jeudi 1 août 2013

Sainte Radegonde (v.520-587)

Sainte Radegonde

 

Reine des Francs(épouse de Clotaire Ier, fils de Clovis)

Moniale au monastère Sainte-Croix de Poitiers 

Née vers 520 à Erfurt en Thuringe

Décédée le 13 août 587 à Poitiers

Fête le 13 août

Patronne de Poitiers et patronne secondaire de France

 

 

 

Fille de Berthaire, roi de Thuringe. Enlevée par Clotaire 1er, roi de France lors d’une guerre avec la Thuringe, elle fut élevée au château d’Ath, en Hainault.

Dès 10 ans, elle se faisait remarquer par sa piété. Clotaire, fils de Clovis et de Sainte Clothilde, charmé par ses vertus, désira l’épouser. Radegonde fit tout son possible pour ne pas l’épouser, mais elle dût se rendre aux volontés du roi, et monter sur le trône. Elle devint alors Reine de France et belle fille de Sainte Clothilde. "Elle changea d’état, mais non de vie, elle continua les exercices de dévotion et de miséricorde qu’elle avait pratiqués dès son enfance".

Elle poursuivait ses actes de charité quotidienne, et fit construire un hôpital. Elle utilisait ses habits précieux pour en faire des parements d’autels et des ornements ecclésiastiques. Alors qu’elle participait aux festins royaux, elle ne mangeait que des légumes. Des seigneurs et dames de la cour, se mirent à jaser contre elle en disant au roi "qu’il n’avait pas épousé une reine, mais une religieuse, et une servante d’hôpital". Elle, continuait ses actes de charité et obtenait de la cour la grâce des criminels. Sainte Radegonde vécu cinq ou six ans auprès de Clotaire, avant de se retirer dans un monastère. Elle fut faite diaconesse par Saint Médard, évêque de Noyon.

Elle rendit hommage à Saint Martin, puis Saint Hilaire, lors de son voyage qui l’amena jusqu’à Poitiers, où elle fondit un monastère pour se retirer. Elle fut toute dévouée au service des pauvres, des lépreux et des malades. Il semblait que Dieu lui fit don d’un pouvoir de guérison. Une fois le couvent terminé, elle y entra avec de nombreuses filles et en nomma une abbesse. Le monastère fut appelé Sainte Marie. Elle redoubla ses exercices de piété, à la fois par une mortification sévère, et aussi par la prise en charge des tâches les plus rebutantes du couvent. Elle ne dormait que très peu, afin de passer tout son temps en prières et à la lecture des Saintes Ecritures. Souvent elle expliquait à la communauté, les psaumes et les évangiles du jour.

Elle partit pour Arles, afin de demander la Règle que Saint Césaire avait édifiée en faveur de Sainte Césarie. Par la suite, la Règle de Saint-Maur fût introduite dans le monastère. Le monastère reçu, à la demande de Sainte Radegonde, un doigt de Saint Mammès, un livre des Evangiles couvert d’or et de pierres précieuses, et un morceau de la Sainte Croix. Le monastère prit alors le nom de Sainte-Croix. (Source)

Plus de renseignements :

http://www.abbayesaintecroix.fr/l_histoire_de_sainte_radegonde.27.html#L%27histoire%20de%20Sainte%20Radegonde

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1665/Sainte-Radegonde.html

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vitrail-radegonde-morthemer.jpg

Liste de Saints et Bienheureux Français du 6ème siècle

 

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vendredi 2 août 2013

Saint Grégoire de Tours (v.539 - 595)

Grégoire de Tours

  

 

Evêque de Tours

Historien de l'Église, des Francs et de l'Auvergne

Né à Clermont-Ferrand vers 539

Décédé à Tours en 594 ou 595

Fête le 17 novembre

 

 

 

Né à Clermont-Ferrand, il se rend à Tours pour se faire guérir auprès du tombeau de saint Martin. Resté à Tours, il en devient évêque. A sa mort, il laisse de nombreux traités d'histoire et d'astronomie. Une hagiographie merveilleuse et terrifiante de saint Julien et de saint Martin; un traité des cycles ecclésiastiques et surtout une tumultueuse "Histoire des Francs" étonnamment respectueuse des faits malgré des jugements passionnés, ce qui fait de lui le premier historien de la France. (Source : Nominis)

Plus de renseignements :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Tours

http://www.crcrosnier.fr/preb02/gregoiredetours.htm

Liste de Saints et Bienheureux Français du 6ème siècle

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samedi 3 août 2013

Liste de Saints et Bienheureux Français du 5ème siècle

95 personnes (ayant une date connue)

Sainte Abre (✝ 400)
Fille de saint Hilaire de Poitiers, décédée très jeune.

