vendredi 5 février 2010

L'humilité

L'HUMILITÉ EST LA CLÉ DE VOUTE DE LA SAINTETE

Saint Thomas d'Aquin, le docteur angélique, écrit : " la mère des vertus est l'humilité ".

Et le curé d'Ars, dans un langage imagé, explique :
" l'humilité est aux vertus ce que la chaîne est au chapelet : ôtez la chaîne et
tous les grains s'en vont ; ôtez l'humilité et toutes les vertus disparaissent
".

Le plus bel exemple de l'humilité nous est donné par Jésus dans l'Evangile. Il se
définit lui-même comme " doux et humble de cœur ". De la crèche au
crucifiement, sa vie est une parfaite leçon d'humilité.

Saint Paul, dans l'épître aux Philippiens chapitre 2, nous dit :
" Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à
Dieu, mais Il s'est humilié Lui-même, prenant la condition d'esclave, devenant
semblable aux hommes. Il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et
la mort sur une croix
".

Méditons maintenant quelques paroles de Jésus :
Dans Luc chapitre 22 : " Que le plus grand parmi vous se comporte comme le
plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert …et moi, Je suis au milieu
de vous comme celui qui sert
".

Dans Mathieu chapitre 18 : " Qui donc se fera petit comme ce petit enfant, celui
là est le plus grand dans le royaume des cieux
".

Et après le lavement des pieds, dans Jean chapitre 13 :
" Si donc Je vous ai lavé les pieds, Moi le Seigneur et le maître, vous devez vous
aussi vous laver les pieds les uns aux autres
".

L'humilité de Marie a permis l'incarnation du Fils. Et dans le Magnificat, elle
laisse éclater sa joie en pensant aux petits que Dieu relève :
" Il renverse les puissants de leur trône, Il élève les humbles ".

Voici des réflexions sur l'humilité que nous livrent des personnages variés.

Gérard Huyghe, ancien évêque d'Arras, s'exclame :
" La sainteté n'est pas un sport où triomphent les héros, mais une aventure où
sont comblés les petits et les humbles
".

Le jésuite Pierre Van Breemen écrit : " l'humilité véritable suppose une
honnête acceptation de soi
".
Et le curé d'Ars rajoute : " les saints se connaissent eux-mêmes mieux que les autres, c'est pourquoi ils sont humbles ".

Saint Bernard, moine cistercien du 12 ème siècle, nous donne ce conseil :
" abaisse-toi donc, fais toi tout petit et tu y es ".

Jacob Liberman, religieux spiritain du 19 ème siècle se réjouit de n'être rien :
" Qu'il fait bon être misérable, puisque cela même attire sur nous le regard divin
de Jésus
".

Charles de Foucauld, ermite à Tamanrasset, explique :
" Quand on aime on est humble, car on se trouve petit, néant à côté de ceux
qu'on aime. Quand on aime, on imite, et Jésus fut doux et humble de cœur
".

Mère Marie Rivier, fondatrice des sœurs de la présentation de Marie, pendant
la révolution, nous dit :
" Il arrivera qu'une sœur fera du bien par ses catéchismes et ses instructions ;
mais au ciel, on verra qu'elle n'a en réalité fourni que les paroles, tandis que le
bien est venu par le mérite de la novice qui l'accompagnait en priant
silencieusement, ou de la sœur cuisinière qui préparait saintement le dîner
".

Rosalie Rendu, religieuse de St Vincent de Paul au 19 ème siècle, nous dit aussi :
" Quelle folie de nous attribuer le succès de quelques-unes de nos entreprises,
lorsque nous le devons au souvenir d'un pauvre qui aura prié pour nous, ou à
l'intervention d'une âme que nous ne connaissons pas
".

Voici maintenant quelques traits d'humilité tirés de la vie de quelques saints :

Grignon de Monfort, le grand apôtre de Marie au 17-18 ème siècle, meurt en
prononçant ces mots : " C'en est fait, je ne pécherai plus ! " .

Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres au 19 ème siècle, quête
pour ses personnes âgées. Un homme bien vêtu lui crache à la figure. Elle a
alors cette parole : " Ceci, c'est pour moi " ; et, tendant la main à nouveau :
" maintenant, pour mes pauvres ". L'homme tombe alors à genoux et devient
par la suite un de ses plus grands bienfaiteurs.

Une sœur montre à Bernadette une photographie de la grotte de Lourdes,
espérant la faire parler. Bernadette interroge la religieuse :
-" que fait-on d'un balai ? "
-" quelle question ! on s'en sert pour balayer ! "
-"et après ? "
-" on le met à sa place, derrière la porte !"
- " eh bien ! c'est mon histoire : la Sainte Vierge s'est servie de moi, puis on m'a
mise à ma place. J'en suis heureuse, et j'y reste !
"

Une sœur se plaint à Bernadette :
-" vous, au moins, vous êtes supérieure de
l'infirmerie ! "
-" moi, supérieure ? je n'aspire qu'à être supérieure de moi-même
et je ne peux y parvenir  !
".

Bernadette répète souvent :
" Il faut beaucoup d'humiliations pour faire un peu d'humilité ".

Elle meurt en prononçant ces mots : " Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour
moi, pauvre pécheresse …pauvre pécheresse
".

écoutons aussi ce que disait Edmond Michelet à son épouse, lorsqu'il recevait un poste ministériel :
" Mimi, si jamais tu me soupçonnes de m'en croire, enguirlande-moi ! "

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samedi 20 février 2010

L'Eucharistie

PAR L'EUCHARISTIE, DIEU SE DONNE A NOUS, POUR NOUS UNIR A LUI ET NOUS FAIRE PARTICIPER A SA SAINTETÉ

Le Catéchisme de l'Eglise Catholique rappelle les paroles du Concile de Trente : " Pour leur laisser un gage de son amour, pour ne jamais s'éloigner des siens et les rendre participants de sa Pâque, Jésus institue l'Eucharistie comme mémorial de sa mort et de sa résurrection, et il ordonne à ses apôtres de le célébrer jusqu'à son retour, les établissant alors prêtres du Nouveau Testament ".

