samedi 6 mars 2010

Mois de mars : mois de SAINT JOSEPH

Pour mieux comprendre notre vocation à la sainteté tournons nos regards vers Saint Joseph modèle de simplicité et discrétion

 

Lors de la fête de saint Joseph artisan, le 1er mai 1955, Pie XII déclare :

" Il ne pouvait y avoir de meilleur protecteur pour vous aider à faire pénétrer dans vos vies l'esprit de l'Évangile, que saint Joseph … De même si vous voulez être près du Christ, nous vous répétons aujourd'hui encore : " allez à Joseph".

Avant lui, au 18 ème siècle, en Italie, Léonard de Port Maurice, prédicateur franciscain, enseigne : " Dieu a voulu que les hommes de tout état et de toute condition aient quelque chose de commun avec saint Joseph, afin qu'ils aient tous une confiance particulière en lui ".  

Joseph est le saint au destin le plus étonnant. Il est l'époux de Marie, le père du Fils de Dieu et exerce toute sa vie l'humble métier de charpentier dans le silence et la pauvreté. Les saints nous aident à mieux comprendre cette vie à la fois si glorieuse et si obscure.

Alphonse de Liguori, docteur de l'Église au 18 ème siècle, s'exclame : " Grand saint Joseph, je me réjouis que Dieu vous ait jugé digne d'occuper ce poste éminent où, constitué le père de Jésus, vous avez vu se soumettre à votre autorité celui dont le ciel et la terre exécutent les ordres ; puisqu'un Dieu voulut vous obéir, moi je veux me mettre à votre service, vous honorer et vous aimer ".

François de Sales écrit : " O grand saint Joseph, époux très aimé de la Mère de Dieu, hé, combien de fois avez-vous porté l'amour du ciel et de la terre entre vos bras … Votre âme fondait d'aise lorsque Jésus prononçait tendrement à vos oreilles que vous étiez son grand ami et son cher père bien-aimé "…

et il ajoute : " C'est entre Joseph et Marie que Jésus est venu parmi les hommes et c'est là que Jésus veut nous rencontrer ".

Jean Eudes, prêtre fondateur au 17 ème siècle, note : " Marie et Joseph ne font qu'un seul cœur, car, pour la première fois, deux êtres d'une pureté, d'un courage, d'une inspiration exceptionnelle, sont unis par les liens du mariage dont le sens profond, depuis le commencement, est l'unité d'une communion ".

Charles de Foucauld s'abîme dans la contemplation de la sainte famille :

" O mon père et ma mère ! ô sainte Vierge et saint Joseph ! …que d'amour, que d'adoration dans vos yeux et dans vos cœurs !…Vous comblez tous deux l'enfant Jésus de caresses et de tendresses …Vos cœurs ne cessent d'être noyés et perdus dans l'amour "…" Faites que ma vie se conforme à la vôtre, ô parents bénis ! qu'elle se passe comme la vôtre à adorer Jésus et à agir pour lui ".  

Le père carme Joseph de Sainte Marie, nous dit : " C'est en regardant le visage de Joseph que Jésus enfant a appris à prononcer ce nom de "père" et que son cœur de chair en a découvert la signification humaine ".

Le pape Pie XI nous explique : " Par une vie de fidélité absolue dans l'accomplissement du devoir quotidien, Joseph a laissé un exemple à tous ceux qui doivent gagner leur pain par le travail manuel, et a mérité d'être appelé le Juste, modèle vivant de cette justice chrétienne qui doit régner dans la vie sociale ".

Bossuet fait cette remarque : " Joseph a mérité les plus grands honneurs parce qu'il n'a jamais touché à l'honneur : l'Église n'a rien de plus illustre parce qu'elle n'a rien de plus caché ".

Monsieur Olier, fondateur des sulpiciens au 17 ème siècle, va jusqu'à dire :

 " Saint Joseph fut donné à la terre pour exprimer sensiblement les perfections

de Dieu le Père " …" Le Père s'étant choisi ce saint pour en faire son image,

Il lui donne avec Lui une ressemblance de sa nature invisible et cachée ".

