samedi 7 novembre 2015

Liste chronologique des saints représentés en médaillons

Ste BLANDINE + 177

St IRENEE vers 130-202

St DENIS + 250

St HILAIRE v.310-367

St MARTIN 316-397

Ste QUITTERIE 5ème siècle environ

Ste CELINE + 460

Ste GENEVIEVE vers 420-500

St REMI vers 437-533 Ste CLOTILDE vers 474-545

St CESAIRE vers 470-543

St ELOI vers 588-659

Ste ODILE vers 660 - 720

Ste SOLANGE + 880

St ODILON 962-1049

St ROBERT DE LA CHAISE DIEU v1001- 1067

St BERNARD DE CLAIRVAUX 1090-1153

St JEAN DE MATHA 1160-1213

St DOMINIQUE vers 1170-1221

St LOUIS 1214-1270

St YVES 1253-1303                                                 

St ELZEAR 1285-1323 Bse DELPHINE 1282-1360

St ROCH 14ème siècle

Ste ROSELINE de VILLENEUVE + 1329

BX URBAIN V 1310-1370

St PIERRE DE NARBONNE + 1391

Bx JEAN DE GAND + 1439

Ste JEANNE D'ARC 1412-1431

Ste COLETTE 1381-1447

Bx AMEDEE 1435-1472

Bx ALAIN DE LA ROCHE 1428-1475

Ste JEANNE DE FRANCE 1464-1505

Ste GERMAINE 1579-1601

St FRANÇOIS DE SALES 1567-1622

St GUILLAUME COURTET 1589-1637

Bx CASSIEN 1607-1638 Bx AGATHANGE 1598-1638

Ste JEANNE DE LESTONNAC 1556-1640

St PIERRE FOURIER 1565-1640

St JEAN-FRANCOIS REGIS 1597-1640

Ste JEANNE DE CHANTAL 1572-1641

YVES NICOLAZIC 1591-1645                                          

St ISAAC JOGUES 1607-1646

Bx ALAIN DE SOLMINIHAC 1593-1659

St VINCENT DE PAUL 1581-1660

Ste LOUISE DE MARILLAC 1591-1660

GASPARD RICARD

Ste MARIE de L'INCARNATION 1599-1672

St JEAN EUDES 1601-1680

Ste MARGUERITE-MARIE 1647-1690

Ste MARGUERITE BOURGEOIS 1620-1700

St LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT 1673-1716

St JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE 1651-1719

Ste JEANNE DELANOUE 1666-1736

St BENOIT LABRE 1748-1783

Bx JEAN-MARTIN MOYE 1730-1793

Bx P.L. DE LA ROCHEFOUCAULD (1744-1792) et 190 cons

Bx GUILLAUME REPIN(1709-1794)et ses 98 Compagnons

Bx NOEL PINOT 1747-1794

16 Bses CARMELlTES DE COMPIEGNE + 1794

Ste JULIE BlLLlART 1751-1816                                          

Vble LOUIS-MARIE BEAUDOUIN 1765-1835

St ANDRE-HUBERT FOURNET 1752-1834

St JOSEPH MARCHAND 1803-1835

Bse CATHERINE JARRIGE 1754-1836

St PIERRE BORIE 1808-1838

St JEAN-GABRIEL PERBOYRE 1802-1840

St PIERRE CHANEL 1803-1841

Bx PIERRE-FRANCOIS JAMET 1762-1845

Ste MARIE-MADELEINE POSTEL 1758-1846

Bx GUILLAUME-JOSEPH CHAMINADE 1761-1850

Bse ANNE-MARIE JAVOUHEY 1779-1851

Ste EMILIE DE RODAT 1787-1852

Vble JACOB LIBERMANN 1803-1852

Ste EMILIE DE VIALAR 1797-1856

St AUGUSTE CHAPDELAINE 1814-1856

St JEAN-MARIE VIANNEY, curé d'Ars 1786-1859

St EUGÈNE DE MAZENOD 1782-1861

St THEOPHANE VENARD 1829-1861

Vble PAULINE JARICOT 1799-1862

St BENILDE ROMANCON 1805-1862                             

St MICHEL GARICOITZ 1797-1863

Bx JACQUES-DESIRE LAVAL 1803-1864

Ste MADELEINE-SOPHIE BARAT 1779-1865

St LOUIS BEAULIEU 1840-1866

St PIERRE-JULIEN EYMARD 1811-1868

Bse EUGENIE SMET 1825-1871

Ste CATHERINE LABOURE 1806-1876

Ste JEANNE JUGAN 1792-1879

Bx ANTOINE CHEVRIER 1826 -1879

Ste BERNADETTE SOUBIROUS 1844-1879

Ste THERESE COUDERC 1805-1885

Bse MARIE-THERESE de SOUBIRAN 1834-1889

Sts LOUIS MARTIN 1823-1894  ZELIE MARTIN1832-1877

St JACQUES BERTHIEU 1838-1896

Ste THERESE de L'ENFANT JESUS 1873-1897

Bx JOSEPH-MARIE CASSANT 1878-1903

Bse ELISABETH DE LA TRINITE 1880-1906

Bx CHARLES DE FOUCAULD 1858-1916

Vble ANNE DE GUIGNE 1911-1922

Bx DANIEL BROTTIER 1878-1936                                   

Bx MARCEL CALLO 1921-1945

Vble MARTHE ROBIN 1902-1981         

 TOUSSAINT

