De nos jours, tout le monde prend conscience que le respect est fondamental pour favoriser une vie en société harmonieuse.
Qui d'entre nous ne désire être respecté ? Qui d'entre nous n'a pas souffert, et parfois très profondément, de manque de respect ?
Le cardinal Lustiger nous dit : " Dans le cœur de tous les hommes, croyants ou non, existe un besoin de justice et le sens du respect dû aux autres ".
Mais peut-on dire qu'on respecte quelqu'un si on lui ment ? Il n'y a pas de véritable respect sans droiture.

Mère Teresa nous dit : " La sainteté est ce qu'il y a de plus important. Mais la sainteté exige l'authenticité ".


Le respect et la droiture sont la base de toute sainteté.

Toute la Bible nous invite à la droiture et au respect.

Déjà ces valeurs sont développées dans les Dix commandements : tu ne mentiras pas, tu ne feras pas de tort à ton prochain.
Le jésuite Pierre Van Breemen, dans son commentaire sur les dix commandements, écrit entre autre :
" Vous serez libres si vous êtes francssi vous pouvez aimer les autres sans vouloir profiter d'eux. … N'attachez pas les gens à vous, mais aidez-les à trouver leur fondement en Dieu … Le respect est au cœur de l'amour ".   

Les Psaumes nous parlent fréquemment de la droiture :
par exemple, dans le psaume 11 : " Les hommes droits contempleront ta Face ".
Dans le psaume 25 : " Que l'intégrité et la droiture me protègent ".
Dans le psaume 64 : " Tous ceux qui ont  le cœur droit se réjouissent en Yahvé ".

Dans le livre des Proverbes, aux chapitres 4 et 21, nous trouvons : " Du chemin de la Sagesse je t'instruis, je te fais cheminer dans les voies de la droiture " … " Celui qui est pur agit avec droiture ".

Dans le livre de la Sagesse, nous trouvons aussi : " Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice et courage ".  

Dans l'Evangile, Jésus nous dit :" Que votre oui soit oui, que votre non soit non"
Il fait l'éloge de Nathanaël, cet israélite au "cœur sans détour".
Et dans  Matthieu chapitre 7, Il résume toute la Loi dans ces quelques mots : " Tout ce que vous voulez  que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la loi et les prophètes ".
Jésus a lui-même manifesté un profond respect envers tous ceux qu'il a côtoyés : Les pauvres, les pécheurs, les femmes, les enfants, les étrangers, les grands de ce monde.
Aussi, le cardinal Decourtray   s'exclame : " Jamais homme n'a respecté les hommes comme cet homme ! ".

 Le Catéchisme de l'Eglise Catholique insiste : " L'homme juste se distingue par la droiture habituelle de ses pensées et la rectitude de sa conduite envers le prochain ".

Maria Bawardy, au 19 ème siècle, sœur palestinienne d'origine libanaise,  fondatrice du carmel de Bethléem, dit après la mort du portier palestinien d'un couvent : " Cet homme était droit. Il a beaucoup souffert, on le méprisait. Mais  l'homme droit, Dieu l'aime, et même s'il commet des fautes, Il lui donnera la lumière pour se tourner vers Lui ".


Robert Schuman, ancien ministre et père de l'Europe, reconnu pour son sens du respect des autres, écrit : " Restez à l'écoute de l'adversaire de bonne foi ; il y a une part de vérité dans ce qu'il dit. Cette part là enrichira vos propres opinions ".

Le professeur Jérôme Lejeune, célèbre généticien, défenseur de la vie, note :
 " La qualité d'une civilisation se mesure au respect qu'elle porte aux plus faibles de ses membres ".

Jean Marie Petitclerc, prêtre salésien, éducateur dans une banlieue parisienne, affirme :
" Au cœur même de la notion de respect, opèrent les trois verbes majeurs de notre religion chrétienne : croire, espérer, aimer ".

Voici quelques exemples qui nous montrent comment les chercheurs de Dieu avancent sur le chemin de la sainteté par la droiture et le respect :


Charles Lenormant, professeur au Collège de France, doit rédiger un rapport sur l'origine de la nation française ; écoutons-le :
" Jusque là, je n'avais projeté sur les faits du christianisme que le regard paresseux et distrait de l'homme du monde ; désormais, il me fallait remonter aux sources et discuter les preuves, avec l'attention que m'imposait un devoir public. L'effet de ce travail fut progressif, mais sûr ; à mesure que j'avançais dans ma tâche, je sentais s'affaiblir et s'effacer les préventions irréligieuses que je devais à mon éducation, à mon siècle. De la froideur, je passai bientôt au respect ; le respect me conduisit à la foi. J'étais chrétien ".

Gandhi écrit :
" Pour rien au monde, je n'aurais voulu mentir. C'est d'ailleurs ce refus du mensonge qui m'a sauvé de biens des embûches ".  

Santa Scorèse, jeune étudiante à la faculté de pédagogie, frappe ses camarades par sa droiture, sa franchise, son refus absolu de compromission avec le mal. Elle meurt en mars 1991, devant la porte de sa maison, le corps percé de coups de couteaux pour avoir refusé de céder aux désirs d'un homme qui la poursuivait depuis des mois. 

Frédéric Ozanam, fondateur des conférences de saint Vincent de Paul, note à 31 ans, avant des interviews en vue d'obtenir une chaire universitaire à la Sorbonne :
" Je sens combien j'ai besoin qu'on prie pour moi afin que, dans ces entretiens, il ne m'échappe rien de contraire à la délicatesse, à la droiture, à la vérité ; afin que le succès, si je l'obtiens, ne devienne pas un piège pour ma conscience, afin que le revers, s'il faut l'essuyer, me trouve calme et fort ".


Ayons un grand souci de la droiture et du respect et Dieu pourra nous faire grandir dans l'amour et la sainteté.