samedi 25 décembre 2010

SOYONS ATTENTIFS A LA PRESENCE DE DIEU AU PLUS PROFOND DE NOTRE CŒUR

                           Noël   ...     Dieu s'est fait homme !
Ces mots renferment à eux seuls tout le mystère de notre foi.
Nous ne finirons jamais d'en découvrir le sens profond.
Dieu vient lui-même nous révéler la profondeur de son amour pour chaque homme, son désir d'union intime avec chacun de nous.

Monseigneur Gaidon, ancien évêque de Cahors, écrit dans son livre " Un Dieu au cœur transpercé " :
" Le message du Christ est appelé à descendre de l'intellect dans le cœur …
tout homme est appelé à découvrir le message de l'amour sur le visage de Jésus mais aussi au plus intime de lui-même. Une vérité qui s'imposera à ceux qui oseront s'aventurer à la recherche de leur propre cœur.
Un secret qui se dévoilera à ceux qui s'engageront sur le chemin de la sainteté évangélique ".

Dans l'Evangile, dans Luc chapitre 17, Jésus répond aux pharisiens qui lui demandent quand viendra le Royaume de Dieu :
" Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous ! "

Le Catéchisme de l'Eglise Catholique enseigne :
" L'entrée en oraison consiste … à habiter la maison du Seigneur que nous sommes, éveiller la foi pour entrer en la présence de Celui qui nous attend, faire tomber nos masques et retourner notre cœur vers le Seigneur qui nous aime ! "

Pour le frère Carme Laurent de la Résurrection, au 17 ème siècle, cuisinier de sa communauté à Paris " L'exercice de la présence de Dieu est le chemin le plus court et le plus facile pour arriver à la sainteté ".
Il nous explique en quoi il consiste :
" Il n'est pas nécessaire d'être toujours à l'église pour être avec Dieu (…)
Il faut rentrer dans son cœur pour s'y entretenir avec Lui (…)

Ne vous contraignez pas par des règles ou des dévotions particulières, accoutumez-vous peu à peu à lui offrir votre cœur de temps en temps dans la journée, parmi vos ouvrages, à tout moment si vous le pouvez ".

" Il n'y a qu'à reconnaître Dieu intimement présent à nous, à nous adresser à tout moment à lui, pour Lui demander son secours, pour connaître sa volonté dans les choses douteuses et pour bien faire celles que nous voyons qu'Il nous demande de faire (…)

C'est grandement se tromper de croire que le temps de l'oraison doit être différent de l'autre : Nous sommes aussi étroitement obligés d'être unis à Dieu par l'action, dans le temps de l'action, que pendant le temps de l'oraison
".

 

Elisabeth de la Trinité(Bienheureuse), carmélite à Dijon, décédée en 1906, comprend très jeune que la vie d'intimité avec Dieu n'est pas réservée aux religieux et aux religieuses mais qu'elle est offerte à tout le monde.
Voici quelques extraits de lettres écrites à sa famille ou à ses amis :

" Une seule chose est nécessaire, Marie a choisi la meilleure part qui ne lui sera point ôtée.
Cette meilleure part
, qui semble être mon privilège en ma bien-aimée solitude du carmel, est offerte par Dieu à toute âme de baptisé.
Il vous l'offre, chère madame, parmi vos soucis et vos sollicitudes maternelles.
Croyez que toute sa volonté est de vous amener toujours plus loin en lui, livrez-vous à Lui avec toutes vos préoccupations
". 

" Ce ciel, cette maison de notre Père, il est au centre de notre âme …Lorsque nous sommes à notre centre le plus profond, nous sommes en Dieu.
N'est-ce pas que c'est simple, que c'est consolant ? A travers tout, parmi les sollicitudes maternelles, tandis que tu es toute à tes enfants, tu peux te retirer en cette solitude pour te livrer à l'Esprit Saint, afin qu'Il te transforme en Dieu (…) Il faut que tu te bâtisses comme moi une petite cellule au-dedans de ton âme.
Tu penseras que le Bon Dieu est là, et tu y entreras de temps en temps ; lorsque tu sens tes nerfs, que tu es malheureuse, vite, sauve-toi là et confie tout cela à Dieu
".

" Il faut prendre conscience que Dieu est au plus intime de nous et faire tout avec Lui ;
Alors on n'est jamais banal, même en faisant les actions les plus ordinaires, car on ne vit pas en ces choses, on les dépasse
".

 

Le pasteur Roger de Taizé, lui aussi nous invite à nous tourner vers notre hôte intérieur :
" Dieu de tout amour, souvent nous oublions que nous portons en nous la présence du feu de l'Esprit Saint.
Mais Tu connais notre condition humaine, Tu sais que nous pouvons être oublieux.
Et Tu nous donnes de nous tenir simplement en Ta présence, dans une toute humble attente ".
" Esprit Saint … c'est avant tout par le cœur que Tu nous donnes de pénétrer le mystère de Ta vie au-dedans de nous (…) Esprit Saint, mystère d'une présence, au fond de nos espérances comme de nos peines, Ta voix se fait entendre ".

 " Se tenir en présence de l'Esprit Saint dans de longs silences intérieurs, même s'il semble que rien ne se passe dans l'immédiat, donne de mûrir les décisions quotidiennes comme les grandes décisions de toute une existence (…)
Quand le poids d'un découragement t'accable au point de délaisser le Christ, tarderas-tu à rejoindre au cœur de ton cœur l'oasis intérieure, ce lieu d'intimité où Dieu est tout ? ".

 Quant à Madeleine Delbrêl, assistante sociale en milieu ouvrier, elle nous rappelle que vivre en présence de Dieu ne nous éloigne pas des autres, bien au contraire :
"Si le jaillissement de la présence de Dieu en nous s'exhausse dans le silence et la solitude, elle nous laisse posés, mêlés, radicalement unis à tous les hommes qui sont faits de la même terre que nous."

 Essayons d'être attentifs à la présence de Dieu au fond de notre cœur, il pourra alors infuser en nous un peu de sa sainteté et nous pourrons nous exclamer avec le curé d'Ars :
" Que la pensée de la sainte présence de Dieu est douce et consolante ! … Jamais on ne se lasse, les heures coulent comme des minutes … Enfin, c'est un avant goût du ciel ! "

 

 

 

Posté par saintsdefrance à 09:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]