mercredi 2 avril 2014

Des Sanctuaires prient pour la France

DES SANCTUAIRES PRIENT POUR LA fRANCE

Le mercredi 2 avril 2014, des recteurs de Sanctuaires catholiques

lancent un réseau intitulé

"Des sanctuaires prient pour la France ! »

avec en sous-titre une parole du Pape François :

« La politique est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun. »

Origine :

Les chrétiens ont toujours prié pour leur pays, après saint Paul, "Apôtre des nations". Le missel romain en est une expression avec une messe « pour le pays ».

Cette prière pour notre pays a connu une certaine éclipse, même si elle n'a pas totalement disparu. Elle connaît depuis peu un regain d'intérêt parmi les fidèles, encouragée par des textes épiscopaux, comme celui intitulé « Élections : un vote pour quelle société ? », avant les élections législatives de 2012 ; ou par la proposition d'une intention lors de la prière universelle du 15 août 2012, à l'occasion du débat sur la famille et le mariage. De nombreuses initiatives ont alors surgi, tant de la part de sanctuaires ou paroisses que de personnes privées.

Devant ce constat, des recteurs de sanctuaires, qui ont dans le message spirituel de leur pèlerinage, la prière pour la France, selon des modalités variées, se sont interrogés : comment contribuer à ce nouvel élan de la prière pour la France ?

Ils ont donc décidé de créer un réseau de recteurs, ce mercredi 2 avril, anniversaire de la mort du Bienheureux Jean-Paul II, en invoquant son intercession. Il s’agit d’un réseau entre des recteurs de Sanctuaires. Il s'agit de certains sanctuaires ; et la mention de la prière dans le titre indique clairement l'objectif du réseau. 

Les objectifs du réseau de recteurs :

échanger et se partager des initiatives et des outils pastoraux existants,

prolonger ce mouvement de prière pour notre pays, qui en a toujours et sans cesse besoin,

se concerter pour lancer des initiatives communes, chacun restant libre d'y participer ou non,

nourrir et purifier la prière des fidèles,

participer à fonder théologiquement cette prière,

permettre un dialogue avec des initiatives privées de fidèles laïcs, qui pourront y être associés.

Parmi les outils pastoraux partagés entre recteurs, chacun restant entièrement libre de leur utilisation, on peut mentionner :

un logo labellisant la prière pour la France (voir ci-contre),

des structures de veillées de prière, textes de chapelet, textes de prières, comme une prière écrite spécialement pour nous par le cardinal Paul Poupard,

des formations et documents fondant théologiquement la prière pour la France.

Les membres fondateurs du réseau :

Cotignac                                          

Le Puy-en-Velay - ND de France

Le Puy en Velay - St Joseph

L’Ile-Bouchard                

Paray-Le-Monial                            

Paris (Cathédrale Notre-Dame)        

Paris (Notre-Dame des Victoires

Pellevoisin                                        

Pontmain

■  Plus de renseignements :

Père Xavier Malle, coordinateur du réseau « Des Sanctuaires prient pour la France », curé de la Paroisse/Sanctuaire 37220 l’Ile-Bouchard xavier.malle@gmail.com

 

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/04/des-sanctuaires-prient-pour-la-france-.html

 

Posté par saintsdefrance à 15:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


lundi 21 avril 2014

Le décalogue de Jean XXIII : rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de…

 Voici les dix conseils simples que le pape Jean XXIII appliquait chaque jour. Et si nous en faisions autant ?

 1 . Rien qu'aujourd'hui, j'essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre les problèmes de toute ma vie.

2 . Rien qu’aujourd’hui, j'accorderai le plus grand soin à mon apparence et à agir de manière courtoise ;
je ne critiquerai personne, je ne prétendrai redresser ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
 
3 . Rien qu'aujourd'hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci se plient à tous mes désirs.

4 . Rien qu'aujourd'hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l'âme.

5 . Rien qu'aujourd'hui, je ferai une bonne action et n'en parlerai à personne.
 
6 . Rien qu'aujourd'hui, j'accomplirai au moins une chose que je n'ai pas envie de faire, et si on m'offense,  je  n’en dirai rien à personne.

7 . Rien qu'aujourd'hui, je serai heureux, dans la certitude d'avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l'autre monde mais également dans celui-ci.

8 . Rien qu'aujourd'hui, j'établirai un programme détaillé de ma journée. 
Je ne m'en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. 
Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l'indécision.

9 . Rien qu'aujourd'hui, je croirai fermement  - même si les circonstances prouvent  le contraire - que la Providence de Dieu s'occupe de moi comme si personne d'autre n'existait au monde.

10 . Rien qu'aujourd'hui, je n’aurai aucune crainte.
Et tout particulièrement je n'aurai pas peur d'apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

Je suis en mesure de faire le bien pendant toute une journée, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Article publié par Mercabá, traduit par Elisabeth de Lavigne

sources: Aleteia

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dimanche 27 avril 2014

Canonisations équipollentes

En quoi consiste cette procédure spéciale, la “canonisation équipollente” qui "a toujours été présente dans l’Église et qui est mise en œuvre régulièrement, à défaut de l’être fréquemment" ?

 Le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des saints, l’a expliqué dans "L'Osservatore Romano" du 12 octobre 2013 :

"Pour cette forme de canonisation, d’après la doctrine de Benoît XIV, trois éléments sont nécessaires :

1- la possession ancienne d’un culte ;

2- l’attestation constante et répandue des vertus ou du martyre par des historiens dignes de foi ;

3- la réputation ininterrompue d’accomplissement de prodiges".