Saint Martin de Saujon (✝ v. 400)
Prêtre et abbé de Saujon en Saintonge 

Saint Sylvius (✝ 400)
évêque de Toulouse 

Saint Vivence (✝ 400)
Prêtre et disciple de saint Hilaire

Saint Delphin de Bordeaux  (✝ 403)
Evêque de Bordeaux ami de saint Ambroise de Milan

Saint Grégoire de Tallard (✝ 404)
Serait venu de Grande Arménie en Provence et serait mort à Tallard

Saint Didier (✝ 407)
Evêque de Langres 

Saint Martin de Brive  (✝ 407)
Originaire d’ Espagne, tué pour avoir renversé un autel païen dans le Périgord

Saint Nicaise de Reims (✝ 407)
Evêque de Reims, tué par les Vandalesavecses compagnons dont sa soeur sainte Eutropie 

Saint Victrice (✝ v. 409)
Evêque de Rouen 

Saint Sulpice Sévère (✝ 410)
Disciple de saint Martin – Veuf – Moine – Auteur de nombreux ouvrages

Saint Amat (✝ 411)
Evêque d'Avignon - Martyr lors de l'invasion des Vandales

Saint Taurin (✝ v. 412)
Premier évêque d'Evreux 

Saint Désiré (✝ 414)
Evêque de Besançon 

Saint Exupère (✝ 415)
Évêque de Toulouse 

Saint Amateur (✝ 418)
Evêque d'Auxerre 

Saint Castor d'Apt (✝ 420)
Fondateur de l'abbaye de Mananque - Evêque d'Apt 

Sainte Evronie (✝ 420)
Elle édifia les populations des environs de Toul par la ferveur de sa vie religieuse

Saint Simplice (✝ v. 420)
Evêque d'Autun 

Saint Urbice (✝ v. 420)
Evêque de Metz 

Saint Vénérand (✝ 423)
Evêque de Clermont en Auvergne 

Saint Caprais (✝ 430)
Solitaire dans une des îles de Lérins 

Saint Honorat (✝ 430)
Abbé de Lérins - Evêque d'Arles 

Sainte Tulle  (✝ v. 430)
Vierge à Manosque - Sœur de sainte Consorce, fille de saint Eucher de Lyon

Saint Amand de Bordeaux (✝ 431)
Troisième évêque de Bordeaux 

Saint Paulin de Nole (✝ 431)
Gouverneur de la province de Campanie – Marié -  Baptisé en 390 - Evêque de Nole - Ami de saint Martin, saint Ambroise, saint Augustin, Sulpice Sévère, l'empereur Théodose et le pape Anastase

Saint Léonce (✝ 433)
Evêque de Fréjus 

Saint Sicaire (✝ v. 435)
Evêque de Lyon 

Sainte Camilla (✝ 437)
Recluse à Auxerre 

Saint Paulin le Jeune (✝ 437)
Enfant martyrisé par le roi vandale Genséric                                                            

Saint Amans de Rodez (✝ 440)
Evêque de Rodez 

Saint Florent (✝ 440)
Moine et prêtre dans la région de Saumur

Saint Jean Cassien (✝ 443)
Moine à Bethléem - Prêtre - Fondateur de couvents à Marseille 

Saint Brice (✝ v. 444)
Disciple de saint Martin - Evêque de Tours 

Saint Vincent de Lérins (✝ 445)
Ecrivain ecclésiastique - Moine 

Saint Rustique (✝ v. 446)
Évêque de Clermont en Auvergne 

Saint Germain d'Auxerre (✝ 448)
Évêque d'Auxerre 

Saint Eucher de Lyon (✝ v. 449)
Marié – moine de Lérins - Evêque de Lyon

Saint Hilaire d'Arles (✝ 449)
Evêque d'Arles 

Saint Hilaire et Quieta (✝ 450)
Epoux à Dijon 

Saint Nazaire  (✝ 450)
Abbé de Saint-Honorat de Lérins 

Saint Primaël (✝ v. 450)
Ermite au diocèse de Quimper 

Saint René d'Angers (✝ v. 450)
Saint évêque légendaire 

Saint Fraterne (✝ 451)
Evêque d'Auxerre 

Saint Mesmin et ses compagnons (✝ 451)
Massacrés par les Huns d’Attiladans la région de Troyes 

Saint Aignan d'Orléans (✝ v. 453)
Evêque d'Orléans - Obtient de Dieu que la ville assiégée par les Huns soit délivrée

Saint Maurille d'Angers (✝ 453)
Né à Milan – Disciple de saint Martin -  Evêque d’Angers
Apparition de Marie à Saint Maurille en 430 pour demander de fêter sa nativité le 8 septembre

Saint Constantin (✝ 456)
Évêque de Gap                                                                                 

Saint Prosper d'Aquitaine (✝ v. 460)
Né en Aquitaine  - Marié -Théologien laïc  - Rédacteur à la chancellerie pontificale - Moine à Marseille

Saint Romain (✝ 460)
Abbé de Condat dans le Jura - Frère de saint Lupicin 

Saint Valérien (✝ 460)
Moine de Lérins - Evêque de Cimiez en Provence

Saint Vivien (✝ 460)
Evêque de Saintes 

Sainte Céline de Laon (✝ v.460)
Mère de saint Remi de Reims 

Saint Eustoche (✝ 461)
Evêque de Tours 

Saint Mamertin (✝ 462)
Abbé du monastère Saint-Côme et Damien à Auxerre

Saint Namace (✝ 462)
Évêque de Clermont 

Saint Rustique (✝ 462)
Evêque de Narbonne - Fils d'un évêque de la Gaule Narbonnaise, saint Bonose

