dimanche 3 avril 2016

Volonté de Dieu et sainteté

C'EST EN AYANT, JOUR APRES JOUR, LA FERME VOLONTÉ DE FAIRE LA VOLONTÉ DE DIEU QUE NOUS DEVIENDRONS DES SAINTS

 Nous avons du mal à comprendre ce que signifie faire la volonté de Dieu.
Cette volonté nous fait peur, il nous semble qu'elle nous empêche de nous épanouir, d'être nous-mêmes.
Or le saint curé d'Ars nous dit :
" Dieu nous aime plus que le meilleur des pères, plus que la mère la plus tendre. Nous n'avons qu'à nous soumettre et à nous abandonner à sa volonté, avec un cœur d'enfant ".  

Dans l'Evangile, dans Jean chapitre 4, Jésus lui-même déclare :
" Ma nourriture c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé ".
Dans la prière du Notre Père, Jésus nous enseigne à demander sans cesse au Père : que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Dans Matthieu 7, il affirme :
" Ce n'est pas celui qui dit Seigneur, Seigneur qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père céleste ".
Et dans Matthieu 12, Jésus nous dit que l'accomplissement de cette volonté de Dieu nous fait entrer dans une relation intime d'amour avec Lui :
" Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère
".

Dans ses écrits, François de Sales consacre de nombreuses pages sur  la volonté de Dieu :
" Pensez souvent que tout ce que nous faisons a sa vraie valeur en fonction du degré de conformité que nous avons avec la volonté de Dieu, si bien qu'en mangeant et buvant, si je le fais parce que c'est la volonté de Dieu que je le fasse, je suis plus agréable à Dieu que si je souffre la mort sans cette intention ".

Le Père Chevignard, théologien dominicain note :
" Les grands transports peuvent être trompeurs, mais l'accomplissement, avec beaucoup d'amour, de la volonté quotidienne de Dieu ne trompe pas "… "
Ce qui compte, ce n'est pas de trouver une route extraordinaire, c'est d'aimer celle que Dieu nous destine, et d'y être dans ses mains avec une parfaite docilité "…"
Celui qui est vraiment abandonné à la volonté du Père des cieux, est emporté par le vent de l'Esprit.
Il pourra faire toute sa vie des choses que le monde appelle "petites" et pourtant, il sera grand aux yeux de Dieu : Thérèse de Lisieux, qui a été proclamée patronne universelle des missions, en est un bel exemple
".   

Le bienheureux Edouard Poppe, jeune prêtre belge décédé en 1924 à l'âge de 33 ans, célèbre par ses qualités de directeur spirituel, écrit :
" Voici la sainteté en peu de mots : Aimer la volonté de Dieu. La volonté de Dieu c'est Dieu lui-même …Vos devoirs d'états, votre croix d'état … sont les voies régulières de la sainteté, car ils sont l'infaillible réalisation de la volonté de Jésus sur vous ".

Le pape saint Jean XXIII écrit aussi :
" Le commencement de la sainteté est mon complet abandon à la sainte volonté du Seigneur, même dans les petites choses".

 Quant à Mère Teresa, elle affirme elle aussi :
" La sainteté ne consiste pas à mener à bien des choses extraordinaires.
Elle consiste à accepter avec le sourire ce que Jésus nous envoie.
Elle consiste  à accepter et  à  suivre la volonté de Dieu ".

Sœur Faustine, l’apôtre de la Miséricorde Divine, béatifiée et canonisée par le pape Jean Paul II,  insiste beaucoup sur le lien entre l’accomplissement de la volonté de Dieu et la sainteté, voici un extrait de son Petit Journal :
Toute tendance à la perfection et toute sainteté consistent à accomplir la volonté de Dieu.
Le parfait accomplissement de la volonté divine, c’est la maturité dans la sainteté. Ici, il n’y a pas de place pour le doute.
” (666)  Source

De nos jours, en quoi consiste cette volonté de Dieu si importante pour nous ? Voici quelques exemples et conseils :

Jeanne Beretta Molla, cette mère de famille du 20  ème siècle canonisée par Jean Paul II, note :
" Pour l'heure, je suis fermement décidée : vivre en chaque instant la volonté de Dieu, et vivre dans la joie ".  
Après sa mort, son époux Pierre dira d'elle :
" Tu n'as rien fait d'exceptionnel, pas de pénitences exceptionnelles, tu as bien compris et mis en pratique tes devoirs de jeune, d'épouse, de mère, de médecin avec une pleine disponibilité aux plans et à la volonté du Seigneur, avec un esprit et le désir de sainteté pour toi et pour les autres ".

