jeudi 3 décembre 2009

Soyons remplis d'espérance

SOYONS REMPLIS D'ESPERANCE : DIEU VEUT FAIRE DE NOUS DES SAINTS  MALGRE NOS ECHECS, NOS CHUTES ET NOTRE MEDIOCRITE 

Dans son livre "Soyez heureux ", le cardinal Lustiger nous dit :
" On estime que la sainteté n'est pas à la portée des gens ordinaires. Alors, on se résigne à la médiocrité … On a fait l'expérience parfois désespérante de sa faiblesse, de son péché, de son incapacité à tenir même les décisions les plus simples. On se juge indigne de l'appel à la sainteté qu'on a perçu et on le range parmi les illusions perdues de la jeunesse ou d'une période de ferveur. On se résigne au sommeil spirituel. Parce qu'on ne parvient pas à rester fidèle à la prière, on ne prie plus. Parce qu'on ne réussit pas à observer tel commandement de Dieu, on y renonce complètement. Parce qu'on n'arrive pas à se corriger de tel défaut, on cesse de vouloir en être délivré et de le demander à Dieu. Bref, parce qu'on ne correspond pas à l'image que l'on s'est faite de la perfection, on capitule devant l'appel à la sainteté ".

En effet, le catéchisme de l'Eglise Catholique, confirme : " Lorsque Dieu se révèle et appelle l'homme, celui-ci ne peut répondre pleinement à l'amour divin par ses propres forces." Cependant : " Il doit espérer que Dieu lui donnera de l'aimer et d'agir conformément aux commandements de la charité. L'espérance est l'attente confiante de la bénédiction divine et de la vision bienheureuse  de Dieu."

Il ajoute aussi :

" L'espérance chrétienne reprend et accomplit l'espérance du peuple de l'alliance qui trouve son origine et son modèle dans l'espérance d'Abraham comblé dans sa vieillesse en Isaac des promesses de Dieu … " Il rappelle alors les paroles de Saint Paul dans l'épître aux Romains : espérant contre toute espérance, Abraham crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples ".

Les auteurs spirituels insistent sur l'importance de l'espérance face à notre incapacité à répondre à l'amour de Dieu. 
Le Père Chevignard, dominicain, écrit : " Notre vraie richesse est dans l'amour gratuit de Dieu pour nous. Pour le recevoir, il faut commencer à ne plus mettre son trésor dans sa force à soi ; en ce sens, on peut dire que la vertu propre du pauvre évangélique, c'est l'espérance. Il apprend à attendre tout de Dieu.

André Daigneault prêtre canadien, dans son livre "le chemin de l'imperfection " reprend : " Il ne faut pas perdre l'espérance, car l'heure de la détresse est souvent l'heure de Dieu …Il faut s'avouer faible et impuissant et s'offrir ainsi: " ce qui est faible, voilà ce que Dieu choisit", dira Saint Paul."
Et dans son livre " Le Bon larron" il ajoute : "Le Bon Larron n'a espéré que la grâce de Dieu, lui qui n'avait rien de valable à présenter au Sauveur : il ne pouvait que tout recevoir de la croix de Jésus. La "petite voie" de la pauvreté spirituelle du Bon Larron doit faire de nous ces mendiants qui, n'ayant rien attendent tout de la pure générosité du Christ rédempteur, notre unique espérance." 

Et André Manaranche, jésuite, constate : " Alors même que, dans la société et dans les cœurs, certaines courbes semblent désastreuses, certains déterminismes invincibles, certaines issues fatales, certaines blessures inguérissables, certaines prisons sans porte de sortie, n'oublions jamais l'inattendu de Dieu. (…)  Notre époque aura de plus en plus besoin de saints qui sont sortis de la perdition, pour encourager non la perdition mais l'espérance et pour provoquer le sursaut spirituel."

Bien des saints nous encouragent à garder l'espérance envers et contre tout :

Charles de Foucauld remarque : " On représente l'espérance par une ancre : oui, quelle ancre solide, … vous me défendez de me dire, à la vue de mes fautes toujours renouvelées : "Je ne pourrai jamais me corriger ; la sainteté n'est pas faite pour moi ; … Je dois avoir une telle confiance en votre amour, que bien qu'ingrat, j'espère toujours en lui.