 

Les saints se sont adressés à saint Joseph avec confiance afin d'obtenir le secours nécessaire dans tous leurs besoins matériels et spirituels :

Saint Bernard constate : " Il y a des saints qui ont le pouvoir de protéger dans certaines circonstances, mais il a été accordé à saint Joseph de secourir dans toutes espèces de nécessités, et de défendre tous ceux qui recourent à lui avec des sentiments de piété ".

Thérèse d'Avila, la grande réformatrice du Carmel, renchérit : " Je ne me souviens pas d'avoir jamais adressé à saint Joseph une prière qu'il ne l'ait exaucée … Les autres saints semblent avoir reçu de Dieu le pouvoir de nous assister dans une nécessité spéciale. Mais ce glorieux saint, je le sais par expérience, nous assiste dans tous nos besoins. Notre Seigneur veut nous faire comprendre que, s'il a été soumis sur la terre à celui qu'il appelait son père …Il répond également au ciel à toutes ses prières … Je voudrais persuader toutes les âmes qu'elles doivent porter de la dévotion à ce glorieux saint. Il fait progresser d'une manière admirable les âmes qui se recommandent à lui".  

Léonard de Port Maurice affirme : " Jésus fait tout pour Marie car Il est son Fils, Marie obtient tout en sa qualité de Mère et Joseph peut tout en sa qualité de juste, d'époux et de père ".

Sainte Bernadette prend saint Joseph comme père après la mort de son père terrestre ; elle aime dire : " Maintenant, mon père c'est Joseph " et elle rajoute :

" Quand on ne sait pas prier, on s'adresse à saint Joseph ". Elle demande à ce grand saint " la grâce d'aimer Jésus et Marie comme ils veulent être aimés ".

André Doze, prêtre, note dans son livre "Joseph, Ombre du Père" : " De même que l'Église a, lentement, réalisé la maternité de Marie, elle doit, peu à peu, réaliser la paternité de Joseph, retrouver les traces de l'obéissance de Jésus, accepter les exercices pratiques en descendant à Nazareth où nous attend la simplicité divine".

Demandons à Joseph de nous aider à comprendre que, pour devenir saints, il faut accomplir son devoir quotidien, humblement, au jour le jour, là où le Bon Dieu nous a mis, sans chercher les voies extraordinaires ou originales.

 

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mercredi 1 mai 2013

Joseph nous montre que notre travail participe à la croissance de la sainteté en nous

De Bénédicte Ducatel dans Magnificat, mai 2013 (n°246)

Imaginer Joseph en ce premier jour du mois de mai, c’est le voir debout dans son atelier, penché sur une planche avec un rabot à la main, érodant les imperfections du bois jusqu’à le rendre doux, lisse et apte à son utilisation.

Cette image nous donne à voir dans le travail du bois  une parabole de la vie spirituelle : Joseph ajuste le bois à son usage comme Dieu ajuste Joseph à sa volonté.

Joseph nous apprend à nous tenir simplement sous la main de Dieu.

Il nous invite à comprendre que le travail que nous effectuons chaque jour est le lieu où Dieu nous rejoint pour nous émonder et nous perfectionner selon son bon vouloir.
Quoique nous fassions, cela participe à la croissance de la sainteté en nous.

Aucun travail ne peut prétendre à avoir plus de valeur qu’un autre, il nous est donné pour y éprouver la présence de Dieu.

C’est au cœur de notre travail que nous apprenons l’écoute et la patience, que nous mettons en œuvre la charité et l’attention aux autres.
C’est là que nos aspérités de caractère se dévoilent et sont érodées, c’est là aussi que nos qualités se développent et sont mises au service des autres.

La figure de Joseph travaillant dans son atelier ne doit pas nous faire oublier qu’il a aussi connu l’exil, l’inquiétude du lendemain et, sans doute, l’absence de travail. Là encore, il est un modèle d’abandon à la Providence et de persévérance.

En tout, Joseph est serviteur de la charité divine. N’hésitons pas à nous mettre à son école, si simple et si fructueuse.

                                                            Bénédicte Ducatel, Magnificat

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