Saint Pétrone (✝ 463)
Evêque de Die 

Saint Prosper (✝ 463)
Évêque d'Orléans

Saint Alode (✝ v. 465)
Evêque d'Auxerre 

Saint Gérin (✝ 466)
Martyr au diocèse de Tarbes 

Sainte Ninnoc (✝ 467)
Religieuse en Bretagne

Saint Pulchrone (✝ 470)
Evêque de Verdun

Saint Abraham (✝ 472)
Moine à Clermont en Auvergne 

Saint Amable de Riom (✝ v. 475)
Prêtre en Auvergne 

Saint Euphrone (✝ v. 475)
Evêque d'Autun 

Saint Gaudens (✝ v. 475)
Jeune berger, martyr

Saint Mamert (✝ 477)
Evêque de Vienne, en Dauphiné 

Saint Loup de Troyes (✝ 478)
Moine à Lérins - Evêque de Troyes

Saint Floscule (✝ v. 480)
Evêque d'Orléans 

Saint Germain de La Mer (✝ 480)
Evêque itinérant qui évangélisa le littoral normand

Saint Landri (✝ 480)
Evêque de Sées martyr 

Saint Lupicin (✝ 480)
Abbé de Condat 

Saint Maimboeuf (✝ 480)
Irlandais venu en Franche-Comté - Pèlerin et ermite - Massacré par des voleurs de grand chemin

Saint Manvieu (✝ 480)
Evêque de Bayeux 

Saint Patient (✝ v. 480)
Evêque de Lyon 

Saint Fauste de Riez (✝ 485)
Abbé de Lérins 

Saint Possesseur (✝ 486)
Evêque de Verdun 

Saint Sidoine Apollinaire (✝ 486)
Ecrivain - Evêque de Clermont 

Saint Auspice de Toul (✝ 487)
Evêque de Toul

Saint Cannat (✝ 487)
Evêque de Marseille 

Saint Aproncule (✝ 488)
Evêque de Clermont-Ferrand 

Saint Marcien  (✝ 488)
Moine à Auxerre

Saint Romain (✝ 489)
Evêque de Metz 

Sainte Céronne (✝ 490)
Evangélisatrice du Perche 

Saint Kerien (✝ v. 490)
Ermite à Querrien en Bretagne

Sainte Ménehould (✝ 490)
Originaire de Saint Dizier en Champagne.

Saint Vaize (✝ 490)
Evêque de Saintes 

Saint Victeur (✝ v. 490)
Evêque du Mans 

Saint Ysile (✝ v. 490)
Evêque de Vienne 

Saint Gaud (✝ 491)
Evêque d'Evreux 

Saint Perpet (✝ 494)
Evêque de Tours 

Saint Basilius (✝ v. 495)
Evêque d'Aix-en-Provence 

Saint Minase (✝ 496)
Abbé de Condat, diocèse de Saint-Claude

Saint Volusien (✝ v. 498)
Evêque de Tours 

   Liste de Saints et Causes Françaises 

 

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lundi 5 août 2013

Liste de Saints Français du 4ème siècle

        51 personnes (ayant une date connue)

Saint Austremoine (✝ v. 300)
Premier évêque de Clermont 

Saints Savinien et Potentien (✝ v. 300)
Evêques de Sens, martyrs

Saint Caprais (✝ v. 303)
fils d'un fonctionnaire romain d'Agen - Martyr martyr au temps de l'empereur Aurélien

Saintes Élénaire et Sponsaire (✝ v. 303)
Vierges et martyres vénérées à Saint-Riquier près d'Amiens, lors de la persécution de Dioclétien.

Saint Gratien d'Amiens (✝ 303)
Jeune berger décapité pour avoir refusé d'adorer les idoles païennes.

Saints Victoric, Gentien et Fuscien  (✝ v. 303)
Exécutés à Amiens sous l'empereur Maximien.

Saint Vincent de Collioure (✝ v. 303)
Martyr honoré à Perpignan 

Sainte Dévote (✝ 304)
Vierge et martyre, martyrisée sous les empereurs Dioclétien et Maximien à Mariana, près de Quercio  - Patronne principale de la Corse

Saints Donatien et Rogatien (✝ v. 304)
Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin.

Saint Julien de Brioude (✝ v. 304)
Soldat à Viennesur le Rhône - Martyrisé à Brioude

Saint Mitre (✝ 304)
Martyr à Aix 

Saint Pélerin d'Auxerre (✝ 304)
Evêque d'Auxerre, martyr 

Saint Genès d'Arles (✝ 308)
Greffier, catéchumène, martyr à Arles 

Saint Léone (✝ 308)
Prêtre - Disciple de saint Hilaire de Poitiers

Saint Paschase (✝ 310)
Evêque de Vienne - Isère

Saint Mellon de Cardiff (✝ 311)
Archevêque de Rouen 

Sainte Savine (✝ 313)
Sœur de saint Savinien 

Saint Verus (✝ v. 314)
Evêque de Vienne 

Saint Avit (✝ 325)
Evêque de Rouen 

Saint Panchaire (✝ v. 346)
Evêque de Besançon 

Saint Eliphe (Elophe) (✝ 362)
Irlandais ou Écossais, martyrisé à Toul

Sainte Florence (✝ 367)
Convertie par saint Hilaire, recluse à Comblé (Celle l'Evescault-86) - Décédée à l’âge de 29 ans

Saint Hilaire de Poitiers (✝ 367)
Evêque de Poitiers - Docteur de l'Eglise 

Saint Lidoire (✝ 371)
Evêque de Tours 

Saint Marcellin d'Embrun  (✝ 374)
Evêque d'Embrun.

