dimanche 15 août 2010

MARIE

CONFIONS-NOUS A MARIE NOTRE MÈRE :
ELLE NOUS MONTRE  LE CHEMIN  DE LA SAINTETÉ

Les saints ont dit des choses admirables sur Marie et malgré cela, ils s'écrient, selon les propres paroles de Grignon de Montfort, le grand apôtre de Marie au 17-18 ème siècle : " Que la hauteur de ses mérites … ne se peut apercevoir ; que la largeur de sa charité ne se peut mesurer ; que la grandeur de sa puissance, qu'Elle a jusque sur un Dieu même, ne se peut comprendre ; et enfin, que la profondeur de son humilité et de toutes ses vertus et ses grâces, qui sont un abîme, ne se peut sonder …Il n'y a pas un petit enfant qui, en bégayant " l'Ave Maria ", ne la loue ; il n'y a guère de pécheurs qui, en leur endurcissement même, n'aient en Elle quelque étincelle de confiance ".

Aussi, le franciscain Maximilien Kolbe, au 20 ème siècle, fondateur de la Milice de l'Immaculée,  n'hésite pas à dire  : " Si vous désirez vraiment devenir un saint, rappelez-vous que la sainteté et la persévérance, dépendent de la dévotion à la Très Sainte Vierge ".

Marie est notre Mère. Elle veut nous conduire à Jésus et faire de nous des saints. Le théologien Karl Rahner rappelle avec finesse : " Trop de chrétiens ont tendance à faire du christianisme une idéologie, une abstraction. Et les abstractions n'ont pas besoin de mère ! "

Louis Marie Grignon de Montfort, dans son " Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge " dit clairement : " Pour aller au Père Eternel, il faut aller à Jésus ; pour aller à Jésus, il faut aller à Marie … Marie est de tous les moyens pour avoir Jésus, le plus assuré, le plus aisé, le plus court et le plus saint " … " c'est par Elle que Jésus-Christ nous est venu, et c'est par Elle que nous devons aller à Lui. Si nous craignons d'aller directement à Jésus-Christ notre Dieu, ou à cause de sa grandeur infinie, ou à cause de notre bassesse, ou à cause de nos péchés, implorons hardiment l'aide et l'intercession de Marie notre Mère : Elle est bonne, Elle est tendre ; il n'y a en Elle rien d'austère ni de rebutant, rien de trop sublime et de trop brillant ; en la voyant, nous voyons notre pure nature. Elle n'est pas le soleil qui, par la vivacité de ses rayons pourrait nous éblouir à cause de notre faiblesse ; mais Elle est belle et douce comme la lune, qui reçoit sa lumière du soleil et la tempère pour la rendre conforme à notre petite portée. Elle est si charitable qu'elle ne rebute personne de ceux qui demandent son intercession, quelques pécheurs qu'ils soient ; car, comme disent les saints, il n'a jamais été ouï dire, qu'aucun n'ait eu recours à la Sainte Vierge avec confiance et persévérance, et en ait été rebuté. Elle est si puissante que jamais elle n'a été refusée dans ses demandes ; Elle n'a qu'à se montrer devant son Fils pour Le prier : aussitôt Il reçoit, aussitôt Il accorde. Il est toujours amoureusement vaincu … par les prières de sa très Sainte Mère ".
 
Saint Bernard
, au 12 ème siècle, le chantre de Marie dit aussi : " Efforçons-nous de monter vers le Sauveur par la même voie qu'Il a suivi pour venir jusqu'à nous … Quand on suit Marie, on ne dévie pas, quand on la prie, on ne désespère pas, quand on pense à Elle, on ne s'égare pas ".

Séraphin de Sarov
, prêtre et starets russe du 18-19 ème siècle, recommande de recourir souvent à l'intercession de Marie : " N'oublie pas qu'à côté du Fils de Dieu, tu possèdes une avocate infatigable, une plaideuse invincible pour les pécheurs les plus endurcis ".

Et la jeune laïque Claire de Castelbajac, décédée en 1975, écrit à une amie :
" Fais confiance à la Sainte Vierge et habitue-toi à la savoir présente à toute heure à côté de toi. Et plus tu la sais présente, plus Elle se rapproche de toi. Avec ça, tu ne peux échapper au rayonnement de sa sérénité et de sa paix ".

