jeudi 1 novembre 2012

L’origine de la Toussaint selon Jacques de Voragine

Jacques de Voragine (Iacoppo da Varazze, Jacobus da Varagine)

Né à Varazze vers 1228 – décédé  à Gênes en 1298

Archevêque de Gênes et auteur de la Légende dorée,

 

LA LEGENDE DOREE

célèbre ouvrage racontant la vie d'un grand nombre de saints et saintes, martyrs chrétiens, ayant subi les persécutions des Romains.

Il est béatifié en 1816 et est fêté le 13 juillet.    (source wikipédia)

Pour lui :

La fête de la Toussaint a été instituée pour quatre objets :
- en premier lieu, pour commémorer la consécration d’un temple,
- en second lieu pour suppléer à des omissions;
- en troisième lieu pour expier nos négligences,
- en quatrième lieu pour nous faciliter l’accomplissement de nos vœux.

1° Voici d’abord l’histoire de la consécration du temple.
Les Romains devenus maîtres du monde, avaient construit un temple énorme, au milieu duquel ils avaient placé leur idole; et tout à l’entour étaient les idoles de toutes les provinces conquises la face tournée vers l’idole des Romains. (…)
Mais bientôt ce temple ne suffit pas aux Romains, qui construisirent pour chaque dieu un temple particulier.
Et comme tous les dieux ne ne pouvaient pas avoir un temple à eux dans la ville, les Romains, pour mieux étaler leur folie, construisirent en l’honneur de tous les dieux un temple plus admirable encore que les autres, et l’appelèrent le Panthéon, ce qui signifie le temple de tous les dieux.
Pour tromper le peuple, les prêtres des idoles lui racontèrent que la déesse Cybèle, qu’ils appelaient la mère de tous les dieux, leur était apparue ; et cette déesse leur aurait dit que, si Rome voulait remporter la victoire sur toutes les nations, on eût à élever, à tous les dieux ses fils, un temple magnifique.
Ce temple fut construit sur une base circulaire, afin de symboliser l’éternité des dieux. (…)

Or, sous le règne de l’empereur Phocas, lorsque depuis longtemps déjà Rome était devenue chrétienne, le pape Boniface, quatrième successeur de Saint Grégoire, obtint de l’empereur le susdit temple, le débarrassa de toutes ses idoles, et, le 3 mai de l’année 605, le consacra à la Vierge Marie et à tous les martyrs: d’où il reçut le nom de Sainte-Marie aux Martyrs. (…)

Plus tard, encore, un pape nommé Grégoire transporta au 1er novembre la date de la fête anniversaire de cette consécration: car à cette fête les fidèles venaient en foule, pour rendre hommage aux saints martyrs, et le pape jugea meilleur que la fête fut célébrée à un moment de l’année où les vendanges et les moissons étaient faites, les pèlerins pouvaient plus facilement trouver à se nourrir.
En même temps, ce pape décréta qu’on célébrerait, ce jour là, dans l’Eglise tout entière, non seulement l’anniversaire de cette consécration, mais la mémoire de tous les saints.
Et ainsi ce temple, qui avait été construit pour toutes les idoles, se trouve aujourd’hui consacré à tous les saints.

2° La fête de la Toussaint a été instituée pour suppléer à des omissions :
car il y a beaucoup de saints que nous oublions, et qui non seulement n’ont pas de fête propre, mais qui ne se trouvent même pas commémorés dans nos prières.
c’est en effet chose impossible que nous célébrions séparément la fête de tous les saints, tant à cause de leur innombrable quantité que de notre faiblesse et du manque de temps.

