mardi 2 juin 2009

Seul l'amour compte

LA SAINTETE POUR  CHACUN DE NOUS, C'EST POSSIBLE CAR C'EST L'AMOUR SEUL QUI COMPTE ! 

Dans l'ancien testament Dieu, à travers son prophète Osée, le prophète de la tendresse, nous dit : " C'est l'amour que je veux, et non les sacrifices" ;

Demande qui est reprise par Jésus lui-même, dans Mathieu 9, quand les pharisiens lui reprochent de manger avec les pécheurs. Il répond :
" ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre le sens de cette parole : "c'est la miséricorde que je désire et non le sacrifice ".
Jésus
dit encore, dans Mathieu 25 :
" ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites ". Il illustre magnifiquement cette réalité par ces paroles qui nous parlent tant : " j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger et vous m'avez accueilli ; j'étais nu et vous m'avez vêtu ; j'étais malade et vous m'avez visité ; j'étais prisonnier et vous êtes venu me voir ".

Saint Jean, dans sa première épître, au chapitre 4, nous dit clairement :
" Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne saurait aimer Dieu qu'il ne voit pas ".

Thérèse de l'enfant Jésus, dans son Carmel, ressent comme une sorte de manque. Elle veut être à la fois carmélite, missionnaire, apôtre, docteur, martyr. Elle se demande : " comment allier tous ces contrastes ", selon sa propre expression. C'est alors qu'elle trouve la clé qui va désormais embraser toute sa vie. Ecoutons-la :
" La charité me donna la clé.
Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations
Je compris que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux.
Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée :
O Jésus, ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour.
Dans le cœur de l'Eglise, ma mère, je serai l'amour, ainsi je serai tout, ainsi mon rêve sera réalisé ".

Et peu de temps avant sa mort, dans ses derniers entretiens, elle écrira en juillet 1897 : " C'est l'amour seul qui compte ! "

Quant à Charles de Foucauld, il affirme : " Il est impossible de plaire à Dieu si l'on manque d'amour pour un seul homme ".

Plus près de nous encore, Raoul Follereau, décédé en 1977, l'apôtre des lépreux, lors de sa première conférence, il a alors 20 ans, lance à son auditoire :
" Le cœur, c'est la clé du ciel, c'est la grande force de l'univers, la seule invincible, la seule créatrice ; aimons-nous, tout est là ! " .
Parole qu'il illustrera par toute sa vie au service des lépreux aidé de son épouse Madeleine.
Tous ses écrits sont un vibrant appel à l'amour.
Laissons pénétrer en nous quelques-unes de ses paroles :
- " Je crois à l'avènement, au règne libre et victorieux de l'amour ; Ce qu'il faut, ce qui résoudra tout, c'est de s'aimer ".   
- " Le bien est aussi contagieux et plus rayonnant que le mal. Organisons l'épidémie de la charité ".
- " Sans l'amour il n'y a pas de génuflexions, de cloches ou de carême qui tienne : si vous n'aimez pas, vous n'êtes pas chrétien ". 
- " Croyez en la bonté du monde. Il y a dans le cœur de chaque homme des trésors prodigieux d'amour, à vous de les faire surgir ".

 

 

 

 

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mardi 9 juin 2009

LA CONFIANCE EST LA CLÉ DE LA SAINTETÉ

S’il est vrai que le projet de Dieu pour chacun de nous est la sainteté et que cette sainteté consiste avant tout à vivre dans l’amour, nous percevons bien notre incapacité à atteindre cette qualité d’amour qu’ont les saints.

Comme nous, la petite Thérèse de l’Enfant Jésus a fait cette constatation :

« J’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! J’ai toujours constatée lorsque je me suis comparée aux saints qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ;
au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ;
me grandir, c’est impossible, je dois donc me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien  droite, bien courte (…) ».
Elle trouve la réponse dans les Ecritures :
« Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi » (Pr 9,4).
Elle découvre alors sa petite voie de l’Enfance Spirituelle : la confiance des touts petits.
Écoutons-la : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’amour ».
Et elle définit ainsi la sainteté :
« La sainteté consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père ».
Elle a la conviction que cette voie est offerte à chacun d’entre nous :
« Je sens que si par impossible, Ô Jésus, tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s’abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie ».
Thérèse arrive ainsi en peu de temps à un haut degré d’amour et de sainteté.
Elle est appelée la sainte de la confiance.

Léon Bloy, l’écrivain mystique et père de famille, a bien raison de s’exclamer :
« La sainteté n’est pas une chose si compliquée. C’est tout simplement une immense confiance en Dieu ».