Nous reconnaissons assez facilement que Marie est notre Mère mais nous pensons, devant ses grandeurs incommensurables, que sa sainteté est inaccessible pour nous. Écoutons ce que nous en dit une petite sainte bien connue, déclarée docteur de l'Eglise : Thérèse de Lisieux :
" Tout ce que j'ai entendu prêcher sur Marie ne m'a pas touchée … Que les prêtres nous montrent donc ses vertus praticables ! c'est bien de nous parler de ses prérogatives, mais il faut surtout qu'on puisse l'imiter. Elle aime mieux l'imitation que l'admiration et sa vie a été si simple ! " … " Ce qui me fait du bien, quand je pense à la Sainte Famille, c'est de m'imaginer une vie toute ordinaire … Les femmes du pays venaient parler à la Sainte Vierge familièrement … "  " Pour qu'un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle … je suis sûre qu'elle devait être toute simple. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable … dire qu'Elle vivait sa foi comme nous, en donner des preuves par l'Évangile … par exemple : " Ses parents étaient dans l'admiration de ce qu'on disait de Lui " ; cette admiration suppose un certain étonnement … " " On sait bien que la Sainte Vierge est la reine du ciel et de la terre, mais Elle est plus Mère que reine et il ne faut pas dire … qu'Elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! que cela est étrange ! une mère qui ferait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi, je pense tout le contraire : je crois qu'Elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus. C'est bien de parler de ses prérogatives, mais il ne faut  pas dire que cela … qui sait si quelque âme n'irait même pas jusqu'à sentir alors un certain éloignement pour une créature tellement supérieure et ne se dirait pas : " si c'est cela, autant aller briller comme on pourra dans un petit coin ! ".

Concluons avec Élisabeth de la Trinité, jeune carmélite comme Thérèse :
" Marie me semble imitable, plus qu'aucune autre sainte, sa vie était si simple ; rien qu'à la regarder, je me sens apaisée ".

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jeudi 22 août 2013

Marie Reine de tous les saints et des familles

Bienheureuse Vierge Marie, reine par le service et l'amour

 AUDIENCE GÉNÉRALE

Castel Gandolfo   Mercredi 22 août 2012

 

Chers frères et sœurs,

c’est aujourd’hui la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie invoquée sous le titre de «Reine».

C’est une fête d’institution récente, même si l’origine et la dévotion en sont anciennes: elle fut établie en effet par le vénérable Pie XII, en 1954, au terme de l’Année mariale, et sa date fut fixée au 31 mai (cf. Lett. enc. Ad caeli Reginam, 11 octobris 1954: AAS 46 [1954], 625-640).

En cette circonstance, le Pape déclara que Marie est Reine plus que toute autre créature par l’élévation de son âme et par l’excellence des dons reçus.

Elle ne cesse d’offrir tous les trésors de son amour et des attentions à l’humanité (cf. Discours en honneur de Marie Reine, 1er novembre 1954).

A présent, après la réforme post-conciliaire du calendrier liturgique, elle a été placée huit jours après la solennité de l’Assomption pour souligner le lien étroit entre la royauté de Marie et sa glorification corps et âme à côté de son Fils.
Dans la Constitution sur l’Eglise du Concile Vatican II nous lisons: «Marie fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils» (Lumen gentium, n. 59).

Telle est l’origine de la fête d’aujourd’hui: Marie est Reine parce qu’elle est associée de façon unique à son Fils, tant sur le chemin terrestre, que dans la gloire du Ciel.

Le grand saint de Syrie, Ephrem le Syrien, affirme, à propos de la royauté de Marie, qu’elle découle de sa maternité:
Elle est Mère du Seigneur, du Roi des rois (cf. Is 9, 1-6) et elle nous indique Jésus comme notre vie, notre salut et notre espérance.

Le serviteur de Dieu Paul VI rappelait dans son exhortation apostolique Marialis Cultus: «Dans la Vierge, tout se rapporte au Christ et tout dépend de lui : c’est pour lui que Dieu le Père, de toute éternité, l’a choisie comme Mère toute sainte et l’a parée de dons de l’Esprit à nul autre consentis» (n. 25).