3° La fête de la Toussaint a été instituée pour expier des négligences :
car bien que nous ne célébrions la fête que de peu de saints, encore négligeons-nous souvent ceux-là même, par ignorance ou par paresse. Et c’est de ce péché que nous pouvons nous délivrer en célébrant d’une façon générale tous les saints, le jour de la Toussaint. (…)

4° Enfin la fête de la Toussaint a été instituée pour nous faciliter l’obtention de nos vœux.
De même que nous honorons en ce jour tous les saints, de même nous leur demandons d’intercéder, tous ensemble, pour nous, de façon à nous faire avoir plus facilement la miséricorde de Dieu.
Les saints peuvent, en effet intercéder pour nous par leurs mérites et par leur affection : par leur mérite en ce que le surplus de leurs bonnes œuvres s’emploie à compenser nos fautes; par leur affection en ce qu’ils demandent à Dieu que nos vœux se réalisent, chose qu’ils ne font, cependant, que quand ils savent que cela ne contrarie pas la volonté de Dieu.

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vendredi 2 novembre 2012

La Communion des Saints dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique

 Source : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P25.HTM

Paragraphe 5. LA COMMUNION DES SAINTS

946 Après avoir confessé " la sainte Église catholique ", le Symbole des apôtres ajoute " la communion des saints ". Cet article est, d’une certaine façon, une explicitation du précédent : " Qu’est-ce que l’Église sinon l’assemblée de tous les saints ? " (Nicétas, symb. 10 : PL 52, 871B). La communion des saints est précisément l’Église.

947" Puisque tous les croyants forment un seul corps, le bien des uns est communiqué aux autres (...) Il faut de la sorte croire qu’il existe une communion des biens dans l’Église. Mais le membre le plus important est le Christ, puisqu’Il est la tête (...) Ainsi, le bien du Christ est communiqué à tous les membres, et cette communication se fait par les sacrements de l’Église " (S. Thomas d’A., symb. 13). " Comme cette Église est gouvernée par un seul et même Esprit, tous les biens qu’elle a reçus deviennent nécessairement un fonds commun " (Catech. R. 1, 10, 24).

948  Le terme " communion des saints " a dès lors deux significations, étroitement liées : " communion aux choses saintes, sancta " et " communion entre les personnes saintes, sancti ".

Sancta sanctis ! (Ce qui est saint pour ceux qui sont saints) " est proclamé par le célébrant dans la plupart des liturgies orientales lors de l’élévation des saints Dons avant le service de la communion. Les fidèles (sancti) sont nourris du Corps et du Sang du Christ (sancta) afin de croître dans la communion de l’Esprit Saint (Koinônia) et de la communiquer au monde.

I. La communion des biens spirituels

949 Dans la communauté primitive de Jérusalem, les disciples " se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières " (Ac 2, 42) :

La communion dans la foi. La foi des fidèles est la foi de l’Église reçue des apôtres, trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé.

950 La communion des sacrements. " Le fruit de tous les sacrements appartient à tous. Car les sacrements, et surtout le Baptême qui est comme la porte par laquelle les hommes entrent dans l’Église, sont autant de liens sacrés qui les unissent tous et les attachent à Jésus-Christ. La communion des saints, c’est la communion des sacrements (...). Le nom de communion peut s’appliquer à chacun d’eux, car chacun d’eux nous unit à Dieu (...). Mais ce nom convient mieux à l’Eucharistie qu’à tout autre, parce que c’est elle principalement qui consomme cette communion " (Catech. R. 1, 10, 24).

951 La communion des charismes : Dans la communion de l’Église, l’Esprit Saint " distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres (...) les grâces spéciales " pour l’édification de l’Église (LG 12). Or, " à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun " (1 Co 12, 7).

952 " Ils mettaient tout en commun " (Ac 4, 32) : " Tout ce que le vrai chrétien possède, il doit le regarder comme un bien qui lui est commun avec tous, et toujours il doit être prêt et empressé à venir au secours de l’indigent et de la misère du prochain " (Catech. R. 1, 10, 27). Le chrétien est un administrateur des biens du Seigneur (cf. Lc 16, 1. 3).