Saint Mansuy (✝ v. 375)
Evêque de Toul 

Saint Urbain (✝ v. 375)
Evêque de Langres 

Saint Ursion (✝ 375)
Vénéré dans le diocèse de Troyes.

Sainte Exupérance (✝ 380)
Vierge née à Troyes

Saint Romain (✝ v. 380)
Prêtre – Evangélisateur de la région de Blaye près de Bordeaux

Saint Vincent de Digne (✝ 380)
Deuxième évêque de Digne 

Saint Maur (✝ v. 383)
Evêque de Verdun 

Saint Palais (✝ 384)
Evêque de Bourges 

Saint Allyre (✝ 385)
Evêque de Clermont 

Saint Domnin (✝ 386)
Premier évêque de Grenoble 

Saint Hellade (✝ 387)
Evêque d'Auxerre 

Saints Injurieux et son épouse Scholastique (✝ 388)
Couple en Auvergne.

Saint Népotien (✝ 388)
Evêque de Clermont 

Saint Apothème (✝ 389)
Evêque d'Angers d'origine grecque

Saint Donatien (✝ 389)
Evêque de Reims 

Saint Diogène (✝ 390)
Grec d'origine - Evêque d'Arras 

Saint Just de Lyon (✝ 390)
Diacre de Vienne - Treizième évêque de Lyon

Saint Viateur (✝ v. 390)
Lecteur de l'Eglise de Lyon 

Saint Phébade (✝ v. 393)
Evêque d'Agen 

Saint Vivant (✝ 395)
Evêque de Reims 

Saint Clair (✝ v. 396)
Prêtre - Disciple de saint Martin

Saint Martin de Tours (✝ 397)
Evêque de Tours

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mercredi 7 août 2013

Saint Hilaire de Poitiers (v.310 - 367)

Saint Hilaire de Poitiers

 

Marié, père de Sainte Abre

Evêque de Poitiers

Père de l'Église

Docteur de l'Eglise


 

  Fête le 13 janvier

Déclaré docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851

Il naquit en Poitou, vers 315, de parents païens qui lui donnèrent une bonne formation littéraire et philosophique à Bordeaux. Marié, il eut une fille nommée Abra. Tourmenté par la question du sens de la vie et l’idée de la mort, sa conversion à la foi chrétienne se fit après mûre réflexion. Dans la Bible, il découvrit le nom de Dieu: « Je suis celui qui suis », cette révélation l’enthousiasma. Ensuite dans l’Évangile de Jean, il poursuivit sa recherche par la lecture du Prologue et fut saisi par les mystères de l’Incarnation et de la Résurrection, qui le rassasièrent. Hilaire se fit baptiser. Peu avant 356, à la mort de l’évêque de Poitiers, après avoir été ordonné prêtre, il fut appelé à lui succéder par acclamation du clergé et du peuple. On le sait remarquable théologien ; quant à sa famille, elle se fit un refuge pour les miséreux de Poitiers. Il rencontra saint Athanase d’Alexandrie, héraut du concile de Nicée (325), alors en exil en Gaule à la suite de l'hérésie arienne. Celle-ci avait divisé l’Orient en refusant le dogme de Nicée qui proclamait le Fils comme étant de la même substance que le Père, « consubstantiel » (homoousios, en grec) au Père. L’empereur arien Constance qui avait condamné Athanase à l’exil, vint en Occident pour imposer sa condamnation. Hilaire, ayant pris connaissance des thèses du Concile de Nicée, se rangea du côté de l’évêque et devint défenseur du dogme de la « consubstantialité ». Il réunit un concile à Paris où les évêques se séparèrent des schismatiques. Sommé par la suite de se rendre au synode de Béziers pour y condamner Athanase, il refusa. A son tour il fut condamné à l’exil en Asie Mineure (356) où il se familiarisa avec la théologie de l’Orient. A l’occasion de nombreux contacts avec les évêques, il y découvrit les ravages causés par l’arianisme. Il faut dire que peu d’évêques occidentaux avaient été présents au concile de Nicée, car le problème arien ne se posait pas encore dans nos régions. Hilaire fut le premier occidental à en prendre vraiment conscience. En exil, il écrivit son œuvre maîtresse, le De Trinitate, un monument théologique jamais vu encore en Occident, où avec un infini respect, il aborda à l’aide des paroles malhabiles, comme il dit lui-même, le mystère du Dieu vivant.

Pacifique de nature, il essaya de concilier les points de vue, mais ayant devant lui des adversaires intraitables qui ne respectaient pas les personnes, il échoua. De retour en Gaule, il mit toutes ses forces en œuvre pour obtenir l’excommunication des évêques ariens d’Arles et de Périgueux, tout en maintenant en place les évêques qui reconnurent leurs erreurs, ce qui fut le salut de la Gaule. Ainsi, le zèle ardent d’Hilaire vint à bout de l’hérésie arienne en Occident.

A Poitiers, il rencontra Martin qui lui décrivit les dégâts causés par l’arianisme en Italie. Pour enrayer l’hérésie, il réunit les évêques italiens à Milan, mais sans succès. Déçu, il rentra chez lui. Il rédigea un pamphlet « Contre Maxence » pour dénoncer les interventions de l’empereur Valentinien et de ses prédécesseurs dans le domaine religieux. Ensuite, il se retira dans la méditation et la prière.

