vendredi 15 avril 2016

PAR LE SACREMENT DE RECONCILIATION JESUS VEUT OUVRIR ET GUERIR NOS CŒURS POUR NOUS FAIRE VIVRE DE SA SAINTETE

La sainteté, c’est l’union à Dieu. Mais le péché, ce mauvais usage de notre liberté, fait obstacle à cette union et blesse notre âme.
Aussi pour remédier à cette réalité, Dieu a inventé un remède, le sacrement de réconciliation, instrument de sa divine Miséricorde.

Dans l'Evangile, dans Matthieu chapitre 9, Jésus nous dit :
" Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ".
Et dans la première épître de saint Jean chapitre 1, nous trouvons :
" Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-même, et la vérité n'est pas en nous ".

Le Catéchisme de l'Eglise Catholique explique :
" Durant sa vie publique, Jésus n'a pas seulement pardonné les péchés …il s'est mis lui-même à la table des pécheurs, geste qui exprime de façon bouleversante, à la fois le pardon de Dieu, et le retour au sein du peuple de Dieu ". 

Dans Jean chapitre 20, Jésus, après sa résurrection apparaît à ses disciples et leur dit :
 " Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, il leur seront retenus ".

 Saint Augustin écrit :
" Le commencement des bonnes œuvres, c'est la confession des œuvres mauvaises.
Tu fais la vérité et tu viens à la lumière
".


François de Sainte Marie, religieux carme, enseigne :
" Le pharisien … fait une prière mauvaise parce qu'elle cherche à voiler ses torts et à les cacher sous le manteau du bien accompli.
Le publicain, au contraire, crie à Dieu son indignité parce qu'il s'efforce d'être loyal avec lui-même.
C'est ce dernier que nous devons imiter …Cette attitude de loyauté est donc essentielle, qu'elle s'exerce sur tout un ensemble d'imperfections que notre mémoire fidèle nous aura permis de relever, qu'elle porte sur une ou deux défaillances plus nettes que nous aurons enregistrées, ou, comme cela arrive le plus souvent, sur tout cet ensemble vague d'imperfections nourries quotidiennement "
.
 

Dieu le Père nous aime tendrement. Il sait que nous sommes faibles et n'a qu'un désir, celui d'aller à la rencontre de ses enfants égarés, pour les ramener sur le chemin de la sainteté, comme nous le voyons dans la parabole de l'enfant prodigue :
" Tandis qu'il était encore loin, son père l'aperçut, et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement ".

Jean Vanier, fondateur des communautés de l'Arche, écrit dans son livre "La source des larmes" :
" Jésus sait que nous sommes écrasés par le poids de notre culpabilité ; il sait que nous avons besoin d'être pardonnés, que nous avons besoin d'entendre, physiquement, les mots de notre libération.
Ainsi, dans sa tendresse, Il a choisi des êtres humains, ni meilleurs ni pires que les autres, de simples êtres humains, des prêtres, avec leurs blessures, leurs fragilités, leurs richesses comme les autres, à qui Il a transmis le ministère du pardon …
C'est important de pouvoir dire à quelqu'un qui écoute en vérité, avec tendresse et compréhension, tout ce qui nous a blessé, tout ce qu'on a fait, mal fait ou refusé de faire, tout ce qu'on regrette et qui peu à peu nous emplit le cœur jusqu'à l'empêcher de battre avec espérance.
Verbaliser nos ténèbres est une expérience de libération très importante.
Plus on a été blessé ou plus on a blessé, plus on a vécu de choses difficiles, plus on se sent angoissé et coupable, plus on a douté de l'amour de Dieu, plus on s'est détourné de Lui, plus alors on a besoin de parler, de se libérer par la parole et d'entendre ensuite celui que Dieu a choisi pour cela nous dire : " Je te pardonne au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ".

Le curé d'Ars, qui passe la plus grande partie de son temps au confessionnal, est émerveillé par la miséricorde de Dieu envers l'homme pécheur. Ecoutons-le :
 " Dans le sacrement de pénitence, Dieu nous montre et nous fait part de sa miséricorde jusqu'à l'infini "
" Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne de la miséricorde de Dieu "
" La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordant, elle entraîne les cœurs sur son passage "
 " Il y en a qui donnent au Père Eternel un cœur dur. Oh ! non, comme ils se trompent ! Le Père Eternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon "…"
Que c'est beau d'avoir un Père au ciel … lorsqu'Il nous voit venir, Il penche son cœur bien bas vers sa petite créature, comme un père qui s'incline pour écouter son petit enfant qui lui parle ".

Le cardinal Lustiger insiste sur les bienfaits de la confession :
" Lorsque Dieu pardonne, Il fait du pécheur une création nouvelle.
Le pardon de Dieu est une résurrection … Dieu rend à l'être humain toute sa beauté de créature, même si l'homme a été meurtri, détruit, même si demeurent les traces des plaies … Dieu, véritablement, rend la vie  … ".    

A sœur Josepha Ménendez (1890-1923), religieuse espagnole mystique qui a vécu en France les 4 dernières années de sa vie, Jésus déclare :

 « Pour l’amour des âmes, J’ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu’elles auront besoin de recouvrer la grâce.
Là, Je les attends… là, Je désire qu’elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l’eau, mais dans mon propre Sang. (…)
« J’aime les âmes après qu’elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon ….
Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché !

« Je ne Me lasse pas des âmes et mon Cœur attend sans cesse qu’elles viennent se réfugier en Lui, et cela d’autant plus, qu’elles sont plus misérables ! Un père n’a-t-il pas plus de soin de l’enfant malade que de ceux qui se portent bien ? (source)

A sainte Soeur Faustine (1905-1938), l’apôtre de la Miséricorde Divine, Le Seigneur dit :

      « Écris, parle de ma miséricorde. Dis aux âmes où elles doivent chercher la consolation, c’est au tribunal de la miséricorde (note: c’est à dire dans le sacrement de pénitence); c’est là qu’ont lieu les plus grands miracles qui se renouvellent sans cesse.
Point n’est besoin, pour obtenir ce miracle de faire de lointains pèlerinages, ni de faire étalage d’un quelconque cérémonial, mais il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère et le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. Même si cette âme était en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y avait plus aucun espoir de retour à la vie, et que tout semblait perdu – il n’en est pas ainsi selon Dieu, le miracle de la miséricorde divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude. Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard. » ( Petit Journal de Sr Faustine N° 1448)

" Ma fille, quand tu t'approches de la Sainte Confession, de cette source de ma Miséricorde, le Sang et l'Eau qui sont sortis de mon Cœur se déversent sur ton âme et l'ennoblissent.
Chaque fois que tu te confesses, plonge-toi tout entière dans ma Miséricorde avec grande confiance, pour que je puisse répandre en ton âme toutes les largesses de ma grâce.
Quand tu vas te confesser, sache que c'est moi-même qui t'attends dans le confessionnal.
Je ne fais que me cacher derrière le prêtre, mais c'est moi seul qui agis dans l'âme.
Ici, la misère de l'âme rencontre le Dieu de Miséricorde.
Dis aux âmes qu'à cette source de Miséricorde elles ne puisent qu'avec le vase de la confiance. Lorsque leur confiance est grande, il n'y a pas de borne à mes largesses.
Les torrents de ma grâce inondent les âmes humbles.
Les orgueilleux seront toujours dans la misère et la pauvreté car ma grâce se détourne d'eux pour aller vers les âmes humbles. " (Petit Journal,  1602)

Les papes insistent régulièrement sur la richesse de ce sacrement pour avancer dans l’union à Dieu :

 « Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, Nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint-Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce. » Pie XII, Lettre encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943.

 "La confession fréquente demeure une source privilégiée de sainteté, de paix et de joie".
Paul VI (Gaudete in Domino, 9 mai 1975)

 Le pape Jean Paul II, écrit : " Reconnaître son péché, et même se reconnaître pécheur, …, est le principe indispensable du retour à Dieu ".

Benoît XVI, dans son  Discours aux participants au cours annuel organisé par la Pénitencerie apostolique, 7 mars 2008 ajoute :
« Il convient qu'entre la pratique du sacrement de la Confession et une vie visant à suivre sincèrement le Christ s'instaure une sorte de "cercle vertueux" que l'on ne peut arrêter, dans lequel la grâce du sacrement soutienne et alimente l'engagement à être de fidèles disciples du Seigneur. (…)
Lorsque l'on a souvent recours au sacrement de la Réconciliation, l'aspiration à la perfection évangélique reste vivante chez le croyant.
Si cette aspiration incessante disparaît, la célébration du sacrement risque hélas de devenir quelque chose de formel qui n'a pas d'incidence sur le tissu de la vie quotidienne.
D'autre part, si, tout en étant animés par le désir de suivre Jésus, on ne se confesse pas régulièrement, on risque peu à peu de ralentir le rythme spirituel jusqu'à l'affaiblir toujours davantage et peut-être même l'éteindre. ».

Et le Pape François dans son Audience Générale 16 décembre 2015 insiste aussi sur l’importance de la confession pour bien vivre ce jubilé de la Miséricorde :

« Un signe important du jubilé est également la Confession.
S’approcher du sacrement avec lequel nous sommes réconciliés avec Dieu équivaut à faire l’expérience directe de sa miséricorde.
C’est trouver le Père qui pardonne: Dieu pardonne tout.
Dieu nous comprend également dans nos limites, il nous comprend également dans nos contradictions.
Pas seulement, avec son amour, il nous dit que c’est précisément quand nous reconnaissons nos péchés qu’il est encore plus proche et qu’il nous pousse à regarder de l’avant.
Il dit plus: que lorsque nous reconnaissons nos péchés et que nous demandons pardon, le Ciel est en fête. Jésus fait la fête! C’est Sa miséricorde: ne nous décourageons pas.
Allons de l’avant, de l’avant avec cela! »

Pour conclure, faisons notre cette réflexion de Monseigneur Gaidon ancien évêque de Cahors :
" Et nous, chrétiens du troisième millénaire, comprendrons-nous aujourd'hui que seul l'aveu du péché et l'accueil de la tendresse pourrons nous ouvrir à la merveilleuse vocation de tout baptisé …et nous permettre de prétendre à la sainteté ".

                   

Posté par saintsdefrance à 14:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]