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mardi 10 novembre 2015

Ouverture de l’Année Saint Martin 316-2016

Ouverture de l’Année Saint Martin 2016… 10 novembre - 11 novembre 2015

Cette « année martinienne » correspond au 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin.

Elle débutera mardi 10 novembre, à Tours,  video de l'ouverture
et sera ouverte, officiellement, le 11 novembre après-midi
,
en la cathédrale Saint-Gatien, par Mgr Aubertin, archevêque de Tours.

Au cours des 24h qui précèderont, les fidèles, passants, curieux… pourront découvrir les différentes facettes de saint Martin à travers différentes animations proposés dans plusieurs lieux.

En voici le programme :

MARDI 10 NOVEMBRE

17h30 : vêpres à la cathédrale Saint-Gatien

18h : rassemblement devant la cathédrale puis déambulation, avec des lampions, jusqu’à la Basilique Saint-Martin, sur le thème du « partage du manteau ». Cette déambulation s’adresse tout particulièrement aux familles ayant de jeunes enfants.

Une déambulation ouverte à tous comme nous l’indique Alain Chachay, Secrétaire général de l’archevêché…

Plus de renseignements :

Voir le site du diocèse de Tours consacré à cette année :
   calendrier des manifestations, informations diverses

Et aussi : http://www.saintmartin-tours.fr/

 

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jeudi 12 novembre 2015

Saint Martin, l'apôtre des Gaules

ARTICLE   FAMILLE CHRETIENNE

| 02/11/2015 | Numéro 1973 |

  Par Charles-Henri d’Andigné

Le 17e centenaire de la naissance de saint Martin commence le 11 novembre.
Personnage atypique, il fut un évêque intrépide, fondateur des racines chrétiennes de la France.

Saint Martin est avant tout un soldat. Impossible de le comprendre si l’on ignore cet aspect du personnage. Martin – le prénom que lui avait donné son père, officier de l’armée romaine – est d’ailleurs un dérivé de Mars, le dieu de la guerre.

Né en 316 à Sabaria, en Hongrie actuelle, il devient lui-même officier à 15 ans, contre son gré, son père l’y ayant obligé.
Martin est un officier singulier, qui reçoit son esclave à sa table, qu’il sert et dont il nettoie les chaussures, à la grande joie de ses camarades qui se moquent de lui, moqueries qu’il accueille en souriant, comme il le fera toute sa vie.
En 355, il démissionne. Il a 38 ans et va enfin pouvoir se consacrer à Dieu.
C’est qu’entre-temps, il est devenu chrétien, sans qu’on sache très bien comment.
Il rejoint Hilaire à Poitiers, évêque qui lutte contre l’arianisme, et devient rapidement son disciple. « Hilaire a décelé chez Martin un don extrême de discernement des esprits et une faculté rare de démasquer et combattre les démons », note sa biographe Anne Bernet. Il n’est pas le seul à avoir repéré son talent et sa piété.

Acclamé comme évêque

371. Mort de saint Lidoire, l’évêque de Tours. La population veut élire Martin, comme il est de coutume alors, mais celui-ci refuse, s’estimant indigne d’une telle fonction.
Il entend rester moine à Ligugé, où il s’est installé.
Un habitant éploré vient alors le voir : sa femme est très malade, pourrait-il venir à son chevet ? Plein de compassion, l’infortuné moine sort sans méfiance de son monastère : il est happé par la foule et acclamé comme évêque. Martin n’a plus le choix.
Il n’y a que ses pairs, les évêques voisins, pour s’offusquer de son ordination.
C’est vrai qu’avec ses habits sales et ses cheveux hirsutes, il ne fait pas très prélat… Ordonné, il ne changera rien à ses habitudes vestimentaires, ni à sa vie austère.