Madeleine Delbrel nous invite au silence et au recueillement pour arriver à discerner la volonté de Dieu dans notre vie :
"Il nous faut le silence pour faire la volonté de Dieu, le silence prolongé par cette autre disposition de nous-même que nous amputons tellement…ou que nous méprisons par ignorance : le recueillement.
Il nous faut " recueillir " les traces, les indices, les invitations, les ordres de la volonté de Dieu, comme le cultivateur recueille sa récolte dans la grange, comme le savant recueille le fruit d'une expérience". (Source) ("La Joie de croire", Seuil, coll. "Livre de Vie", 1995 - p120)

Chiara Lubich, fondatrice des Foccolari, a cherché à expliciter avec un brin de poésie ce que pouvait signifier faire la volonté de Dieu de nos jours au quotidien   :
« Dieu était comparable au soleil. Un rayon parti du soleil aboutissait à chacune de nous : la volonté de Dieu sur chacune, sur une compagne, sur une autre, sur moi.
Un seul soleil, mais de nombreux rayons, et tous étaient des “rayons de soleil ”.
Un seul Dieu, une volonté unique, particulière sur chacune, même si c’était chaque fois la volonté de Dieu.
Il s’agissait pour nous d’avancer dans notre propre rayon, sans jamais en sortir.
Et avancer dans le temps qui nous était imparti. 
Il n’était pas question de perdre notre temps à épiloguer sur le passé, ou à rêver à l’avenir, mais d’abandonner le passé à la miséricorde de Dieu, puisqu’aussi bien il n’était plus en notre pouvoir.
Quant à l’avenir, nous le vivrions pleinement dès qu’il deviendrait présent. 
Seul le présent était entre nos mains.
Pour que Dieu règne dans nos vies, il était indispensable de concentrer, dans le moment présent, nos esprits, nos cœurs et nos forces à l’accomplissement de sa volonté. (…)
Pour atteindre Dieu, nous devons accomplir sa volonté avec soin, dans le présent, car le temps passe tout seul.
Cela ne devait pas être si difficile de comprendre quelle était la volonté de Dieu.
Elle se manifestait par le moyen de nos supérieurs, de l’Écriture, du devoir d’état, des circonstances, des inspirations, etc.
Éclairées et soutenues, instant par instant, par l’amour de Dieu, nous devons être en mesure de construire notre sainteté.
Ou, plus exactement, quand nous faisons la volonté d’un Autre – Dieu lui-même –, c’est lui qui construit en nous sa sainteté.
Faire la volonté de Dieu ne signifie donc pas seulement “se résigner”, comme souvent on le croit.
C’est en réalité la plus grande aventure divine qui puisse échoir à quelqu’un : non pas suivre sa propre volonté étriquée, ses projets limités, mais plutôt suivre Dieu et accomplir le dessein qu’il a pour chacun de ses enfants.
Un dessein divin, inimaginable, infiniment riche.
Faire la volonté de Dieu nous a fait découvrir une voie de sainteté faite pour tous.
Puisque chacun peut la vivre, n’importe où, quelle que soit sa situation ou sa vocation, la volonté de Dieu est une carte d’accès à la sainteté pour les foules.
(Source)

Pour conclure, faisons nôtre cette prière de Soeur faustine extraite de son Petit Journal
"Ô Dieu éternel, (…) multiplie en nous ta miséricorde (…) pour que nous nous soumettions avec grande confiance à  ta Sainte Volonté qui est l’amour et la miséricorde même. (950)

 

Posté par saintsdefrance à 10:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]