Et le cardinal Amato de poursuivre :

"Si ces conditions sont remplies – c’est encore la doctrine du pape Benoît XIV,  Prospero Lambertini – le souverain pontife peut, de sa propre autorité, procéder à la 'canonisation équipollente',
c’est-à-dire à l’extension à l’Église universelle de la récitation de l’office divin et de la célébration de la messe [en l’honneur du nouveau saint],
sans aucune sentence formelle définitive, sans aucun processus juridique préalable, sans accomplissement des cérémonies habituelles"
.

En effet le pape Lambertini lui-même  énumère douze cas de saints qui avaient été canonisés de cette façon avant son pontificat (1740-1758).

Il s’agit de : Romuald (canonisé en 1595),
Norbert (1621),
Bruno (1623),
Pierre Nolasque (1655),
Raymond Nonnat (1681),
Étienne de Hongrie (1686),
Marguerite d’Écosse (1691),
Jean de Matha et Félix de Valois (1694),
Grégoire VII (1728),
Wenceslas de Bohême (1729),
Gertrude de Helfta (1738).

Ensuite, toujours dans "L'Osservatore Romano" du 12 octobre dernier, le cardinal Amato énumère également les "canonisations équipollentes" qui ont eu lieu après le pontificat de Benoît XIV :

Pierre Damien et Boniface martyr (canonisés en 1828) ;

Cyrille et Méthode de Thessalonique (1880) ;

Cyrille d’Alexandrie, Cyrille de Jérusalem, Justin martyr et Augustin de Cantorbéry (1882) ;

Jean Damascène et Sylvestre abbé (1890) ;

Bède le vénérable (1899) ;

Éphrem le Syrien (1920) ;

Albert le Grand (1931) ;

Marguerite de Hongrie (1943) (par Pie XII)

Grégoire Barbarigo (1960)  (par Jean XXIII)

Jean d’Avila ainsi que Nicolas Tavelic et ses trois compagnons martyrs (1970) (par Paul VI)

Marc de Križevci, Etienne Pongrácz et Melchior Grodziecki (1995)   (par Jean Paul II)

Comme on peut le constater, Jean-Paul II, bien qu’il ait à lui seul proclamé plus de saints et de bienheureux que tous ses prédécesseurs réunis – à partir de l’époque où les papes se sont réservé ce pouvoir – n’a eu recours qu’une seule fois à la procédure de la "canonisation équipollente".

De même Benoît XVI ne l’a utilisée qu’une seule fois, pour Hildegarde de Bingen, proclamée sainte le 10 mai 2012.

En revanche le pape François a déjà employé cette procédure exceptionnelle à trois reprises.

Le 9 octobre 2013 pour Angèle de Foligno (1248-1309)

le 17 décembre suivant, pour le jésuite Pierre Favre (1506-1546).

le 2 avril 2014 pour le jésuite Anchieta, sœur Marie Guyart (Marie de l'Incarnation) et l’évêque François de Montmorency-Laval.

En pratique, il n’y a que Léon XIII qui ait employé cette modalité spéciale davantage que le pape actuel ne l’a fait en une seule année de pontificat.
Il y a recouru un peu plus fréquemment, même si c’est au cours d’une période de vingt ans (entre 1880 et 1899) et s’il l’a appliquée à des personnalités du premier millénaire de l’ère chrétienne, à la seule exception de Sylvestre abbé, qui vivait au lointain XIVe siècle.

En somme, le pape François, même s’il aime la simple appellation d’évêque de Rome, exerce pleinement les prérogatives qui lui reviennent en sa qualité de souverain pontife de l’Église universelle, y compris en ce qui concerne la politique de canonisations.

Or cette politique est particulièrement délicate parce que, d’après la doctrine actuellement en vigueur et en dépit des opinions contraires que l’on trouve chez les théologiens, les canonisations engagent –contrairement aux béatifications – le magistère infaillible de l’Église.

En effet, lorsque le motu proprio "Ad tuendam fidem" de Jean-Paul II a été promulgué, en 1998, il a été accompagné d’une “Note doctrinale" présentée en annexe et signée par celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger.
Dans cette note "les canonisations des saints" sont citées de manière explicite parmi "les doctrines proposées infailliblement" par l’Église "de manière définitive", en même temps que d’autres doctrines telles que l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes, l’illicéité de l’euthanasie, l’illicéité de la prostitution et de la fornication, la légitimité de l’élection d’un pape ou de la célébration d’un concile œcuménique, la déclaration de Léon XIII relative à l’invalidité des ordinations anglicanes.

Remarque : Voilà pourquoi, dans ce domaine, on peut également considérer comme spectaculaire la décision prise par le pape François de procéder à la canonisation de Jean XXIII - le 27 avril - selon la procédure ordinaire, mais sans qu’un miracle attribué à l’intercession de celui-ci et survenu après sa béatification ait été vérifié canoniquement.

Il s’agit là d’une dérogation particulièrement éclatante.
C’est précisément dans l’exercice de son pouvoir de souverain pontife que François a décidé que pour canoniser Angelo Roncalli, il n’était pas nécessaire, à titre tout à fait exceptionnel, qu’il y ait eu un miracle et que la constante réputation de sainteté qui entoure la personne de Jean XXIII ainsi que la “fama signorum” - c’est-à-dire les grâces qu’on lui attribue et qui continuent à faire l’objet de témoignages, même si aucune d’entre elles n’a été certifiée canoniquement en tant que miracle en bonne et due forme - seraient suffisantes.

En pratique, sur ce point aussi, François a utilisé au maximum le pouvoir pontifical dont il dispose en tant que chef de l’Église universelle, pour prendre une décision qui paraît être sans précédent dans le domaine des causes de canonisation concernant des personnes n’ayant pas subi le martyre.

Source http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350746?fr=y

Posté par saintsdefrance à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]