Dans sa lettre encyclique " La splendeur de la Vérité ", le pape Jean Paul II écrit entre autres :
" Aucun homme ne peut se dérober aux questions fondamentales : Que dois-je faire ? comment discerner le bien du mal ? la réponse n'est possible que grâce à la splendeur de la vérité qui éclaire les profondeurs de l'esprit humain "
" la splendeur de la Vérité se reflète dans toutes les œuvres du créateur et, d'une manière particulière, dans l'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu ".

Le Concile Vatican II et le Catéchisme de l'Eglise catholique, quant à eux, disent :
" En vertu de leur dignité, tous les hommes …sont tenus … à chercher la vérité, celle tout d'abord qui concerne la religion "
" Ce devoir ne contredit pas un respect sincère pour les diverses religions qui apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes ".
" Dieu a placé en l'homme une aspiration à la Vérité et au bien que Lui seul peut combler " .

Tous les saints sont des chercheurs de vérité et ils s'émerveillent quand ils la rencontrent chez les autres.  

Charles de Foucauld nous parle de sa quête de la vérité avant sa conversion :
" Mon Dieu, vous me conserviez le goût de l'étude, des lectures sérieuses, des belles choses, le dégoût du vice et de la laideur. Je faisais le mal mais ne l'approuvais ni ne l'aimais. Vous me faisiez sentir un vide douloureux, une tristesse que je n'ai jamais éprouvé qu'alors ( … ) Quelles grâces intérieures !  ce besoin de solitude, de recueillement, de pieuses lectures, ce besoin d'aller dans vos églises, moi qui ne croyais pas en vous, ce trouble de l'âme, cette angoisse, cette recherche de la Vérité, cette prière :  " Mon Dieu, si vous existez, faites-le moi connaître ".

De même, au 20 ème siècle, Madeleine Delbrêl, contemplative et active en milieu ouvrier dans la banlieue communiste d'Ivry, nous fait part de son cheminement spirituel lors de sa conversion :
" Je rencontrai des camarades catholiques qui mêlaient à toutes les discussions, aux projets et aux souvenirs, des paroles, des mises au point de Jésus-Christ. Le Christ, ils auraient pu avancer une chaise pour lui, il n'aurait pas semblé plus vivant … à les rencontrer souvent pendant plusieurs mois, je ne pouvais plus honnêtement, laisser non pas leur Dieu, mais Dieu dans l'absurde … Je décidai de prier … Depuis, lisant et réfléchissant, j'ai trouvé Dieu ; mais en priant, j'ai vu que Dieu me trouvait et qu'Il est la Vérité vivante, et qu'on peut l'aimer comme on aime une personne ".

Au 19 ème siècle, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre en milieu ouvrier, constate avec joie :
" Il y a des personnes qui sentent la Vérité naturellement et l'acceptent avec joie et bonheur dès qu'elles la voient ; ces personnes ont plus l'esprit de Dieu que les grands savants, théologiens, qui ne peuvent y arriver que par des raisonnements et des déductions à n'en plus finir.
Dieu a mis dans certaines âmes un sens spirituel et pratique qui renferme plus de bon sens et d'esprit de Dieu qu'il y en a dans la tête des plus grands savants
".Et Jésus lui-même ne dit-il pas dans l'Evangile : " Je te bénis, Père, d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux tout petits ".

Dans l'Evangile, Jésus parle souvent de la Vérité.
 Dans saint Jean, écoutons simplement comment Jésus se présente à nous :
 " Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ".
" Je suis la Lumière du monde, qui me suit ne marche pas dans les ténèbres ".

Les amis de Jésus se sont laissés envahir par sa lumière de Vérité.
Donnons la parole à quelques-uns d'entre eux :

Monseigneur Elchinger  déclare :
" Moi, je ne veux pas être dans le vent, mais dans la Vérité ".
" On est porteur d'espérance dans la mesure où l'on est en même temps porteur de vérité ".

Saint Augustin écrit :
" Ce soleil divin qui illumine notre esprit,…est aussi celui qui réchauffe notre cœur ; la Vérité est douceur, beauté, tendresse, rassasiement ".

Saint Thomas d'Aquin, explique :
" Ce n'est pas l'amour où la haine des personnes qui nous dicte le choix de nos opinions, mais la  certitude de la Vérité ".  

Plus près de nous, André Frossard, écrivain converti au catholicisme, lors d'une conférence à notre Dame de Paris en 1976, s'écrie :
 " Votre religion, chrétiens, est d'une véracité absolue et stupéfiante, et cela jusque dans le plus infime détail, jusqu'à la dernière virgule et au dernier mot de l' Evangile ".

Quant à Louis Leprince Ringuet, scientifique français, il nous dit :
" Je trouve tellement de grandeur dans le message du Christ ; je trouve une telle sagesse révolutionnaire dans l'amour des autres, dans le dépassement auxquels convie le Christ ; je trouve une telle force dans l'Evangile pour briser les carapaces d'égoïsme, de routine, de lâcheté qui nous recouvrent à longueurs de journées ; je trouve une telle grandeur dans la prière et la communion des vivants et des morts, dans la possibilité pour chacun de nous, même au milieu des difficultés, même immobilisés sur un lit d'hôpital, d'intervenir en faveur des autres ; je trouve une telle vie dans l'attitude chrétienne d'espérance devant les épreuves … j'y trouve un tel stimulant pour la recherche, la science, et aussi pour les progrès intellectuels, spirituels, qui me permettent d'aller vers plus de vérité ; enfin, je trouve dans le message évangélique un tel potentiel de dépassement, de joie et d'audace, un tel sens à la vie, que le message porte pour moi un sceau de vérité".

Terminons sur ces mots que nous livre une mère de famille, médecin, canonisée par Jean Paul II, Jeanne Beretta Molla :
 " L'homme, qui a toujours besoin de voir, de toucher, de sentir, ne se laisse pas facilement gagner par une parole.
Bien parler seulement n'entraîne pas, mais montrer l'exemple, oui.
Il faut être des témoins vivants de la grandeur et de la beauté du christianisme.
Rendre la vérité visible dans sa personne même, rendre la vérité aimable en s'offrant soi-même comme un exemple attirant, et si possible, héroïque
".