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C'EST DANS LES PETITES CHOSES VÉCUES AVEC AMOUR QUE SE RÉALISE AVANT TOUT LA SAINTETÉ

Jean Vanier, philosophe et fondateur des communautés de l'Arche qui accueillent des personnes souffrant d'un handicap mental, nous parle de l'importance de la vie toute ordinaire, et s'appuie sur l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth :
" L'amour, ce n'est pas de faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. Je trouve merveilleux que Jésus ait vécu pendant 30 ans une vie cachée à Nazareth avec Marie sa mère et Joseph. Il a vécu humblement la famille et la vie communautaire, il a travaillé le bois, il a vécu le petit quotidien de chaque jour au sein de sa communauté de Nazareth ".

De même, le pape Jean XXIII, qui est à l'origine du concile Vatican II et qui a été béatifié à l'automne 2000, voulant devenir un saint, écrit, alors qu'il a juste 20 ans :
" Je dois veiller avec soin aux plus petites occasions, et faire tout ce que je fais avec une délicatesse extrême.
La sainteté des saints ne se fonde pas sur des faits retentissants mais sur des petits riens qui, aux yeux du monde, paraissent insignifiants.
Les 30 premières années de la vie de Jésus m'offrent à cet égard un enseignement plein d'exemples lumineux
".

Dans l'ancien testament, au Deutéronome chapitre 30, Dieu dit en parlant de la loi d'amour qu'Il donne aux hommes :
" Cette loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-delà de tes moyens, ni hors de ton atteinte…la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique ".

Et le prophète Michée, au chapitre 6, rappelle :
" On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé ton Dieu réclame de toi : rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu ".
   
Dans l'Évangile, Jésus reprend, dans Mathieu 7 :
" Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites le vous-même pour eux : voilà la loi et les prophètes ".
Et plus loin, au chapitre 25, dans la parabole des talents, Jésus précise que l'accomplissement de cette loi d'amour est à notre portée et qu'elle se vit avant tout dans les petites choses ; au serviteur fidèle Il dit :
" Tu as été fidèle dans les petites choses, Je t'en confierai de plus grandes, entre dans la joie de ton Seigneur ".

L'écrivain Claire Booth Luce, dans " Les saints que nous aimons " note : " Les vies de la quasi-totalité d'entre nous ne sont-elles pas faites de petites choses ? Mais pour la plupart, une douzaine d'ennuis, d'agacements, d'inquiétudes, de déceptions et de fatigues subies chaque jour, aboutissent aux aspirines, aux cocktails, aux ulcères, aux maladies, aux dépressions nerveuses, ou même au suicide. Thérèse de Lisieux les fit aboutir à la sainteté ".

Regardons en effet la petite Thérèse dans son Carmel. Au lavoir, une religieuse lui envoie régulièrement des gouttes d'eau sale. Au lieu d'en être agacée, elle décide que ces petites gouttes d'eau sale se transforment en roses qu'elle offre à Jésus pour les pécheurs.
Dans l'allée du couvent, une religieuse rencontre Thérèse, bien fatiguée. Elle lui dit : " cette promenade vous épuise ". Thérèse répond, déjà très malade : " c'est vrai, mais savez-vous ce qui me donne des forces ? Je marche pour un missionnaire ! Pour diminuer ses fatigues, j'offre les miennes au Bon Dieu ".
Rappelons que la petite Thérèse est celle qui a dit : " Je n'ai jamais fait de pénitences … simplement retenir une parole de réplique, rendre de petits services sans le faire valoir, voilà mes petits sacrifices ".

Tournons aussi nos regards vers Bénilde Romançon, frère des Écoles Chrétiennes au 19 ème siècle, dans la Haute Loire. Sa vie d'instituteur et de directeur d'école se passe à aider les enfants, surtout les plus faibles et les plus pauvres, à devenir des hommes. Parlant du terrible quotidien assuré par le frère Bénilde, le pape Pie XI dit de lui lors de sa canonisation : " La sainteté ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais des choses communes d'une manière non commune ".

Citons encore le frère carme Laurent de la Résurrection, cuisinier de sa communauté, au 17 ème siècle à Paris. Il écrit : " il n'est pas nécessaire d'avoir de grandes choses à faire. Je retourne ma petite omelette dans ma poêle pour l'Amour de Dieu … on cherche des méthodes pour apprendre à aimer Dieu. N'est-il pas bien plus court et bien plus droit de tout faire pour l'Amour de Dieu, de se servir de toutes les œuvres de son état pour entretenir sa présence en nous par ce commerce de notre cœur avec Lui ? "

 

 

 

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