À l’époque, l’évêque est dans la société un personnage de premier plan.
Il joue un rôle religieux mais aussi civil, assume tous les problèmes de la cité.
Certains retiennent surtout l’aspect politique de leur charge, obéissant servilement au pouvoir et menant grand train. Telle n’est pas l’intention de Martin, dont le projet est aussi simple que démesuré : évangéliser tant et plus.

Évangéliser les campagnes païennes

La tâche est gigantesque, Martin ne l’ignore pas.
Si les villes ont été christianisées, les campagnes sont demeurées païennes (d’où le mot « paysan »).
Et l’évêque sait que son clergé n’est pas à la hauteur, incapable d’évangéliser parce que trop ignorant lui-même.
Rompant avec la solitude à laquelle il était si attaché, il appelle auprès de lui, dans son ermitage de Marmoutier, non loin de Tours, des jeunes gens qu’il va former.

Pour ces derniers, dont la plupart sont d’origine patricienne, le choc est rude ; ils sont loin du confort qu’ils ont connu dans leur enfance.
La vie est dure à Marmoutier, la discipline sévère et l’existence ascétique.
Tout est mis en commun, personne ne possède quoi que ce soit.
Habillé de tuniques en poil de chèvre ou de chameau, on mène une vie de prière.
Martin prépare le clergé de demain.

Pour évangéliser, l’évêque ne fait pas dans la dentelle. Il se rend dans les villages païens, où l’on pratique l’idolâtrie, et il attend les gens à la sortie des temples.
Là, il prêche l’Évangile. Il n’hésite pas à démolir les sanctuaires locaux, temples ou arbres sacrés.
Un jour, Martin déracine un pin sacré, très révéré par les Gaulois, qui tombe à l’exact opposé de l’endroit où il aurait dû tomber. Médusés, les païens se convertissent en masse.

Le prélat ne se contente pas de démolir. Une fois l’ancien temple à terre, il reconstruit : des églises, des monastères, des abbatiales, qui vont devenir les pôles d’attraction des populations rurales et donner naissance à des villages.
 L’ancien officier s’inspire de son expérience militaire. De même que l’armée romaine laissait des camps de base pour conserver la région gagnée sur l’adversaire et continuer à avancer, de même l’évêque quadrille-t-il le terrain conquis avec ce qui deviendra des paroisses.

Un homme de prière

Où l’évêque puisait-il cette énergie étonnante ? « Saint Martin fut l’évêque et le pasteur zélé qu’il convient d’imiter par la pratique de la charité, résumait saint Jean XXIII
On peut même dire qu’il ne fut un si prodigieux homme d’action que parce qu’il était avant tout homme de prière. […]
Une fois élevé à l’épiscopat, le serviteur de Dieu demeura tel qu’il avait été auparavant et portait la dignité de l’évêque sans pour autant abandonner le genre de vie et la vertu du moine. »

La postérité royale de saint Martin

Réputé de son vivant pour ses pouvoirs thaumaturgiques, Martin, après son passage au Ciel, redouble d’activité pour soulager les personnes affligées qui affluent à Tours, sur son tombeau qui devient rapidement, dès le Ve siècle, le plus important lieu de pèlerinage de la Gaule.

Saint Martin et la ville de Tours acquièrent donc très vite une place privilégiée dans la chrétienté gauloise et franque. Saint Grégoire évoque déjà, à la fin du VIe siècle, l’existence d’une communauté de moines à la basilique de Tours.
Forte du prestige du lieu, cette communauté refuse le modèle bénédictin qui se répand en Gaule à partir du milieu du VIIIe siècle, avec le soutien des Carolingiens.
La réforme bénédictine est finalement imposée à tous les monastères par le concile d’Aix-la-Chapelle en 817 : ceux qui la refusent doivent devenir des collégiales.
C'est le cas de Saint-Martin de Tours : les moines deviennent alors des chanoines, tout en conservant un abbé à leur tête.
Dès le milieu du IXe siècle, la charge abbatiale échoit à des laïcs, notamment Robert le Fort, ancêtre d’Hugues Capet qui doit probablement son surnom au fait que sa famille est anciennement liée à la « chapelle » de Tours, où le manteau (la « chape » ou la « cape ») de saint Martin est vénéré.

Déjà estimé par les Mérovingiens et les Carolingiens comme le plus grand saint des Gaules, Martin est aussi considéré à un titre particulier comme le patron de la dynastie capétienne. 

 

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