Toute sa vie, il demeura un homme simple. Évêque, il possédait l’esprit de décision allié aux qualités de fermeté et de douceur. Il intervint comme modérateur dans les conflits, essayant de ménager la susceptibilité de ses interlocuteurs, tout en leur inspirant confiance et respect.

Certains de ses exposés se terminent en prière. Ce fut là, sans doute, le résultat de ses contacts avec l’Orient. Avec Athanase, il a créé des ponts entre l’Orient et l’Occident et nous pouvons, à juste titre, le considérer comme un passeur entre les communautés qui allaient se déchirer davantage encore dans les siècles à venir. Puisse son intercession influencer le cœur et la pensée de tous ceux qui, des deux côtés, œuvrent aujourd’hui à l’union, en priant l’Esprit Saint. (Source)

 Voir sur La France des Saints

Plus de renseignements :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaire_de_Poitiers

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/421/Saint-Hilaire-de-Poitiers.html

Catéchèse de Benoît XVI  sur Hilaire

Liste de Saints Français du 4ème siècle

 

 

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samedi 10 août 2013

Saint Martin de Tours (316-397)

 

Saint Martin

 

Soldat  Romain

Moine

Evêque de Tours

Apôtre de la Gaule

Né en 316 dans l’actuelle Hongrie 

Décédé le 8 novembre 397à Candes, Indre-et-Loire

Fête le 11 novembre (jour de ses funérailles)

 

 

Le premier livre consacré à l’histoire de saint Martin a été écrit de son vivant, comme pour Mère Térésa ou Jean Paul II. Quand il meurt en 397, Martin, Évêque de Tours, est déjà le saint de la Gaule Romaine. Le catholicisme est alors protégé par les empereurs depuis 80 ans. Il connaît cependant de graves difficultés avec l'arianisme, hérésie répandue d’abord dans l’empire en Orient puis en Occident, qui nie la divinité du Fils, et que certains empereurs favorisent. Les chrétiens gallo-romains vivent alors essentiellement dans les villes. Le monachisme n’est encore connu en Occident que par les récits sur moines d’Egypte

Martin naît à Sabaria (Hongrie actuelle) en 316 de parents païens. Son père, de simple soldat, est devenu tribun, c'est-à-dire général. A l'âge de 10 ans, Martin entre dans une église, s'intéresse à la foi et commence son catéchuménat. Il songe même à aller vivre au désert. Le général, son père, ne l'entend pas de cette oreille et met en application un édit sur l'enrôlement des fils de vétérans. Il fait arrêter son fils par la gendarmerie qui le conduit à l'armée. Martin fait donc son service dans la cavalerie, puis passe à la garde de l'empereur. Il ne dépassera pas le grade de sous-officier.

Le partage du manteau

Simple catéchumène, il se comporte déjà avec humilité, servant lui-même son serviteur. En garnison à Amiens par un hiver de grand gel, il rencontre, à la porte de la ville, un pauvre mourant de froid. N'ayant plus d'argent à lui donner, “ saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partagea sa chlamyde en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste. Quelques-uns des assistants se mettent à rire, car on le trouvait ridicule avec son habit mutilé. ” La nuit, Jésus apparaît à Martin revêtu du demi manteau et dit aux anges qui l'entourent : “ Martin, encore catéchumène, m'a donné son manteau ! ” Cette scène, popularisée par la sculpture, la peinture et le vitrail jusqu'à nos jours, nous est racontée par Sulpice Sévère, dans sa Vie de Saint Martin, une biographie basée sur des matériaux de première main : “ Nous l'avons en partie interrogé nous-même, explique Sulpice Sévère, dans la mesure où il était possible de lui poser des questions, et nous avons enquêté d'autre part auprès des témoins. . . ” La Vie sera augmentée par des Lettres, et des Dialogues compléteront le tout par la voix de ses disciples et donneront la pensée spirituelle du Saint tour à tour soldat, ermite, chef de monastère, évangélisateur, et Évêque. Ces ouvrages seront pendant des siècles des "bestsellers".

Ermite dans le Poitou

Quelques années après l'épisode d'Amiens, Martin obtient de quitter l'armée (il y servait depuis 25 ans), il vient à Poitiers auprès du fameux Hilaire qui lutte contre l'arianisme - ce lui vaut à ce dernier d'être exilé pendant plusieurs années en Orient par le pouvoir impérial. Martin s'installe comme ermite à Ligugé, à quelques kilomètres de Poitiers. Il reçoit le ministère d'exorciste. Il va ensuite retrouver ses parents en Panonnie natale, et sa mère se convertit. Fidèle défenseur de la foi catholique, Martin est persécuté et expulsé par les Ariens. Il subit à nouveau des persécutions dans les environs de Milan où il a établi son ermitage. Il va alors s'installer dans l'île de Gallinaria, sur la côte Ligure. Enfin, à la nouvelle du retour d'exil de saint Hilaire, il rentre en Poitou.