953La communion de la charité : dans la sanctorum communio " nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même " (Rm 14, 7). " Un membre souffre-t-il ? tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? tous les membres prennent part à sa joie. Or vous êtes le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part " (1 Co 12, 26-27). " La charité ne cherche pas ce qui est à elle " (1 Co 13, 5 ; cf. 10, 24). Le moindre de nos actes fait dans la charité retentit au profit de tous, dans cette solidarité avec tous les hommes, vivants ou morts, qui se fonde sur la communion des saints. Tout péché nuit à cette communion.

II. La communion de l’Église du ciel et de la terre

954 Les trois états de l’Église. En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges et que la mort détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant ‘dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes’ " (LG 49) :

Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Église et se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ (LG 49).

955" L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels " (LG 49).

956 L’intercession des saints. " Étant en effet plus intimement liés avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir plus solidement l’Église en sainteté (...). Ils ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis sur terre par l’unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus (...). Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité " (LG 49) :

Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie (S. Dominique, mourant, à ses frères, cf. Jourdain de Saxe, lib. 93).

Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba).

957 La communion avec les saints. " Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel ; nous cherchons bien davantage par-là à renforcer l’union de toute l’Église dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même " (LG 50) :

Le Christ, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu ; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples (S. Polycarpe, mart. 17).

958 La communion avec les défunts. " Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45) " (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.

959 Dans l’unique famille de Dieu. Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, fils de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église " (LG 51).

EN BREF

960 L’Église est " communion des saints " : cette expression désigne d’abord les " choses saintes " (sancta), et avant tout l’Eucharistie, par laquelle " est représentée et réalisée l’unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul Corps " (LG 3).

961 Ce terme désigne aussi la communion des " personnes saintes " (sancti) dans le Christ qui est " mort pour tous ", de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et pour le Christ porte du fruit pour tous.

962 " Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières " (SPF 30).

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La Toussaint par Mgr Podvin

 Homélie de la Toussaint 2011 par Mgr Podvin sur France-Culture depuis l'Annonciade de Thiais


La veille de Toussaint 1576, Thérèse d'Avila fait une demande à son père spirituel:
"Priez pour moi afin que je devienne une bonne religieuse. Mieux vaut tard que jamais"
On reconnaît bien là l'humour de Thérèse. L'anecdote est éclairante.
Pour devenir saints, soyons pleinement ce à quoi Dieu nous appelle.
La sainteté n'est pas hors de moi ou pour plus tard.
Elle est en moi dès aujourd'hui, si mon cœur veut bien y consentir.


"J'aime bien la fête de Toussaint!" me disait récemment un jeune servant d'autel dans une paroisse.
J'espère, chers auditeurs, que vous aussi aimez la Toussaint.
Qu'elle est une de vos fêtes préférées.
Avez-vous entendu Saint-Jean s'écrier: "Voyez comme est grand l'amour dont le Père nous a comblés !"

Avez-vous entendu l'auteur de l'Apocalypse: cet amour est pour "une foule immense que nul ne sait dénombrer "
Avez-vous entendu le Christ en St Mathieu : "Heureux serez- vous à cause de moi!"
Oui, j'espère que vous aimez cette fête liturgique.



Le choix de la sainteté est radical et lumineux.
Il ne s'agit pas de devenir des cracs et d'accomplir des performances inatteignables.
Il s'agit d'aimer. Jusqu'au bout. D'apprendre à aimer selon les voies de l'évangile.
Et pour aimer, nous n'avons qu'aujourd'hui !


Le saint ne dit jamais de lui-même qu'il est saint.
Le saint sait que Dieu seul est saint et a l'infinie bonté de nous sanctifier de la plénitude de son amour.
Le saint n'a jamais l'orgueil d'être parvenu.
"Pour bien achever la vie spirituelle, dit François de Sales, il n'y a pas de meilleur moyen que de toujours recommencer"


Frères et sœurs, jamais peut-être la Toussaint ne nous a été à ce point nécessaire. Halloween qui, pourtant, bénéficiait de supports considérables, est déjà en désuétude. La citrouille est creuse. La Toussaint ne s'est jamais si bien portée.

