samedi 21 novembre 2009

La Tendresse de Dieu

POUR DEVENIR SAINTS, LAISSONS-NOUS ENVAHIR PAR LA TENDRESSE DE DIEU POUR CHACUN DE NOUS

Dans l’Ancien Testament, déjà, Dieu nous révèle la tendresse qu’il a pour les hommes
On a souvent tendance à penser que dans l'Ancien Testament Dieu se présente avant tout comme un Dieu vengeur, prenant plaisir à châtier les péchés des hommes.
La petite Thérèse de Lisieux, dans son carmel, a su y découvrir un Dieu qui n'est qu'amour et miséricorde et elle en a tressailli de joie.
Comme elle, laissons notre cœur se dilater en partant à la rencontre de ce Dieu d'amour à travers quelques exemples :

Dans l'Exode chapitre 34, Dieu se définit lui-même à Moïse sur le mont Sinaï comme un Dieu d'amour : " Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité ". Il lui dit aussi : " Tu diras aux israélites : vous avez vu comment Je vous ai porté sur des ailes et vous ai fait arriver jusqu'à moi ?

Par ses prophètes, Dieu ne cesse de rappeler la tendresse qu'Il a pour l'homme :

Dans Isaïe chapitre 43, c'est avec une infinie douceur que Dieu nous parle : " Ne crains pas, car Je t'ai racheté, Je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi … tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et Je t'aime ".

Dans Jérémie chapitre 31, Dieu semble comme s'étonner lui-même de sa tendresse pour nous : " Ephraïm est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces, Je doive toujours penser à lui, et que mes entailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? "

Dans Osée chapitre 11, Dieu rappelle combien Il a tout fait pour son peuple, et à travers lui, pour chacun de nous : " Moi, pourtant, J'apprenais à marcher à Ephraïm, Je les prenais dans mes bras, et ils n'ont pas compris que je prenais soin d'eux ! Je les menais avec de douces attaches, avec des liens d'amour. J'étais pour eux comme celui qui élève un nourrisson tout contre sa joue, Je me penchais sur lui et lui donnais à manger ".

Dans Michée chapitre 6, c'est le prophète lui-même qui rappelle la loi d'amour que Dieu nous donne : " On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu ".   

Les psaumes nous parlent de cette tendresse que Dieu nous porte.
Citons simplement le psaume 103 : " C'est Yahvé qui pardonne toutes tes offenses, qui te couronne d'amour et de tendresse…comme est la tendresse d'un père pour ses fils, tendre est Yahvé pour qui le craint ".

Le nouveau Testament confirme bien-sûr cette tendresse de Dieu pour nous

Dans l'Evangile Luc chapitre 1, le cantique de Zacharie nous redit le plan d'amour de Dieu sur l'homme pécheur, en la venue de son Fils : " L'œuvre de la miséricordieuse tendresse de notre Dieu nous amènera d'en haut la visite du Soleil Levant ".

La première épître de Saint Jean chapitre 4, nous dit : " Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est Lui qui nous a aimé le premier ".

Et dans Jean chapitre 15, l'évangéliste nous rappelle les belles paroles de Jésus qui résument l'amour de Dieu pour sa créature : " Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime …c'est ainsi que Je vous ai aimé ".

Quant à la parabole de l'enfant prodigue, elle nous dépeint magnifiquement l'amour du cœur de Dieu qui guette son enfant pécheur avec une tendresse débordante : " Comme il était encore loin, son père l'aperçut et courut à sa rencontre ".

Depuis les chrétiens, à travers les siècles, font l’expérience de cette tendresse de Dieu

Le prêtre et poète autrichien Angelus Silesius écrit : " Rien ni personne n'est plus beau que moi puisque Dieu, la beauté même, est tombé amoureux de moi ".

Et l'écrivain Daniel Ange, dans un langage prophétique et poétique, note :
" A besoins nouveaux, saints nouveaux. Nous voilà entrés dans l'ère de la sainteté des paumés. Temps de la grande misère, temps de la grande miséricorde… De moins en moins un saint sera un étalon de perfection, et de plus en plus un enfant du pardon… De la race du bon larron. La beauté d'un saint n'est pas la beauté d'un mannequin, mais celle d'un visage blessé… plus un être porte un handicap lourd, plus ce poids le précipite au fond du cœur de Dieu …Ce message de folle espérance, qui donc le criera dans les déserts de notre monde atrocement sous-alimenté ? "   

Tournons nos regards vers un jeune délinquant du 20 ème siècle : Jacques Fesch.

Le jésuite André Manaranche nous dit à son sujet : " Le cas de Jacques nous invite à révéler la tendresse de Dieu à ceux qui n'en n'ont pas la moindre idée ".

Rappelons brièvement que ce jeune père de famille est condamné à mort et guillotiné à l'âge de 27 ans en 1957 pour avoir tué un policier et blessé grièvement quelqu'un qui essayait de l'arrêter lors d'une tentative de vol à main armée.
En prison, il entre peu à peu en lui-même et se tourne vers  Dieu, conscient de la gravité de ses actes et bouleversé du mal qu'il a fait aux victimes, à leurs familles et aux siens.
Il fait alors une ascension d'amour étonnante. Écoutons quelques-unes de ses dernières paroles :

" Comme un Père généreux, le Seigneur me fortifie, me comble de grâces toutes puissantes, et jalonne mon chemin de croix, de reposoirs odorants qui me font désirer d'aller vite le rejoindre …miséricorde infinie je suis sauvé presque malgré moi. Au lieu de mourir stupidement, je vais pouvoir offrir ma mort pour tous ceux que j'aime. Tout aboutit toujours à l' amour de Jésus. Je prie spécialement la Sainte Vierge à laquelle son Fils m'a confié … Je suis heureux ".
Près de 2000 ans après, Jacques est à nouveau le bon larron au calvaire. Il s'est laissé envahir par la tendresse de Dieu pour lui.

Citons en conclusion la phrase de Tim Guénard, cet enfant abandonné par sa mère, battu par son père, devenu chef de bande, qui passe de la haine à l'amour grâce à plusieurs rencontres lumineuses sur son chemin, en particulier celle du père Thomas Philippe.
Dans son livre : "  plus fort que la haine ", il dit de celui-ci :
" Il doit être à l'image de Dieu qui descend sans cesse un cran plus bas, pour que le mec qui dégringole lui tombe dans les bras ".

Posté par saintsdefrance à 13:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]