De Bénédicte Ducatel dans Magnificat, mai 2013 (n°246)

Imaginer Joseph en ce premier jour du mois de mai, c’est le voir debout dans son atelier, penché sur une planche avec un rabot à la main, érodant les imperfections du bois jusqu’à le rendre doux, lisse et apte à son utilisation.

Cette image nous donne à voir dans le travail du bois  une parabole de la vie spirituelle : Joseph ajuste le bois à son usage comme Dieu ajuste Joseph à sa volonté.

Joseph nous apprend à nous tenir simplement sous la main de Dieu.

Il nous invite à comprendre que le travail que nous effectuons chaque jour est le lieu où Dieu nous rejoint pour nous émonder et nous perfectionner selon son bon vouloir.
Quoique nous fassions, cela participe à la croissance de la sainteté en nous.

Aucun travail ne peut prétendre à avoir plus de valeur qu’un autre, il nous est donné pour y éprouver la présence de Dieu.

C’est au cœur de notre travail que nous apprenons l’écoute et la patience, que nous mettons en œuvre la charité et l’attention aux autres.
C’est là que nos aspérités de caractère se dévoilent et sont érodées, c’est là aussi que nos qualités se développent et sont mises au service des autres.

La figure de Joseph travaillant dans son atelier ne doit pas nous faire oublier qu’il a aussi connu l’exil, l’inquiétude du lendemain et, sans doute, l’absence de travail. Là encore, il est un modèle d’abandon à la Providence et de persévérance.

En tout, Joseph est serviteur de la charité divine. N’hésitons pas à nous mettre à son école, si simple et si fructueuse.

                                                            Bénédicte Ducatel, Magnificat