Claude de la Colombière, jésuite du 17 ème siècle écrit : " Nulle faute quelque honteuse qu'elle soit et quelque criminelle qu'elle puisse être, ne doit porter un pécheur au découragement. Je pourrais tout perdre plutôt que l'espérance que j'ai en la miséricorde de Dieu. "

Comme la petite Thérèse, Elisabeth de la Trinité note : " Il me semble que l'âme la plus faible, même la plus coupable est celle qui a le plus lieu d'espérer, et cet acte qu'elle fait pour s'oublier et se jeter dans les bras de Dieu le glorifie et lui donne plus de joies que tous les retours sur elle-même."

Quant au  Père Marie Eugène, carme du 20 ème siècle, fondateur de Notre Dame de Vie, il va  jusqu'à dire : " L'état de sainteté la plus haute se confond presque avec l'état de pécheur qui n'a plus rien et qui n'a plus comme ressource que son espoir en la miséricorde de Dieu ".

Dans son livre entièrement  consacré à l'espérance : "le porche du mystère de la deuxième vertu", le poète  écrivain  Charles Péguy, note :
" La foi croit ce qui est. La charité aime ce qui est. L'espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera … Au milieu entre ses deux grandes sœurs, (la foi et la charité) elle a l'air de se laisser traîner comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher et qu'on traînerait sur la route malgré elle. Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher tout le monde. Et qui le traîne."
Un peu plus loin, le poète inspiré, reprenant les paraboles de l'Enfant Prodigue et de la brebis perdue, s'émerveille de l'espérance de Dieu lui-même à notre égard : " Le pécheur, il y a un jour où Dieu l'a aimé en espérance (…) Dieu a espéré, a attendu de lui. Dieu, qui est tout, a eu quelque chose à espérer de lui, de ce pécheur. De ce rien. De nous. "   

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dimanche 6 décembre 2009

Joie et sainteté

      « Le vrai secret de la joie chrétienne est l’amour miséricordieux du Père » nous dit Benoît XVI.

      Et cette joie peut cohabiter avec la souffrance nous explique saint Jean Paul II :
« Savoir que Dieu n’est pas loin mais proche, qu’il n’est pas indifférent mais plein de compassion, qu’il n’est pas étranger mais Père miséricordieux qui nous suit avec amour en respectant notre liberté : tout cela est le motif d’une joie profonde que les diverses péripéties de la vie quotidienne ne peuvent entamer.
La joie chrétienne a une caractéristique unique, celle de pouvoir cohabiter avec la souffrance, car elle est entièrement fondée sur l’amour.
En effet, le Seigneur qui nous « est proche », au point de se faire homme, vient transmettre sa joie, la joie d’aimer.
C’est le seul moyen de comprendre la joie sereine des martyrs y compris au cœur de l’épreuve, ou le sourire des saints de la charité face à celui qui souffre : un sourire qui n’offense pas mais qui console
» (14-11-2003).

     Jacques Lebreton perd accidentellement l'usage de ses mains et de ses yeux à 20 ans. Rappelons son témoignage sur la cohabitation de la souffrance et de la joie : «  J'ai montré mes moignons à Dieu et j'ai hurlé : " Si tu es bon, montre-le ! … Il a dit en moi : " Je suis là Jacques, Je suis en toi un Dieu aveugle et sans mains ". J'ai pleuré de joie sur mon lit d'hôpital … La joie des infirmes est la plus belle preuve de l'existence de Dieu ».

      Dans l'Evangile, dans Jean chapitre 15, Jésus donne ses derniers conseils à ses disciples avant d'offrir sa vie :
" Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour … Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés ".