Abbaye à Ligugé

Autour de lui, à Ligugé, Martin voit se rassembler de nombreux disciples qui forment une communauté à la fois de prière monacale et d'évangélisation. Avec eux Martin visite les pauvres et les malades. Homme de prière, il exerce la compassion et guérit les malades, tantôt par de simples remèdes, tantôt par l'huile des malades, et, parfois, par des guérisons extra ordinaires. Martin ressuscite même les morts. Naturellement ces "excès d'enthousiasme" du biographe Sulpice Sévère laissent les historiens sceptiques. Ce qui est certain, c'est que si saint Martin n'avait rien fait de véritablement extraordinaire, on voit mal pourquoi on aurait écrit et diffusé de son vivant un livre sur sa vie. De plus, sa renommée va le faire élire Évêque de Tours en 381, contre les usages de l'époque : il n'était pas du diocèse, il n'était pas un dignitaire gallo-romain. “ C'est la première fois, dit l'historien Michel Rouche (3), qu'un sous-officier romain, et en plus un moine ermite devient Évêque en Gaule ! ”

Evêque de Tours

Les chrétiens de Tours useront d'un stratagème pour attirer Martin. Faisant appel à sa compassion, quelques-uns vont à Ligugé le supplier de venir prier pour un malade. Dès qu'il est sur le territoire de la cité et évêché de Tours, on le fait quasiment prisonnier et on l'emmène à l'église où aussitôt on l’élit évêque. Comme pour saint Ambroise à Milan, cette élection se fait dans un climat proche de l'émeute, et malgré l'opposition des notables gallo-romains.

Evêque et moine : fondation de Marmoutiers

Évêque, Martin n'en demeure pas moins moine : il s'installe une cellule de l'autre côté de la Loire, entre le fleuve et le coteau de Marmoutiers. Peu à peu, quatre-vingt moines le rejoignent en ce lieu. C'est de là qu'à nouveau, Martin évangélise les campagnes, s'attaquant en particulier aux hauts lieux du paganisme rural. Avec son équipe de mission, ils défient la puissance des dieux païens et s'attaquent à leurs temples. Rien de fâcheux ne leur arrivant les païens émerveillés en concluent que le vrai Dieu est celui des chrétiens.

Missions rurales et communautés nouvelles

On a souvent que dit saint Martin avait fondé les paroisses rurales de France. C'est un raccourci qui est en partie vrai, mais qui risque de cacher la vérité. . . Comme l'ont très bien observé le très sérieux J. Fontaine  et Luce Pietri, historien remarquable de Tours, saint Martin a fondé, à l'époque, une "communauté nouvelle" centrée sur la prière certes, mais, tournée vers la compassion et l'évangélisation. Les villages et les campagnes sont évangélisés par ces missionnaires. Quand les conversions se produisent, on fonde sur place une église ou un ermitage et on laisse une petite "succursale" de la communauté nouvelle constituée de moines et de convertis. Avec le temps, elle se transformera en “ paroisse ”.

Ainsi, “ chacun, quel que soit son état, quelle que soit sa mission, et en quelque lieu du diocèse qu'il exerce celle-ci, conserve le sentiment d'appartenir à une communauté dont Martin est l'Abbé autant que l'Evêque. ” Il semble en effet que Martin n'ait pas seulement agrégé des moines, au sens que ce mot revêt aujourd'hui. Autour de lui, se sont également développées diverses formes de vie chrétienne, engagées et communautaires, comme en donnent le témoignage Paulin de Nole et Sulpice Sévère, grands propriétaires de 'Aquitaine.
Une fois convertis, ces notables mariés constituent en effet autour d'eux des communautés laïques et religieuses, vivant selon l'esprit de saint Martin. Cet esprit renvoie en premier lieu à l'amour du prochain (cf le pauvre d'Amiens, et l'homme auquel il donne ses habits dans la sacristie, alors qu'il est évêque, le baiser au lépreux à Lutèce. Cet esprit comprend encore compassion pour les malades, évangélisation, espérance et confiance en l'infinie bonté du Rédempteur, recours à la prière contre les embûches du démon.

Concluons avec Luce Pietri, “ c'est en partie grâce à ses succès de guérisseur qui soulage la souffrance des corps que Martin a conquis son pouvoir de médecin des âmes confiées à sa vigilance sacerdotale. ”     Auteur : Jean Loguevel (Source)

Voir sur La France des Saints
Plus de renseignements :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/13/Saint-Martin-de-Tours.html

Saint Martin par Sulpice Sévère

Liste de Saints Français du 4ème siècle

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mardi 13 août 2013

Saints Français du 3ème siècle

                40 personnes (ayant une date connue)

Saint Ruf d'Avignon (✝ 200)
Premier évêque d'Avignon.