Le premier novembre n'a pas besoin d'une campagne publicitaire artificielle.
La Toussaint est peuplée de témoins.
Elle est irriguée par l'énergie humaine et spirituelle des amis du Christ.
Elle est la fête de ceux qui nous précèdent dans la vision de Dieu, car ils furent, sur la terre, des cœurs purs.
Elle est la fête de ceux qui sont fils de Dieu, car, sur la terre, ils furent artisans de paix.
Elle est la fête de ceux qui sont rassasiés, car, sur la terre, ils eurent faim et soif de justice.


Chers auditeurs, la communion des saints est un véritable joyau de la doctrine catholique.
Elle fait pleurer d'émotion les plus insensibles qui se tenaient à distance du mystère.
Elle fait vibrer les plus indifférents qui éprouvent soudain la radicalité de l'évangile.
La communion des saints donne de goûter l'intercession des amis du Seigneur.
Elle donne de croire que, si pécheurs que nous soyons, il est une grâce plus forte que le péché.
Une grâce qui devient levain de sainteté dans la pâte de notre humanité.


Si je puis me permettre un conseil, ne passez pas une seule de vos journées sans invoquer les saints.
Confiez leur vos décisions, vos inquiétudes, vos joies.
Demandez la grâce d'être non leur photocopie figée, mais d'être de leur trempe spirituelle.


Nous qui avons tant de peine à prononcer un "merci", faisons de la Toussaint une immense gratitude.
Le "merci" eucharistique de toutes nations, peuples et langues. "Honneur, gloire et louange à notre Dieu".
La vie n'a de bonheur que proportionnellement à notre aptitude à l'action de grâces.
"N'oublie pas de dire merci!" insiste la maman.
"N'oublie pas de louer Dieu dans l'assemblée des saints" dit à chacun de nous notre Mère l'Eglise.
"Si Dieu n'existait pas, qui l'homme devrait-il remercier?" insiste Dostoïevski.


Depuis hier soir minuit, nous sommes sept milliards d'humains.
Ne regardons pas ce chiffre comme une simple statistique.
Empressons nous de participer à ce que Benoît XVI appelle une "mondialisation digne de l'homme".
Regardons ces 7 milliards de frères avec le regard du Christ.
"J'ai ici un peuple nombreux" disait déjà le Seigneur à l'apôtre Paul à Corinthe. Peuple nombreux à aimer.


Dès ce midi, prenons le chemin d'une sainteté pour tous.
Que nos communautés chrétiennes soient des lieux de fraternité.
Que nos paroisses, nos monastères, comme en cette Annonciade, rayonnent de la joie humble des croyants.
Que notre sainteté ne se paie pas de mots.
Qu'elle ne se gonfle pas d'orgueil.
Qu'elle soit contagieuse.


Le bienheureux Newman, béatifié voici un an par Benoît XVI disait: "Ah si nous pouvions comprendre que Jésus nous appelle aujourd'hui Que son appel se produit maintenant. Christ nous appelle de grâce en grâce. De sainteté en sainteté. Soyons aux aguets. Entendons Le !"

Mgr Bernard Podvin.
Porte-parole
Conférence des évêques de France.

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la communion des saints par Mgr Podvin

Chers auditeurs, la communion des saints est un véritable joyau de la doctrine catholique.

Elle fait pleurer d'émotion les plus insensibles qui se tenaient à distance du mystère.

Elle fait vibrer les plus indifférents qui éprouvent soudain la radicalité de l'évangile.

La communion des saints donne de goûter l'intercession des amis du Seigneur.

Elle donne de croire que, si pécheurs que nous soyons, il est une grâce plus forte que le péché.

Une grâce qui devient levain de sainteté dans la pâte de notre humanité.