      Quant à Paul VI, il insiste sur le fait que cette joie chrétienne ne nous coupe pas du monde bien au contraire :
" La joie chrétienne suppose un être capable de joies naturelles : apprendre à goûter simplement les multiples joies humaines que le Créateur met sur nos chemins.
Joie exaltante de l'existence et de la vie, joie pacifiante de la nature et du silence, joie de l'amour chaste et sanctifié, joie austère du travail soigné, joie transparente de la pureté, du sourire, du partage
".

      Cette joie chrétienne résulte de l’amour, c'est-à-dire du  don de soi. De nombreux non chrétiens ont expérimenté cette joie. Ecoutons le poète hindou Rabîndranâth Tagore :
      " Je dormais et je rêvais que la vie était joie.
        Je me réveillais et je vis que la vie était service.
        Je servis et je vis que le service était joie ".

LA JOIE : SIGNE DE SAINTETÉ

      Le philosophe  Nietzsche n’avait-il pas raison de s’exclamer : " Je croirai aux chrétiens quand ils auront des airs de sauvés ".

     Rappelons le célèbre mot de François de Sales : " Un saint triste est un triste saint ".

     Dans le Psaume 5, le psalmiste s'écrie :
" Joie pour tous ceux que Tu abrites, réjouissance à jamais, Tu les protèges, en Toi exultent ceux qui aiment Ton Nom ".

     Mère Teresa remarque : «La joie est un signe de l’union à Dieu»

    Le vrai saint est celui qui rayonne la joie et qui en vit, Marie en est le modèle :
« Proche du Christ, Marie récapitule en elle toutes les joies, elle vit la joie parfaite promise par le Christ à l’Eglise. Elle est la Mère pleine de sainte joie » (Paul VI).

    Dans son livre « N’ayez pas peur de vivre dans la joie » l’abbé Thierry Lelièvre nous invite à réfléchir à la manière dont Marie vivait cette joie :
« Tout en connaissant sa mission, Marie n’habite pas les hauts cartiers, mais le domicile des pauvres gens.
Les voisines ne se sont pas rendu compte du mystère caché de sa vie, aux apparences aussi terre à terre.
Elle nous enseigne à recevoir la vie quotidienne comme le chantier où se construit notre salut.
Elle nous montre la joie dans les signes de la présence de Dieu, dans la vie normale, à tout instant, en méditant tout cela dans son cœur
».

LA JOIE : CHEMIN DE SAINTETÉ

     Dans le Psaume 32, nous trouvons un vibrant appel à la joie :
" Réjouissez-vous dans le Seigneur, exultez et jubilez, vous les justes, poussez des cris de joie, tous les hommes au cœur droit ! ".

     Le livre de l'Ecclésiastique, au chapitre 30, nous donne l'enseignement suivant :
" Ne livre pas ton âme à la tristesse et ne t'afflige pas toi-même avec tes pensées. La joie du cœur, voilà la vie de l'homme, et l'allégresse de l'homme lui donne de longs jours".

      Et dans l'Epître au Romains au chapitre 12, saint Paul nous dit encore :
" Soyez  joyeux dans l'espérance,  constants dans l'affliction,  assidus dans la prière ".

     L’abbé Thierry Lelièvre, dans le livre cité ci-dessus, nous invite à tout faire pour être joyeux :
« Donner à Dieu la joie de nous voir heureux pour Lui, nous associer à sa joie. Le véritable amour nous conduit à accepter d’être des gens heureux. La religion chrétienne n’est pas la religion du repli sur soi mais de l’ouverture  à Dieu et au prochain, religion ou la tristesse est dépassée et transformée en joie ».

     Séraphin de Sarov, ce prêtre et starets russe du 18-19 ème siècle nous montre la richesse de la gaieté toute simple :
" La gaieté chasse la fatigue, or, de la fatigue, provient le découragement, rien de pire ! … un mot bienveillant, joyeux, encourageant, aide l'esprit de l'homme à se tenir dans la joie devant Dieu ".

     La petite Thérèse écrit : " C'est la pensée d'accomplir la volonté du Seigneur qui fait toute ma joie "

     Et Mère Térésa aime répéter : " La vraie sainteté consiste à accomplir la volonté de Dieu avec le sourire ".