Saint Irénée de Lyon (✝ v. 202)
Disciple de saint Polycarpe de Smyrne -Evêque de Lyon 

Saint Andéol (✝ 208)
Martyr dans le Vivarais 

Saints Ferréol et Ferjeux (✝ 211)
Férréol, prêtre, et Ferjeux, diacre évangélisateurs de la région de Besançon - Martyrs

Saints Félix, Fortunat et Achillée (✝ v. 212)
fondateurs de l'Église de Valence en Gaule - Martyrs

Saint Paracode (✝ 235)
Evêque de Vienne en Dauphiné

Saint Julien du Mans (✝ v. 250)
Premier évêque du Mans

Saint Trophime (✝ v. 250)
Premier évêque d'Arles 

Sainte Reine (✝ 252)
Martyre à Alésia, en Côte d'Or 

Saint Ponce (Pons, Pontius) (✝ 257)
Martyr de Cimiez près de Nice

Saint Privat (✝ 257)
Évêque de Mende et martyr 

Saint Prudent de Narbonne (✝ v. 257)
Archidiacre de Narbonne et martyr 

Saint Germain (✝ 259)
Evêque de Besançon – Martyr                                                        

Saints Cassius et Victorin (✝ v. 260)
Martyrs en Auvergne par les Alamans

Saint Jovinien (✝ 260)
Lecteur et martyr à Auxerre 

Saint Limin(✝ v. 260)
Massacré par le chef barbare Chrocus, roi des Alamans dans la capitale des Arvernes

Saint Antolien (✝ v. 265)
Martyr d'Auvergne                                                             

Saint Patrocle (✝ 273)
Originaire de Troyes en Champagne – Solitaire - Martyr lors de la persécution de l'empereur Aurélien

Saint Reverien (✝ 273)
Evêque d'Autun 

Sainte Colombe (✝ 274)
Jeune fille originaire d’Espagne - Vierge et martyre à Sens 

Saints Marceau et Anastase (✝ 274)
Martyrs dans le Berry 

Sainte Julie (✝ 275)
Son époux et leurs 20 compagnons, martyrs à Troyes en raison de la persécution d'Aurélien

Saint Savinien  (✝ 275)
Martyr à Rilly, près de Troyes en Champagne à l'époque des persécutions de l'empereur Aurélien

Saint Vénérand (✝ 275)
Martyr à Troyes, percé de flèches puis exécuté par le glaive.

Sainte Prothasie (✝ 282)
Vierge et martyre à Senlis

Saints Crépin et Crépinien (✝ 285)
Venus de Rome, se firent cordonniers pour mieux annoncer l'Evangile Martyrs à Soissons 

Sainte Alberte (✝ v. 286)
Martyre sous Dioclétien à Agen, en compagnie de sainte Foy

Saint Just d'Auxerre (✝ 287)
Tué alors qu'il n'avait que 9 - 10 ans

Sainte Macre (✝ v. 287)
martyre à Fismes en Champagne durant la persécution de Dioclétien

Saints Rufin et Valère ( ✝ 287)
Compagnons venus évangéliser la région de Soissons, gardien des greniers à blé - Martyrs à Bazoche dans l'Aisne

Saints Hermès et Adrien (✝ v. 290)
Martyrs à Marseille 

Saint Lucien de Beauvais (✝ 290)
Apôtre du Beauvaisis - Martyr

Sainte Soline (✝ v. 290)
Vierge - Martyre à Chartres

Saint Victor de Marseille (✝ v. 290)
Martyr à Marseille 

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lundi 19 août 2013

Saint Irénée de Lyon ( v. 130-202)

Saint Irénée

 

 

Evêque de Lyon

Père de l’Eglise

Né à Smyrne en Asie Mineure vers les années 130 -135

Décédé en 202 ou 203, peut-être martyr

Fête le 28 juin

 

Irénée était né en Asie Mineure, peut-être à Smyrne, vers 130-135. Dans sa jeunesse, il avait connu le saint Evêque Polycarpe. Au prêtre Florinus qui était tombé dans l’hérésie gnostique, Irénée écrivit : « Je t’ai vu, quand j'étais encore enfant, dans l'Asie inférieure, auprès de Polycarpe ; tu avais une situation brillante à la cour impériale et tu cherchais à te faire bien voir de lui. Car j’ai meilleur souvenir de ces jours d'autrefois que des évènements récents. Ce que l'on a appris dès l'enfance, en effet, se développe en même temps que l'âme, en ne faisant qu'un avec elle. Si bien que je puis dire le lieu où s'asseyait pour nous entretenir le bienheureux Polycarpe, ses allées et venues, le caractère de sa vie et l'aspect de son corps, les discours qu'il tenait à la foule, et comment il racontait ses relations avec Jean, et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, et comment il rapportait leurs paroles, et ce qu'il tenait d'eux au sujet du Seigneur, de ses miracles, de son enseignement, en un mot comment Polycarpe avait reçu la tradition de ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, il était dans tout ce qu'il rapportait d'accord avec les Ecritures. J'écoutais cela attentivement, par la faveur que Dieu a bien voulu me faire, et je le notais non sur du papier, mais en mon cœur, et, par la grâce de Dieu, je ne cesse de le ruminer fidèlement. Je puis témoigner devant Dieu que si le bienheureux vieillard, l'homme apostolique, avait entendu quelque chose de pareil (les doctrines gnostiques), il se serait récrié, il aurait bouché ses oreilles, il aurait dit comme à son ordinaire : O bon Dieu, pour quels temps m'as-tu réservé, faut-il que je supporte de telles choses ! et il aurait fui loin du lieu où, assis ou debout, il aurait entendu de pareils discours. »

L’esprit d’Irénée, formé à l'admiration « des témoins du Verbe de vie », avait donc reçu à un haut degré le culte de la tradition. On comprend que les nouveautés gnostiques aient trouvé en lui un adversaire décidé. La gnose (ce mot grec signifie science, connaissance) prétendait offrir à une élite des connaissances supérieures sur Dieu et l'univers.