Gille de Rome, au 13 ème siècle, écrit : " Jésus est présent dans les merveilles de la création, dans son corps mystique et dans tous nos frères mais pourtant, bien autre est le mode vraiment sublime selon lequel le Christ est présent à l'Église dans le sacrement de l'Eucharistie. C'est pourquoi celui-ci est parmi tous les sacrements le plus doux à la piété, le plus beau à l'intelligence, le plus saint pour ce qu'il renferme : le Christ lui-même ".

Plus près de nous, le frère René Voillaume, fondateur des Petits Frères de Jésus, lance lors d'une conférence : " Quand la foi faiblit, on minimise la présence de Jésus dans l'Eucharistie … elle est le test de la foi parce que c'est le Seigneur et parce que cette présence est là visiblement ".

Dans l'Évangile , dans Jean chapitre 6, Jésus dit clairement : " Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mange ce pain vivra à jamais … Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et Moi, Je le ressusciterai au dernier jour …Comme le Père qui m'a envoyé est vivant et que Je vis du Père, ainsi celui qui me mange vivra de Moi ".

Le prêtre Jean Rémy, dans son livre " Eucharistie soleil de vie", écrit : " Face à l'Eucharistie, les Juifs s'en vont, écœurés, devant de telles affirmations. Mais les apôtres restent … et Pierre s'écrie : " Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ". Nous sommes acculés à la même réaction. Comme Pierre et les apôtres, nous ne comprenons pas mais nous croyons … nous savons que c'est vrai parce que c'est Jésus, " Lui qui ne peut ni se  tromper ni nous tromper", qui l'affirme …     Il faut remercier les saints et les saintes qui réveillent notre torpeur et qui affirment dans leur vie comme dans leurs écrits, l'extraordinaire réalité à laquelle nous sommes tous conviés ".   

Le curé d'Ars, avec le bon sens qui le caractérise, nous parle longuement de ce grand mystère qu'est l'Eucharistie :
" A la vue d'un clocher, vous pouvez dire : " Qu'est ce qu'il y à là ?"
- " Le Corps de Notre Seigneur "
- " Pourquoi y est-il ?"
- " Parce qu'un prêtre est passé par-là et a dit la sainte messe ".
"Que c'est beau ! après la Consécration, le bon Dieu est là, comme dans le ciel ! … Si l'homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d'amour ; Dieu nous ménage à cause de nos faiblesses … S'Il s'était présenté avec sa gloire devant nous, nous n'aurions pas osé l'approcher ".
 
" Notre âme est si précieuse aux yeux de Dieu, que, dans sa sagesse, Il n'a point trouvé de nourriture qui fut digne d'elle que son Corps, dont Il veut qu'elle fasse son pain de chaque jour …Venez vivre de Lui afin de vivre pour Lui ".

"Si nous avions la foi, si nous étions bien pénétrés de la présence de Notre Seigneur qui est là sur l'autel … avec quel respect nous serions en sa présence ".

" Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d'eau dans l'océan : on ne peut pas les séparer "… " Ce qui nous jettera dans l'étonnement pendant toute l'éternité, c'est que nous, étant si misérables, ayons reçu un Dieu si grand ".

Le curé d'Ars insiste aussi sur la présence du Seigneur dans le Tabernacle :
"Que fait Notre Seigneur dans le sacrement de son amour ? … Il sort de son Cœur une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde … Il attend que nous allions lui dire nos besoins et le recevoir … Il veut que nous ayons le bonheur de le trouver toutes les fois que nous voudrons le chercher "…" le Tabernacle est le garde-manger de nos âmes ".

Le Père d'Elbée, prêtre de la congrégation des Sacrés Cœurs, nous explique :
" Après avoir donné sa vie pour nous en mourant sur la croix, comme si ce n'était pas encore assez, Jésus invente l'Eucharistie. Un Dieu qui se fait pain, petite hostie, pour descendre sur nos lèvres et dans nos cœurs, pour supprimer entre Lui et nous toute distance…" Il veut que nous ne fassions qu'un avec Lui ".

Charles de Foucauld s'exclame : " Qu'est-ce que l'univers, à côté du maître de l'univers, qui réside dans le Tabernacle ? … Quitter le tabernacle pour aller vénérer des statues, c'est quitter Jésus vivant près de moi et aller dans une autre chambre pour saluer son portrait ". 

Au 20 ème siècle, Jeanne Beretta Molla, mère de famille récemment béatifiée nous dit : " Dans l'Eucharistie, l'âme reçoit le feu de l'amour. Quand nos membres tremblent de froid, que faisons-nous ? on les recouvre de vêtements chauds. De même, quand notre cœur est froid par manque d'amour de Dieu et qu'on se sent vide et triste … approchons-nous du Tabernacle … et disons à Jésus-Eucharistie que nous voulons l'aimer. Notre prière ne sera pas vaine, et comme celle des saints, notre âme sera un incendie d'amour … Le centre de notre vie de prière doit être le Tabernacle, qui est le centre de l'amour ".

Elisabeth de la  Trinité nous fait partager sa joie de s'unir à Jésus-Eucharistie : " Rien ne dit plus l'amour qui est au Cœur de Dieu que l'Eucharistie.  C'est l'union … c'est Lui en nous, nous en Lui. N'est-ce pas le ciel sur la terre ? le ciel dans la foi, en attendant le face à face tant désiré ".

Posté par saintsdefrance à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]