     Marcel Van, religieux vietnamien catholique interné dans un  camp constate :
« Plus j’avance, plus je vois que la sainteté c’est une vie où il faut changer la tristesse en joie ».

     
     Concluons par ces mots de saint Jean Bosco à Dominique Savio, futur jeune saint qui lui demande ce qu'il faut pour devenir saint :
" Il faut beaucoup de courage et être toujours joyeux ".

     Et soyons convaincu que le bonheur est déjà à notre portée sur cette terre, comme le rappelle saint Jean XXIII dans son décalogue :
"Rien qu'aujourd'hui, je serai heureux, dans la certitude d'avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l'autre monde mais également dans celui-ci."

     Ayons donc le profond désir de vivre davantage dans la joie.
Et avec l’aide de Dieu, sachons nous réjouir de la joie des autres, de la sainteté des saints.
Ssoyons contents non de nous-mêmes mais de Dieu, de son Amour pour tout homme.

Ainsi nous nous sentirons de plus en plus proche de  tous ceux qui nous attendent au Ciel.

 

 

 

 

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mercredi 23 décembre 2009

Noël

A NOËL DIEU S'EST FAIT HOMME POUR  NOUS FAIRE PARTICIPER A SA SAINTETÉ

    d_tail_cr_che_chapelle_de_Catus__Lot_  (il est possible de cliquer sur les photos pour les agrandir)

Dans la liturgie des heures, dans l'antienne de l'octave de Noël, nous trouvons ces belles paroles : " O admirable échange ! Le créateur du genre humain, assumant un corps et une âme, a daigné naître d'une Vierge et, devenu homme sans l'intervention de l'homme, il nous a fait don de sa divinité." 

     " Par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni à tout homme ",
nous rappelle le Catéchisme de l'Eglise Catholique.

En cette douce nuit de Noël, Dieu, qui est par nature invisible, est devenu visible à nos yeux, et cela, sous les traits d'un petit enfant, et d'un petit enfant pauvre.

Nous lisons aussi dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique, que " Jésus est né dans l'humilité d'une étable, dans une famille pauvre, de simples bergers sont les premiers témoins de l'événement. C'est dans cette pauvreté que se manifeste la gloire du ciel ".

      Et dans Saint Paul, dans 2 Corinthiens, nous trouvons ces mots : " En se faisant pauvre dans son Incarnation, le Christ nous enrichit par sa pauvreté ".

      Nous trouvons encore dans le Concile Vatican II, dans Gaudium et Spes, ces paroles fortes :
" Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d'homme, Il a pensé avec une intelligence d'homme, Il a agi avec une volonté d'homme, Il a aimé avec un cœur d'homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché ".

      Oui, comme Saint Jean dans son prologue, nous pouvons dire, pleins de reconnaissance, " le Verbe s'est fait chair et Il a demeuré parmi nous ! "P1070910
      

      Les saints ont su percevoir la lumière qui émane du mystère de Noël pour éclairer leur vie :

 

François d'Assise, profondément touché par la richesse de ce mystère, a l'idée de réaliser la première crèche vivante avec un bœuf et un âne, à Greccio, rocher dominant une immense vallée, dans la nuit de Noël 1223. Tous les assistants écoutent François évoquer, au cours de l'office, avec une douceur infinie, la nuit lumineuse de Bethléem. A sa suite, les chrétiens du monde entier aiment représenter des crèches à Noël et  prier devant elles.

 

P1070914Antoine Chevrier, fondateur des prêtres du Prado au 19 ème siècle, décide " de suivre Jésus-Christ de plus près " devant la crèche, un jour de Noël, alors qu'il est déjà prêtre dans la banlieue lyonnaise. Il devient prêtre pauvre parmi les pauvres. On le surnomme le " François d'Assise dans les fumées d'usines ".
Il écrit : " Le Verbe s'est fait chair et Il a demeuré parmi nous : Voilà la plus grande, la plus belle, la plus étonnante et la plus mystérieuse parole de l'Evangile, digne d'être méditée à jamais par tous les hommes, parole qui renferme en abrégé tout l'Evangile et toute notre croyance ".
Un peu plus loin, il écrit aussi : " Jésus vient lui-même afin d'habiter avec nous et d'avoir le temps de nous parler et de nous dire tout ce que le Père veut nous enseigner par Lui ". 