Saint Irénée écrivit contre la gnose « La réfutation de la fausse science » qu'on appelle aussi « Adversus hœreses » (Contre les hérésies). Pour vaincre les novateurs, il suffisait presque de révéler leurs doctrines. Mais Irénée cherchait surtout à convertir les gnostiques : « De toute notre âme, nous leur tendons la main, et nous ne nous lasserons pas de le faire. » En face des rêveries morbides de ses adversaires, comme sa théologie apparaît simple, saine et optimiste : « Le Verbe de Dieu, poussé par l'immense amour qu'il vous portait, s'est fait ce que nous sommes afin de nous faire ce qu'il est lui-même. »

Sans négliger la théologie rationnelle, Irénée a exposé avec bonheur l'argument de la tradition : « La tradition des apôtres est manifeste dans le monde entier : il n'y a qu'à la contempler dans toute église, pour quiconque veut voir la vérité. Nous pouvons énumérer les évêques qui ont été institués par les apôtres, et leurs successeurs jusqu'à nous : ils n'ont rien enseigné, rien connu qui ressemblât à ces folies. Car si les apôtres avaient connu des mystères cachés dont ils auraient instruit les parfaits, en dehors et à l'insu du reste (des chrétiens), c'est surtout à ceux auxquels ils confiaient les Églises qu'ils les auraient communiqués. Ils exigeaient la perfection absolue, irréprochable, de ceux qui leur succédaient et auxquels ils confiaient, à leur place, la charge d'enseigner... Il serait trop long... d'énumérer les successeurs des apôtres dans toutes les Églises ; nous ne nous occuperons que de la plus grande et la plus ancienne, connue de tous, de l'Église fondée et constituée à Rome par les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul ; nous montrerons que la tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle a annoncée aux hommes sont parvenues jusqu'à nous, par des successions régulières d'évêques... C'est avec cette Église (romaine), en raison de l'autorité de son origine, que doit être d'accord toute Eglise, c'est-à-dire tous les fidèles venus de partout ; et c'est en elle que tous ces fidèles ont conservé la tradition apostolique

Irénée a écrit aussi un petit livre, « Démonstration de la prédication apostolique. » Il était perdu. On l'a découvert en 1904, dans une traduction arménienne. Dans la controverse sur la date de Pâques, Irénée penchait pour l'usage de l'Asie, qui fêtait la résurrection du Christ le dimanche, et non un autre jour. Mais il tenait aussi à sauvegarder la charité, la tolérance. Il essayait de retenir le pape Victor sur le point d'excommunier les dissidents. Il avait écrit : « Il n'y a pas de Dieu sans bonté. »

Est-il mort martyr ? Il y a dans ce sens une indication du martyrologe hiéronymien, une autre de saint Jérôme et une autre de saint Grégoire de Tours. Les anciens bollandistes (Tillemont, Ruinart) opinaient dans ce sens. Mais on ne peut rien affirmer. (Source)

Voir sur La France des Saints

Plus de renseignements :

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1403/Saint-Irenee-de-Lyon.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ir%C3%A9n%C3%A9e_de_Lyon

Catéchèse de Benoit XVI sur  saint Irénée

Saints Français du 3ème siècle

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mardi 20 août 2013

Saints Français du 2ème siècle

 60 personnes ayant une date connue (liste certainement incomplète)

Saints Blandine, Pothin et leurs 46 compagnons (✝ 177)
Martyrs à Lyon 

Saint Marcel (✝ 177)
Diacre martyrisé à Chalon sur Saône 

Saints Alexandre et Epipode (✝178)
Deux jeunes chrétiens martyrs à Lyon

Saint Bénigne (✝ 178)
Honoré comme martyr à Dijon 

Saint Valérien (✝ 178)
Martyr à Tournus en Bourgogne 

Saints Andoche, Thyrse et Félix (✝ 179)
Martyrs à Saulieu (Côte- d'Or

Saint Symphorien (✝ 180)
Martyr à Autun

Sainte Floride (✝ v. 180)
Jeune martyre à Dijon 

Saints Méduin et Eluan (✝ 198)
Evangélisateurs de la Bretagne

Liste de saints et causes françaises

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mercredi 21 août 2013

Sainte Blandine, saint Pothin et leurs 46 compagnons (✝ 177)

sainte Blandine

 

 

 

Martyrs à Lyon en 177

Fête le 2 juin

Blandine, patronne de la ville de Lyon

 

 

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l’Asie, avait été formé à l’école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.
Pothin, après avoir gagné un grand nombre d’âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens : "Vous le connaîtrez si vous en êtes digne," répondit l’évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui ; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après.
Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d’os et de membres broyés et de chairs calcinées ; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait : "Je suis chrétien !" Ce titre était tout pour lui ; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l’amphithéâtre.
Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.
Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.
Attale, pendant qu’on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement : "Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c’est vous ; quant à nous, nous évitons tout ce qui est mal." On lui demanda comment s’appelait Dieu : "Dieu, dit-il, n’a pas de nom comme nous autres mortels."
Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l’esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l’avaient devancé ; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs ; enfin elle eut la tête tranchée. (Source :
Catholique.org)

Voir sur La France des Saints

Plus de renseignements :

Nominis

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Blandine

http://christroi.over-blog.com/article-32144401.html

Saints Français du 2ème siècle

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