger Vallée, son frère André, Louis Pourtois, Henri Marranes, Camille Millet, Marcel Carrier.

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Vble MARTHE ROBIN 1902-1981

 

 

MARTHE ROBIN


Née près de Châteauneuf de Galaure, Marthe est la 6ème  enfant d'une modeste famille de paysans.

A 18 ans, elle fait une chute dans la cuisine et reste immobilisée dans son lit jusqu'en 1921.
Pendant 10 ans, elle connaît espoir et découragement, angoisse et révolte. Mais elle continue toujours à se tourner vers Dieu.

Au mois d'octobre 1930, elle reçoit les stigmates de Notre Seigneur.
Quelques années après, elle offre ses yeux pour le salut de la France et du monde et devient aveugle.

En 1936, elle demande au père Finet, « de la part de Dieu », la fondation d'un premier foyer de charité, oasis de lumière, de charité et d'amour pour toutes les âmes de bonne volonté, anxieuses ou découragées, pour les pécheurs endurcis et sceptiques.

Jusqu'à la fin de sa vie, Marthe reste unie à la passion du Christ, totalement livrée à sa volonté.
Sa relation avec la Vierge Marie et  son abandon entre ses mains permet à Marthe de puiser la force et la patience dont elle a besoin.

C'est auprès de son petit lit d'infirme que des milliers de personnes viennent retrouver force et courage pour continuer leur route.

Elle meurt le vendredi 6 février 1981.

Elle aime dire : " Pour être saint, il faut aimer, aimer, aimer."

Décret sur l'héroïcité des vertus : 8 novembre 2014

Les Foyers de Charité qu'elle a fondés sont répandus dans le monde entier.

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TOUSSAINT

TOUSSAINT

 

Si l'Église propose quelques saints en modèles, i1 y a aussi l'immense foule des saints cachés et anonymes que nul de peut dénombrer et qui nous attendent au ciel avec, parmi eux, des parents, des amis, des voisins qui nous sont chers.

« Les saints sont demeurés les plus humains des hommes, mais la lumière du Christ a pénétré toute leur humanité.

Ce sont les saints que l'Église béatifie et canonise, mais aussi tous les saints cachés et anonymes : ils sauvent l'Église de la médiocrité, ils la réforment du dedans et ils l'entraînent vers ce qu'elle doit être.

Chers amis, par les saints, Dieu vous fait signe. Vous êtes tous appelés, vous aussi, à la sainteté
».

                                     

           (Paroles de Jean-Paul II aux jeunes à Lyon, en 1986)

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jeudi 14 mai 2009

Tous appelés à la sainteté

LE PROJET DE DIEU POUR CHACUN DE NOUS : 
C'EST LA SAINTETÉ !

Dieu seul est Saint, mais il veut nous faire participer à sa sainteté.
Déjà dans l'ancien testament, dans le Lévitique par exemple, nous trouvons  cet appel :
" Soyez saints, car moi Yahvé, je suis Saint ".

Dans l'Évangile , dans Mathieu 5, Jésus nous invite à la perfection :
" Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait ".

Et saint Paul, dans son épître à Timothée , rajoute :
" La volonté de Dieu, c'est votre sanctification ".

Au 16-17ème siècle, François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Église, met la sainteté à la portée de tous.
Dans son " Traité de la vie dévote", qu'il adresse à tous les laïcs et à toute âme qui veut aimer Dieu, il enseigne que c'est au quotidien, dans les petites choses vécues avec amour, que se joue l'essentiel d'une vie. Il écrit :
" Ces petites charités quotidiennes, ce mal de tête, ce mal de dent, cette bizarrerie du mari ou de l'épouse, ce verre brisé, ce mépris ou cette moue, cette perte de gants, bref, toutes ces petites souffrances, étant acceptées avec amour, touchent la bonté divine, laquelle pour un seul verre d'eau a promis la mer de toute félicité à ses fidèles ".

Plus loin il écrit encore :
" la sainteté réside dans la promptitude de la charité … elle ne saurait donc être réservée aux prêtres et aux religieux, mais elle concerne également " la compagnie des soldats, la boutique des artisans, la cour des princes, le ménage des gens mariés".

Au 19-20ème siècle, à la suite de François de Sales, le Père Crozier, prêtre à Lyon, actualise la doctrine de l'évêque de Genève.
Il nous dit :
" Nous n'avons pas à nous singulariser par l'extérieur. Il nous faut vivre simplement sans chercher l'extraordinaire, sinon dans l'ordre de l'amour ".
Et en précurseur qu'il est, il voit pour plus tard :
" Une France et un monde couverts de petites familles sacerdotales et laïques, insérées au cœur des réalités humaines comme un levain dans la pâte ".