Si je puis me permettre un conseil, ne passez pas une seule de vos journées sans invoquer les saints.

Confiez leur vos décisions, vos inquiétudes, vos joies.

Demandez la grâce d'être non leur photocopie figée, mais d'être de leur trempe spirituelle.

Extrait de l'Homélie de la Toussaint 2011  par Mgr Podvin sur France-Culture depuis l'Annonciade de Thiais

Mgr Podvin 
Porte-parole
Conférence des évêques de France

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samedi 3 novembre 2012

Toussaint 2012 : paroles de Benoît XVI à l'angélus

Chers frères et sœurs,

Nous avons aujourd’hui la joie de nous rencontrer pour la solennité de la Toussaint.

Cette fête nous fait réfléchir au double horizon de l’humanité, que nous exprimons symboliquement par les mots « terre » et « ciel » : la terre représente le chemin historique, le ciel l’éternité, la plénitude de la vie en Dieu.

Et ainsi cette fête nous fait penser à l’Eglise dans sa double dimension : l’Eglise en marche dans le temps et celle qui célèbre la fête sans fin, la Jérusalem céleste.
Ces deux dimensions sont unies dans la réalité de la « communion des saints » : une réalité qui commence ici-bas sur la terre et atteint son accomplissement au Ciel.

Dans le monde terrestre, l’Eglise est le début de ce mystère de communion qui unit l’humanité, un mystère totalement centré sur Jésus-Christ : c’est lui qui a introduit dans le genre humain cette nouvelle dynamique, un mouvement qui la conduit vers Dieu et en même temps vers l’unité, vers la paix au sens profond.

Jésus–Christ, dit l’évangile de Jean (11, 52), est mort  « pour rassembler les enfants de Dieu dispersés », et son œuvre continue dans l’Eglise qui est inséparablement « une », « sainte » et « catholique ».

Etre chrétiens, faire partie de l’Eglise signifie s’ouvrir à cette communion, comme une semence qui s’ouvre dans la terre, en mourant, et germe en montant vers le ciel.

Les saints, ceux que l’Eglise proclame, mais aussi tous les saints et les saintes que Dieu seul connaît, et que nous célébrons aussi aujourd’hui, ont vécu intensément cette dynamique.

En chacun d’eux, de façon personnelle, le Christ s’est rendu présent, grâce à son Esprit qui agit par la Parole et les sacrements.

En effet, le fait d’être uni au Christ, dans l’Eglise, n’annule pas la personnalité, mais l’ouvre, la transforme par la force de l’amour, et lui confère, déjà sur cette terre, une dimension éternelle.
En substance, cela signifie devenir conformes à l’image du Fils de Dieu (cf. Rm 8, 29), en réalisant le projet de Dieu qui a créé l’homme à son image, et à sa ressemblance.

Mais cette insertion dans le Christ nous ouvre aussi, comme nous le disions, à la communion avec tous les autres membres de son Corps mystique qui est l’Eglise, une communion qui est parfaite  dans le « Ciel » où il n’y a aucun isolement, aucune concurrence, ou séparation.

Dans la fête d’aujourd’hui, nous goûtons à l’avance la beauté de cette vie d’ouverture totale au regard d’amour de Dieu et des frères, dans laquelle nous sommes certains d’atteindre Dieu dans l’autre et l’autre en Dieu.

Par cette foi pleine d’espérance, nous vénérons tous les saints, et nous nous préparons à commémorer demain les fidèles défunts.

Dans les saints nous voyons la victoire de l’amour sur l’égoïsme et sur la mort : nous voyons que suivre le Christ conduit à la vie, à la vie éternelle, et donne du sens au présent, à chaque instant qui passe, afin qu’il le remplisse d’amour, d’espérance.

Seule la foi dans la vie éternelle nous fait aimer vraiment l’histoire et le présent, mais sans attachements, dans la liberté du pèlerin, qui aime la terre parce qu’il a le cœur au Ciel.

