mercredi 6 avril 2016

IL FAUT DU COURAGE POUR VIVRE EN CHRETIEN ET AVANCER VERS LA SAINTETE

Monseigneur Grante écrit :
 " Le grand adversaire du catholicisme, c'est la peur. Tandis que l'on est capable de la plus grande énergie pour arriver à une situation, pour surmonter une épreuve, ou même pour se procurer du plaisir, on se laisse gouverner par la crainte quand il s'agit d'affirmer ou de pratiquer sa foi ".  

Dans le Psaume 27, le psalmiste s'écrie :

" Espère Yahvé, prends cœur et prends courage, espère Yahvé ".

Dans l'Evangile, Jésus nous dit dans Jean, chapitre 16 :
" Dans le monde vous aurez à souffrir, mais prenez courage, j'ai vaincu le monde ".

En lisant la vie des saints, on reste impressionné par leur courage et cela, dans les situations et les vocations les plus diverses.
Que ce soit dans les œuvres de charité, le martyre, dans l'accomplissement de l'humble devoir d'état au jour le jour, leur vie est pour nous un stimulant et un réconfort.
Arrêtons simplement nos regards sur quelques modèles de sainteté de notre époque :

René et Georges Petit sont deux frères atteints de myopathie. Ils ont en plus un handicap mental.
Quand, à la suite du décès de leur père, ils arrivent à l'Arche de Trosly-Breuil fondée par Jean Vanier, ils savent à peine écrire et parlent un vocabulaire très limité et difficile à comprendre.
Ils ont respectivement 36 et 35 ans. Dans le foyer du Val fleuri, vivent une trentaine d'hommes ayant un handicap mental, ils sont angoissés et souvent violents.
Par leur rayonnement personnel et leur bonté, Georges et René contribuent à transformer peu à peu le foyer en un lieu profondément humain, un oasis de paix et de prière. Georges et René travaillent au jardin mais leurs muscles s'atrophient et ils tombent souvent.
Georges ne se plaint jamais et attend avec une résignation bouleversante qu'on vienne le relever.
René trouve la paix dans la récitation du chapelet.
Tous les deux aiment servir la messe et ont une grande dévotion à Marie.
René meurt en 1980 lors d'un séjour à l'hôpital pour une fracture et son frère en 1983.

Cassie Barnall, est une fille joviale, passionnée, raffolant de pêche et d'escalade.
Mais ses 13-14 ans sont assombris par une terrible crise.
Elle devient coléreuse, violente, dépressive, se taillade les poignets.
Ses parents découvrent dans sa chambre une correspondance effrayante.
Deux de ses camarades exercent sur elle une influence plus que malsaine.
Ils font partie d'un groupe satanique. Dans les lettres, outre le porno, on peut lire entre autre : " Tue tes parents ! Le meurtre est la réponse  à tous tes problèmes ! …Veux-tu m'aider à tuer tel prof ? …Je suis un vampire ! …Tu es aussi une enfant des ténèbres …suicide-toi ! …"
Pour sauver leur fille, les parents emploient alors toutes sortes de règles draconiennes de protection et par-dessus tout, ils multiplient attentions et délicatesses.
Ses anciens amis font tout pour récupérer Cassie et ses parents sont menacés de mort.
Ils décident même de déménager. Leur amour patient et inventif finit par toucher Cassie et la rencontre de Jamie, une fille qui la prend sous sa protection va l'aider à remonter la pente.
Jamie lui fait comprendre que Dieu l'aime et elle l'entraîne un jour avec elle à une retraite-jeunes dans les Rocheuses, près de Denver.
Pendant la nuit de louange qui rassemble 300 adolescents autour d'un prédicateur, Cassie est bouleversée par la beauté des chants et le silence des sommets.
Elle s'écarte pour pleurer, seule.
Son amie la rejoint et l'entend murmurer : " Pardon, Seigneur ! " Commence alors pour Cassie une remontée vers la lumière.
Ses blessures sont encore bien présentes et il y a des hauts et des bas. Les mois passent.
Elle continue son ascension fulgurante. Elle découvre l'importance vitale du pardon, le besoin d'être témoin et apôtre de son Seigneur.
En 1997, elle entre au lycée de Littleton, dans le Colorado. Elle note en 1998 :
" Je vais mourir pour mon Dieu. Je vais mourir pour ma foi. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour le Christ mourant pour moi ! "
Et une semaine avant sa mort, elle dit à sa mère : " Mum, je n'ai pas peur de mourir parce que je serai au ciel !"   
            Et c'est le jour terrible du mardi 20 avril 1999, à 11 heures 30 au lycée Littleton. Eric et Dylan, des camarades de classe, se précipitent dans la bibliothèque, armes à la main, en hurlant : " Nous avons attendu toute notre vie pour faire ça ! "
Cassie se jette sous une table et s'agenouille. Mains jointes, elle prie.
A quelques mètres de là, son ami Crystal, rescapé du massacre, entend un des tueurs demander à Cassie : " Crois-tu en Dieu ? " Réponse d'une voix claire et ferme : " Yes !" - "Pourquoi ? " Sans attendre la réponse à sa nouvelle question, le tueur lui tire une balle dans la tempe.
Elle s'écroule. Elle a 17 ans. Douze de ses camarades sont fusillés, d'autres gravement blessés. 
La  maman de Cassie écrira : " Je vois sa mort non pas comme une défaite, mais comme une victoire … Sa mort est un triomphe d'honnêteté et de courage ".

Maria et Luigi Beltrame Quattrocchi sont un couple béatifié par le pape Jean Paul II en octobre 2001.
Ils se marient en 1905. Luigi est avocat à Rome et Maria s'occupe de leurs 3 enfants.
En 1913, maria attend un nouveau bébé. Les médecins annoncent qu'elle ne survivra pas si elle garde l'enfant qui n'a aucune chance de survivre.
Maria et Luigi refusent l'avortement et s'abandonnent à la providence. Enrichetta naît et Maria vit.
Cet événement douloureux est pour eux une forte expérience spirituelle. Les époux sont connus pour leur engagement dans différents mouvements catholiques italiens.
Luigi meurt en 1951 et Maria en 1965.   
Lors de leur béatification, le pape  s'adresse à tous les époux en ces termes : " Comme tout chemin de sanctification, le vôtre n'est pas facile non plus. Chaque jour, vous affrontez des difficultés et des épreuves pour être fidèles à votre vocation, pour cultiver l'harmonie conjugale et familiale."

 Concluons par ces mots de Jean Bosco, prêtre fondateur et éducateur, à Dominique Savio, futur jeune saint, qui lui demande ce qu'il faut pour devenir saint :
" Il faut beaucoup de courage et être toujours joyeux ".

 

 

Posté par saintsdefrance à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]