Jean Marie Vianney, curé d'Ars est très sensible à la tendresse de Dieu qui se manifeste dans cette naissance de l'Enfant Jésus : " Le Fils de Dieu, en se faisant homme, veut nous rapprocher grandement de Lui, et nous forcer à l'aimer jusqu'à la tendresse."

 

Charles de Foucauld, ermite au Sahara, béatifié le 13 novembre 2005,  laisse épancher son cœur dans une lettre à sa sœur Marie le 17 décembre 1898 : " Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? J'espère que tu fais à tes enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie. Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Les joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse ".  P1070931

 

Mère Teresa déplore notre indifférence face à la venue de Jésus : " De nos jours, et une fois de plus, Jésus continue de venir parmi les siens et les siens refusent de l'accueillir. Il vient dans les corps mal en point des pauvres. Il vient même à travers les riches étouffés par leurs propres richesses. Il vient dans la solitude des cœurs qui ne sont aimés de personne. Jésus vient à toi et à moi. Souvent, trop souvent, nous passons outre et ne l'accueillons pas ". 

 

P1070916Raoul Follereau, l'apôtre des lépreux, lance en 1946 un appel pour qu'à Noël, on lui envoie des dons pour les malheureux. Dès 1950, son Noël permet d'apporter douceur et joie à plus de 80 000 vieillards et enfants. Voici un petit fait survenu dans sa vie une veille de Noël, alors qu'il est occupé à préparer des paquets pour les pauvres à la fin d'une journée épuisante. Ecoutons-le : " J'entends sonner. Encore ! On a tant sonné à la porte aujourd'hui ! Avec un peu d'impatience, j'ouvre. Il y a là un enfant, un petit enfant très pâle…Il me tend une lettre sans un mot et se sauve. La surprise passée, j'essaie de le rattraper. Peine perdue ! J'ouvre la lettre. Il y a 25 francs, et ces lignes que je transcris : " Monsieur, pour l'Amour de Dieu, veuillez accepter, de la part d'un ouvrier dans sa 6 ème année de maladie, cette modeste participation, pour ne pas le priver de la joie d'aider de plus malheureux ". Et je suis revenu lentement, ce trésor à la main, vers mon bureau surchargé…Et soudain, je me suis aperçu que, tout seul, je chantais. Car je sais maintenant que je ne serai jamais découragé. Et que je ne serai plus jamais las. Plus jamais. Et que je ne m'impatienterai plus jamais, même à la fin d'une journée harassante si, pour la centième fois, on sonne à ma porte. Car, en l'ouvrant, j'espérerai toujours revoir l'enfant, le petit enfant très pâle …qui est venu me réapprendre l'amour ".

P1070942Et voici, plus récemment encore, un extrait de l'Angelus de Benoit XVI du 13 décembre 2009:" C'est pour moi un motif de grande joie de savoir que dans vos familles on conserve l'usage de faire la crèche. Cependant, il ne suffit pas de répéter un geste traditionnel, même s'il est important. Il faut chercher à vivre en fait tous les jours ce que la crèche représente, c'est-à-dire l'amour du Christ, son humilité, sa pauvreté. (...)
La crèche est une école de vie, où nous pouvons apprendre le secret de la véritable joie. Celle-ci ne consiste pas dans le fait d'avoir beaucoup de choses, mais dans le fait de se sentir aimés par le Seigneur, en se donnant pour les autres et en les aimant".

      A la suite de tous les saints, laissons-nous envahir par la douce lumière de Noël qui nous dévoile, dans un petit enfant couché sur la paille, le Cœur du Père. Notre regard sur Dieu, sur nous-mêmes, sur les autres, sur la sainteté, n’en sera-t-il pas transformé ?
                                                       

  crèche de la chapelle de Catus (Lot)

                                                                          P1080025

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