Que la Vierge Marie nous obtienne la grâce de croire fortement à la vie éternelle, et de nous sentir en vraie communion avec nos chers défunts.

Paroles de Benoît XVI en français après l’angélus :

Chers pèlerins francophones, aujourd’hui nous célébrons la multitude des saints qui sont auprès de Dieu. La sainteté que l’Église honore en eux a le visage des béatitudes proclamées par Jésus. Dans leur vie, ils ont reflété la lumière du Ressuscité. En suivant leur exemple de fidélité à l’amour du Christ, marchons nous aussi vers la joie du royaume où Dieu essuiera toute larme de nos yeux et où nous le verrons ! Confions-nous à la Vierge Marie, Reine de tous les saints. Bonne fête de la Toussaint à vous tous et à vos familles !

Source : http://www.zenit.org/article-32441?l=french

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lundi 5 novembre 2012

Le serviteur de Dieu Claude Poullart des Places (1679-1709)

Claude Poullart des PlacesPrêtre - Fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains)

 Né le 26 Février 1679 à Rennes, Ille-et-Vilaine

Décédé le 2 octobre 1709 à Paris (à 30 ans)                           

Diocèse de l'évêque compétent : Paris

Dossier n° : 2679

Nihil obstat : 30 Septembre 2005

Décret sur la validité de l'enquête diocésaine : 24 mai 2008      

 Postulateur : Rev Jean-Jacques Boeglin, css p Jean-Jacques Boeglin, css p

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Poullart_des_Places

Saints et causes françaises du 18ème siècle

Le ‘Séminaire du Saint-Esprit’ fournit des prêtres pour les campagnes, les hôpitaux et les ministères plus délaissés, mais s’ouvre rapidement à des horizons missionnaires : Extrême-Orient avec les Missions-Étrangères, populations indiennes de la côte est du Canada et formation des prêtres à Montréal, St Pierre et Miquelon et la Guyane, St Louis du Sénégal et Gorée… pour ne parler que du XVIIIe siècle. Il meurt à 30 ans d’une épidémie fatale à grand nombre de gens démunis de son quartier ; il est inhumé dans une fosse commune de St Étienne-du-Mont.

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mercredi 7 novembre 2012

Le serviteur de Dieu Antoine Moreau (1625-1702)

Antoine MoreauPrêtre du diocèse de Blois - Fondateur de la congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement et de la Charité de Bourges

Né le 12 mai 1625 à Paris (France)

Décédé le 25 Mars 1702 à Montoire-sur-le-Loir, Loir-et-Cher       

Diocèse de l'évêque compétent : Blois / Bourges

Dossier n° : 717

Décret sur les écrits : 8 Février 1961

Requérant : Sœurs du Très-Sacrement et de la Charité, 52, av. Arnaud de Vogüé, 18000 Bourges, FRANCE

Saints et causes françaises du 18ème siècle

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Vénérable Henri-Marie Boudon (1624-1702)

Henri-Marie BoudonGrand-Archidiacre d'Evreux – Fondateur de L'Archiconfrérie des saints Anges

Né le le 14 janvier 1624 à La Fère, Haute-Picardie

Décédé  le 31 août 1702 dans sa maison

Ouverture du procès en béatification en 1888 (vénérable)

Plus de renseignements :

http://monsieurboudon.blogspot.fr/2012_08_01_archive.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry-Marie_Boudon

      Prière indulgenciée pour obtenir la béatification de M. Boudon (1624-1702)

Ô Dieu Qui avez daigné remplir le coeur de l'abbé Henri-Marie Boudon d´une ardente dévotion à Vos saints Anges, à l'Immaculée Conception et au Très Saint Sacrement de l'Autel, mais également d'un infatigable zèle pour la sanctification, l'exemplarité et la régularité du Clergé, ainsi que d'une extrême pauvreté et d'une douce patience dans les épreuves, accordez-nous, nous Vous en prions, de voir à son exemple l'amour de Dieu seul comme fin de notre piété et de toute notre vie, et exaucez les prières que nous Vous adressons par son intercession, afin que nous puissions le voir un jour élevé à la gloire des autels. Ainsi soit-il.

