jeudi 6 octobre 2011

La communion des saints

    La communion des saints… Lequel d’entre nous est sûr de lui appartenir ?

Et s’il a ce bonheur, quel rôle y joue-t-il ?

Quels sont les riches et les pauvres de cette étonnante communauté ?

Ceux qui donnent et ceux qui reçoivent ?

Que de surprises ! Tel vénérable chanoine pieusement décédé, dont le bulletin diocésain aura fait l’éloge pompeux, dans le style particulier à ces publications, ne risque-t-il pas d’apprendre, par exemple, qu’il a dû sa vocation et son salut à quelque incrédule notoire, secrètement harcelé par l’angoisse religieuse, et auquel Dieu avait incompréhensiblement refusé les consolations mais non pas les mérites de la foi ?
(Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé.)

Oh ! rien ne paraît mieux réglé, plus strictement ordonné, hiérarchisé, équilibré que la vie extérieure de l’Eglise.
Mais sa vie intérieure déborde des prodigieuses libertés, on voudrait presque dire des divines extravagances de l’Esprit _ l’Esprit qui souffle où il veut.

Lorsqu’on songe à la stricte discipline qui maintient presque implacablement à sa place assignée chaque membre de ce grand corps ecclésiastique depuis le modeste vicaire jusqu’au Saint-Père avec ses privilèges, ses titres, on voudrait presque dire son vocabulaire particulier, n’est-ce pas en effet comme une extravagance, ces promotions soudaines, parfois très soudaines, de religieuses obscures, de simples laïques, ou même de mendiants faits brusquement patrons, protecteurs et parfois docteurs de l’Eglise universelle.

                                            Nos amis les saints, II,  p. 1380

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samedi 15 octobre 2011

Homélie de St Bernard pour la Toussaint

Pourquoi notre louange à l'égard des saints,
pourquoi notre chant à leur gloire,
pourquoi cette fête même que nous célébrons ?
Que leur font ces honneurs terrestres, alors que le Père du ciel, en réalisant la promesse du Fils, les honore lui-même ?
De nos honneurs les saints n'ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile.
De fait, si nous vénérons leur mémoire, c'est pour nous que cela importe, non pour eux.
[...] Pour ma part, je l'avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir [...]

Le premier désir, en effet, que la mémoire des saints éveille, ou plus encore stimule en nous, le voici :
nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d'être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux, d'être mêlés à l'assemblée des patriarches, à la troupe des prophètes, au groupe des Apôtres, à la foule immense des martyrs, à la communauté des confesseurs, au chœur des vierges, bref d'être associés à la joie et à la communion de tous les saints.

[...] Cette Église des premiers-nés nous attend, et nous n'en aurions cure !
Les saints nous désirent et nous n'en ferions aucun cas !
Les justes nous espèrent et nous nous déroberions !

Réveillons-nous enfin, frères ; ressuscitons avec le Christ, cherchons les réalités d'en haut ; ces réalités, savourons-les.
Désirons ceux qui nous désirent, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu'ils comptent sur nous, accourrons avec nos désirs spirituels.

{...] Ce qu'il nous faut souhaiter, ce n'est pas seulement la compagnie des saints, mais leur bonheur, si bien qu'en désirant leur présence, nous ayons l'ambition aussi de partager leur gloire, avec toute l'ardeur et les efforts que cela suppose.
Car cette ambition-là n'a rien de mauvais : nul danger à se passionner pour une telle gloire. [...]

Et voici le second désir dont la commémoration des saints nous embrase : voir, comme eux, le Christ nous apparaître, lui qui est notre vie, et paraître, nous aussi, avec lui dans la gloire.

Jusque-là, il ne se présente pas à nous comme il est en lui-même, mais tel qu'il s'est fait pour nous : notre Tête, non pas couronnée de gloire, mais ceinte par les épines de nos péchés [...]

Viendra le jour de l'avènement du Christ : alors on n'annoncera plus sa mort de manière à nous faire savoir que nous aussi sommes morts et que notre vie est cachée avec lui.

La Tête apparaîtra dans la gloire, et avec elles les membres resplendiront de gloire, lorsque le Christ restaurera notre corps d'humilité pour le configurer à la gloire de la Tête, puisque c'est lui la Tête.

Cette gloire, il nous faut la convoiter d'une absolue et ferme ambition.
[...] Et vraiment, pour qu'il nous soit permis de l'espérer, et d'aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher de tout cœur l'aide et la prière des saints : ce qui est au-dessus de nos forces puisse-t-il nous être donné par leur intercession !

Homélie de St Bernard pour la Toussaint (Ed. cistersienne, 5, 364-368)

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mercredi 19 octobre 2011

La Sainteté , lumière de Dieu


Les Saints sont la gloire de Dieu sur la Terre,

ils sont l’expression vivante de la divinité ici-bas,

ils sont des anges et le bonheur des hommes. 

Un saint, c’est un homme qui est uni à Dieu,

qui ne fait qu’un avec lui,

qui demande à Dieu,

qui parle à Dieu,

et à qui Dieu obéit.

C’est un homme qui tient tous les pouvoirs de Dieu en sa main,

c’est un homme qui remue tout l’univers quand il est bien uni au Maître qui gouverne toutes choses. 

Les saints sont les hommes les plus puissants de la terre,

ils attirent tout à eux,

parce qu’ils ont la charité et la lumière de Dieu,

et la fécondité de l’Esprit Saint. 

Ils ont la richesse de Dieu,

qu’ils distribuent à chaque créature,

ce sont les économes du bon Dieu sur la terre. 

Et il faut que vous deveniez des saints

Il faut que vous deveniez des lumières pour conduire les hommes dans le bon chemin,

du feu pour échauffer les froids et les glacés,

des images vivantes de Dieu sur terre.

    

                            Bienheureux Antoine CHEVRIER

 

  Cité par le site : sur les pas des saints     http://surlespasdessaints.over-blog.com/

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