Dans les années trente, José-Maria  Escriva de Balaguer, prêtre fondateur de l'Opus Dei, canonisé par Jean Paul II, prône une spiritualité de la sainteté pour chaque homme dans le devoir d'état de chaque jour :
" Tous appelés à la sainteté, tous ! Tous sont égaux devant la nécessité de répondre, selon leur voie, à l'invitation du maître ! ".
Plus tard revenant sur ces années là, le père José-Maria dira :
" A l'époque, c'était une folie de prétendre que l'on peut et que l'on doit être saint au milieu de la rue !
Que peuvent et doivent être saints celui qui vend des glaces dans une petite voiture, l'employé qui passe son temps à la cuisine, le directeur d'une banque, le professeur d'université, et celui qui travaille dans la campagne, et celui qui charge les valises sur ses épaules.
Ils sont tous appelés à la sainteté ".

Plus près de nous, le Concile Vatican II consacre un chapitre entier, le chapitre 5 de Lumen Gentium, à cet appel à la sainteté:
"  Tous les fidèles sont invités et obligés à poursuivre la sainteté et la perfection de leur état ".

Le pape Jean Paul II a beaucoup insisté sur cette vocation à la sainteté. En voici quelques exemples :

Au cours de son voyage en France en 1986 :
" Puissiez-vous avoir compris ces jours-ci que la sainteté n'est pas un privilège de quelques-uns, que la douceur évangélique n'est pas une faiblesse … c'est un amour fort, de la force de Dieu, qui change le cours d'une vie, qui soulève la torpeur de la société ".

Et dans sa lettre apostolique " au début du nouveau millénaire ", il  n'hésite pas à dire :
" la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement  pastoral, est celle de la sainteté ".

Il précise encore :
" Il ne faut pas se méprendre sur cet idéal de perfection comme s'il supposait une sorte de vie extraordinaire que seuls quelques génies de la sainteté pourraient pratiquer.
Les voies de  la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun.
Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce haut degré de la vie chrétienne ordinaire.
Il est toutefois évident que les parcours de la sainteté sont personnels et qu'ils exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui soit capable de s'adapter au rythme des personnes ".

Quant à notre pape Benoît XVI il affirme :
"On pense parfois que la sainteté est une condition privilégiée réservée à quelques élus. En réalité, devenir saint est la tâche de chaque chrétien, et nous pourrions dire de chaque homme!".

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mercredi 27 mai 2009

Extraits du livre d'or

  • Quelle merveilleuse évangélisation cette ronde de tous nos saints de France.
  • Ce travail nous a d’autant plus touchées, qu’il nous a permis de comprendre que ce chemin est accessible… soyez assurés que nous ne sommes pas prêtes d’oublier cette visite.
  • Ça donne envie d’aimer, d’aimer encore davantage, de mieux aimer.
  • Remarquable travail tant pédagogique qu’artistique.
  • Merci ! On reste sans parole après une telle rencontre. Une véritable catéchèse, pleine de fraîcheur … un véritable témoignage de foi qui montre que la France est une terre de saints qui ont marqué son histoire, qui ont façonné sa culture, son éducation, sa solidarité. Merci.
  • Un témoignage de foi inhabituel pour petits et grands qui fait penser au travail pédagogique des miniaturistes, enlumineurs et « vitraillistes » médiévaux.

  • Ces nombreux saints connus et inconnus me disent Dieu. Avec eux, à travers eux, je suis invité, provoqué à un amour toujours plus grand pour le Seigneur et mes frères.

  • Bravo pour ces médaillons qui sont autant d’étoiles rayonnantes de l’amour de Dieu pour nous tous.

  • Dans une ambiance apaisante qui appelle à l’intériorité, on se prend de curiosité pour les saints de l’Eglise, merci.

  • Exposition hors du commun qui nous invite à méditer sur la vie des saints et sur la portion de sainteté qui réside dans le cœur humain.

  • Çà donne envie de devenir des saints, c’est très cool, merci beaucoup.

  • Deux chrétiens de chez nous, conscients de ce trésor spirituel représenté par les saints, ont choisi d’annoncer l’Evangile en leur consacrant une passionnante exposition.
                                           Mgr Gaidon, évêque émérite de Cahors

  • Rencontre inattendue. Quel travail de recherche et d’expression ! Belle inspiration et beaucoup d’originalité.

  • Merveilleuse œuvre, Source de grandes réflexions.

  • Beaucoup d’originalité dans cette exposition très minutieuse et très documentée.

  • Une exposition, une œuvre bouleversante. Nous en sortons avec une confiance renforcée dans l’action divine au travers de destinées humaines au service des autres.

  • Les médaillons nous font connaître Jésus, aimer Jésus. Cela m’a fait du bien de les regarder, de les contempler, de contempler Jésus à travers ses saints. Ils révèlent comment Jésus est présent à notre monde.
                                           Jean Vanier, fondateur de l’Arche

  • Merci à Jean et Lucienne de nous offrir ce beau voyage  à l’intérieur de la sainteté. Entourés, accompagnés par tous ces témoins lumineux, nous sommes entraînés à la rencontre du Dieu Vivant pour vivre en Lui, le bonheur sans fin. Osons la sainteté aujourd’hui, elle est un trésor de grâce, de vie et de paix pour toute l’humanité.
                                            Mgr Turini, évêque de Cahors

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