Imprimatur : +Christian, Evêque d'Evreux  20 juin  2008

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jeudi 8 novembre 2012

Liste des Saints et Causes Françaises du 17ème siècle

                    cliquer sur un nom pour plus de renseignements

Ste Marguerite Bourgeoys (1620-1700) 
    Fondatrice des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame au Canada

Vble Bénigne Joly (1644-1694)
    Prêtre du diocèse de Dijon - Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité de Dijon

Ste Marguerite-Marie (1647-1690)
    Religieuse de l’ordre de la Visitation – Mystique

Catherine de Francheville (1620-1689)
    Fondatrice des  Sœurs de La Retraite

Bx Nicolas Barré (1621-1686 )
    Prêtre - Minime – Fondateur des Sœurs de l'Enfant-Jésus et des  Sœurs de la Providence de Rouen

Jean Le Vacher (1619-1683)
    Prêtre de la Congrégation de la Mission (Lazaristes) - Martyr d'Alger

Bx Julien Maunoir (1606-1683)
     Prêtre - Jésuite

St Claude La Colombière (1641-1682)
    Prêtre -  Jésuite

St Jean Eudes (1601-1680)
    Prêtre -  Fonde  la Société des prêtres de Jésus et de Marie (Eudistes)

Bx Nicolas Roland (1642-1678)
    Prêtre - Fondateur des Sœurs de l'Enfant-Jésus

Honorée-Catherine-Marguerite Antigo (1602-1678) Anne-Marie
    Religieuse Clarisse

SvD Anne-Marie Martel (1644-1673)
   Laïque du diocèse du Puy-en-Velay – Fondatrice des  Sœurs de l'Enfant Jésus du Puy

Vble Jeanne Mance (1606-1673)
    Laïque de l'archidiocèse de Montréal

Ste Marie de l'Incarnation (1599-1672)
    Veuve - Religieuse Ursuline

Vble Jeanne Chézard de Matel (1596-1670)
    Fondatrice de l'Ordre du Verbe Incarné et du Saint-Sacrement

Bse Marie-Catherine Simon De Longpré  (1632-1668) Marie-Catherine De Saint Augustin
    Augustine de la Miséricorde de Jésus (Fédération canadienne)

St Vincent de Paul (1581-1660)
   Prêtre – Fondateur de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité

Ste Louise de Marillac (1591-1660)
   Mère et Veuve – Fondatrice des Filles de la Charité

Vble Jérome Le Royer De La Dauversiere (1597-1659)
    Laïc du diocèse du Mans, marié - Cofondateur  des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph

Bx Alain de Solminihac (1593-1659)
  
Chanoine régulier de Saint-Augustin de Chancelade
- Evêque de Cahors

Jean-Jacques Olier (1608-1657)
    Prêtre – Fondateur des Sulpiciens

Vble Michel Le Nobletz (1577-1652)
   Prêtre du diocèse de Quimper-Léon

Vble Marie de la Ferre (1589-1652)
cofondateur des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph

St Noël Chabanel (1613-1649)
    Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

St Charles Garnier (1606-1649)
    Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

St Gabriel Lalemant (1610- 1649)
     Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

St Jean de Brébeuf (1593- 1649)
     Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

Vble Marguerite Parigot (1619-1648) Marguerite du Saint-Sacrement
     Carmélite

St Antoine Daniel (1601-1648)
    Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