Mais demandons-nous à présent: que veut dire Marie Reine?
Est-ce seulement un titre uni aux autres, la couronne, un ornement parmi d’autres?
Qu’est-ce que cela veut dire?
Qu’est-ce que cette royauté?
Comme on l’a déjà dit, c’est une conséquence du fait qu’elle est unie au Fils, qu’elle est au Ciel, c’est-à-dire en communion avec Dieu; elle participe à la responsabilité de Dieu pour le monde et à l’amour de Dieu pour le monde.

Il y a une idée vulgaire, commune, de roi ou reine: ce serait une personne ayant du pouvoir, de la richesse.
Mais ce n’est pas le type de royauté de Jésus et de Marie.
Pensons au Seigneur: la royauté et le fait d’être roi pour le Christ est mêlé d’humilité, de service, d’amour: c’est surtout servir, aider, aimer.

Rappelons-nous que Jésus a été proclamé roi sur la croix avec cette inscription écrite par Pilate: «roi des juifs» (cf. Mc 15, 26).
A ce moment-là sur la croix, il est montré qu’Il est roi; et comment est-il roi?
En souffrant avec nous, pour nous, en aimant jusqu’au bout, et ainsi, il gouverne et crée la vérité, l’amour, la justice.

Ou pensons aussi à cet autre moment: lors de la Dernière Cène il se penche pour laver les pieds des siens.
Donc la royauté de Jésus n’a rien à voir avec celle des puissants de la terre.
C’est un roi qui sert ses serviteurs; ainsi l’a-t-il démontré pendant toute sa vie.

Et il en est de même pour Marie: elle est reine dans le service à Dieu à l’humanité, elle est reine de l’amour qui vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein du salut de l’homme.

A l’ange elle répond: Me voici, je suis la servante du Seigneur (cf. Lc 1, 38), et dans le Magnificat, elle chante: Dieu a vu l’humilité de sa servante (cf. Lc 1, 48).
Elle nous aide.
Elle est reine précisément en nous aimant, en nous aidant dans chacun de nos besoins; elle est notre sœur, humble servante.

Et ainsi, nous sommes déjà parvenus à ce point: comment Marie exerce-t-elle cette royauté de service et d’amour?
En veillant sur nous, ses fils: les fils qui s’adressent à Elle dans la prière, pour la remercier ou pour lui demander sa protection maternelle et son aide céleste, peut-être après avoir égaré la route, opprimés par la douleur ou par l’angoisse à cause des tristes et durs événements de la vie.

Dans la sérénité ou dans l’obscurité de l’existence, nous nous adressons à Marie, en nous confiant à son intercession constante, afin qu’elle puisse nous obtenir de son Fils toutes les grâces et miséricordes nécessaires dans notre pèlerinage le long des chemins du monde.

Nous nous adressons avec confiance à Celui qui gouverne le monde et a en main les destins de l’univers, au moyen de la Vierge Marie.

Depuis des siècles, elle est invoquée comme céleste Reine des cieux; huit fois, après la prière du saint Rosaire, elle est implorée dans les litanies de Lorette comme Reine des anges, des patriarches, des prophètes, des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges, de tous les saints et des familles.

Le rythme de ces antiques invocations et prières quotidiennes, comme le Salve Regina, nous aident à comprendre que la Sainte Vierge, comme notre Mère auprès de son Fils Jésus dans la gloire du Ciel, est toujours avec nous, dans le déroulement quotidien de notre vie.

Le titre de Reine est donc un titre de confiance, de joie, d’amour.
Et nous savons que celle qui a en partie en mains les destinées du monde est bonne, nous aime et nous aide dans nos difficultés.

Chers amis, la dévotion à la Vierge est un élément important de la vie spirituelle.
Dans notre prière, nous ne manquons pas de nous adresser à Elle avec confiance.
Marie ne manquera pas d’intercéder pour nous auprès de son Fils.
En tournant notre regard vers Elle, imitons sa foi, sa pleine disponibilité au projet d’amour de Dieu, son accueil généreux de Jésus.
Apprenons à vivre de Marie.
Marie est la Reine du ciel proche de Dieu, mais elle est également la mère proche de chacun de nous, qui nous aime et écoute notre voix.
Merci pour votre attention. (Source : Vatican)

 

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