St Isaac Jogues ( 1607-1646)
    Prêtre – Jésuite – Martyr au Canada

St Jean de La Lande (1620- 1646)
    Laïc, oblat missionnaire – Martyr au Canada

SvD Yves Nicolazic (1591-1645)
    Laïc du diocèse de Vannes, marié

Vénérable Jean-Baptiste Gault (1595-1643)
     Evêque de Marseille

St René Goupil (1608-1642)
    Laïc proche des Jésuites  - Premier martyr nord-américain

Ste Jeanne de Chantal (1572-1641)
    Mère et veuve – Fondatrice de l’ordre de la Visitation

St Pierre Fourier (1565-1640)
    Prêtre - Curé de Mattaincourt (Vosges) – Fonde la Congrégation Notre-Dame pour  l’éducation gratuite des filles

St Jean-François Régis (1597-1640)
     Prêtre - Jésuite - Missionnaire des campagnes, surnommé  l'Apôtre du  Vivarais

Ste Jeanne de Lestonnac (1556-1640) 
    Mère de 7 enfants - Veuve - Fondatrice de la  Compagnie de Marie-Notre-Dame pour l’éducation des jeunes filles

Bx Cassien (1607-1638) et  Agathange (1598-1638)
    Capucins martyrs en Abyssinie

Bx Pierre Berthelot (1600  - 1638) Denis de la nativité
   Navigateur - Ordonné Prêtre en 1634 - Carme - Martyr

St Guillaume Courtet (1590-1637)
    Dominicain  -  Martyr au Japon

Vble Madeleine Du Bois De Fontaines (1578- 1637) Madeleine De Saint Joseph
   
Première prieure française du premier monastère des Carmélites Déchaussées en France

Svd Jean Du Moulin  (1571-1636) Jean De Saint-Samson
    Carme de l'Ancienne Observance

Jeanne-Charlotte de Bréchard ( 1580 -1634)
    Sœur de la Visitation,

Bse Agnès de Langeac (1602-1634)
 
  Dominicaine

Vble Honoré de Paris (1566-1624)
    Capucin

Bse Alix Le Clerc (1576-1622) Marie-Thérèse De Jésus
  
Co-fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame

St François de Sales (1567-1622)
   Evêque – Fondateur de l’ordre de la Visitation

Vble Anne de Xainctonge (1567-1621)
    Fondatrice de  la société de Sainte-Ursule de Dole

Bse Barbe Acarie née Avrillot (1566-1618) Marie de l'Incarnation
     Mère - Veuve - Carmélite

Bx César de Bus (1544-1607)  
    Prêtre du diocèse d'Avignon – fondateur des Pères de la Doctrine Chrétienne

Ste Germaine (1579-1601)
   Laïque -Bergère

    et aussi :

Pierre Quintin (1569- 1629) dominicain procès ordinaire engagé en 1687

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Quintin

        http://www.biographie.net/Pierre-Quintin

Etienne Lefèvre (1597-1657) jésuite martyr procès ordinaire engagé en 1904-1905

Source : La sainteté française de la Réforme catholique
                                       par Eric Suire

  Liste des Saints et Causes françaises

 

 

 

 

 

 

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vendredi 9 novembre 2012

Vénérable Bénigne Joly (1644-1694)

 Bénigne JolyPrêtre du diocèse de Dijon - Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité de Dijon

Né le 22 Août 1644 à Dijon, Côte-d'Or

Décédé le 9 septembre 1694       

Diocèse de l'évêque compétent : Dijon

Dossier n° : 2012

Introduction de la cause : 5 Septembre 1872

Promulgation du décret sur les vertus héroïques : 26 Avril 1909

Décret relatif à la validité de l'enquête diocésaine sur miracle : 29 Septembre 1995    

Postulateur: Fra Giovangiuseppe Califano, OFM

Requérant: Congrégation de Notre-Dame de la Charité de Dijon,

9bis Bd. Voltaire, 21000 Dijon, FRANCE

Plus de renseignements : http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9nigne_Joly

 Liste des Saints et Causes Françaises du 17ème siècle

 

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