mercredi 15 septembre 2010

Ce sont les saints qui changent le monde

Lors de l'audience de ce 15 septembre 2010,
Benoît XVI
a parlé de Ste Claire, contemporaine de saint François.

"Dans le couvent de Saint-Damien, Claire pratiqua de manière héroïque les vertus qui devraient distinguer chaque chrétien : l'humilité, l'esprit de piété et de pénitence, la charité.

Bien qu'étant la supérieure, elle voulait servir personnellement les sœurs malades, en s'imposant aussi des tâches très humbles : la charité en effet, surmonte toute résistance et celui qui aime accomplit tous les sacrifices avec joie.

Sa foi dans la présence réelle de l'Eucharistie était si grande que, par deux fois, un fait prodigieux se réalisa.
Par la seule ostension du Très Saint Sacrement, elle éloigna les soldats mercenaires sarrasins, qui étaient sur le point d'agresser le couvent de Saint-Damien et de dévaster la ville d'Assise.

[...] chers amis : ce sont les saints qui changent le monde en mieux, le transforment de manière durable, en insufflant les énergies que seul l'amour inspiré par l'Évangile peut susciter.
Les saints sont les grands bienfaiteurs de l'humanité !
"

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samedi 18 septembre 2010

C'est dans les Saints que l'Église savoure sa joie la plus profonde

"Nous savons que des enfants récalcitrants et même rebelles ne lui manquent pas,
mais c'est dans les Saints que l'Église reconnaît ses propres traits caractéristiques et c'est vraiment en eux qu'elle savoure sa joie la plus profonde.

Ce qui les unit tous, c'est la volonté d'incarner l'Évangile dans leur propre existence, mus par l'Esprit-Saint, âme éternelle du Peuple de Dieu.
Fixant son regard sur ses saints, cette Église locale a justement conclu qu'aujourd'hui la priorité pastorale est de faire de chaque chrétien une présence rayonnante de la perspective évangélique au milieu du monde, dans la famille, dans la culture, dans l'économie, dans la politique.
Souvent nous nous préoccupons fébrilement des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, escomptant que cette foi existe, ce qui malheureusement s'avère de jour en jour moins réaliste. On a peut-être mis une confiance excessive dans les structures et dans les programmes ecclésiaux, dans la distribution des responsabilités et des fonctions ; mais qu'arrivera-t-il si le sel s'affadit ?
Pour que cela n'arrive pas, il faut de nouveau annoncer avec vigueur et joie l'événement de la mort et de la résurrection du Christ, cœur du christianisme, fondement et soutien de notre foi, levier puissant de nos certitudes, vent impétueux qui balaie toute peur et toute indécision, tout doute et tout calcul humain.
La résurrection du Christ nous assure qu'aucune puissance adverse ne pourra jamais détruire l'Église. Par conséquent notre foi a un fondement, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous. Il y a donc un vaste effort capillaire à accomplir afin que tout chrétien se transforme en témoin capable de rendre compte à tous et toujours de l'espérance qui l'anime (cf. 1 P 3, 15) : seul le Christ peut satisfaire pleinement les profondes aspirations de tout cœur humain et répondre à ses interrogations les plus inquiètes sur la souffrance, l'injustice et le mal, sur la mort et sur la vie dans l'Au-delà.

Benoît XVI, le 12 mai 2010 à Fatima

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jeudi 7 octobre 2010

Les saints, « chefs-d’œuvre » de la sagesse de Dieu

ROME, Dimanche 3 juin 2007 alors d’une cérémonie de canonisation (extraits)

Chers frères et sœurs,  rendons grâce à Dieu pour les merveilles qu’il a accomplies dans les saints, dans lesquels resplendit sa gloire.

 
Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous guider par leurs enseignements, afin que toute notre existence devienne comme la leur un cantique de louange à la gloire de la Très sainte Trinité.

Nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Très sainte Trinité.
Après le temps pascal, après avoir revécu l’événement de la Pentecôte qui renouvelle le baptême de l’Eglise dans l’Esprit Saint, nous tournons pour ainsi dire le regard vers ‘les cieux ouverts’ pour entrer par les yeux de la foi dans dans les profondeurs du mystère de Dieu, qui se reflète dans la vie des saints.

La Sagesse de Dieu se manifeste dans le cosmos, dans la variété et la beauté de ses éléments, mais ses chefs-d’œuvre, ce sont les saints.

l’Evangile nous a suggéré que Dieu le Père continue à manifester son dessein d’amour par les saints.

Chaque saint participe à la richesse du Christ reçue du Père et communiquée en temps voulu.

C’est toujours la même sainteté de Jésus, c’est toujours lui, le ‘Saint’ que l’Esprit Saint modèle dans les ‘âmes saintes’ en formant les amis de Jésus et les témoins de sa sainteté.

                                                            

Benoît XVI

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samedi 23 avril 2011

Benoît XVI, catéchèse sur la sainteté du 13 avril 2011 (extraits)


 A l’exemple des saints

« Toute l'histoire de l'Eglise est marquée par les saints, ces hommes et femmes qui par leur foi, par leur charité, par leur vie ont été des phares pour de si nombreuses générations, et qu'ils le sont aussi pour nous.
Les saints manifestent de différentes manières la présence puissante et transformatrice
du Ressuscité ;
ils ont laissé le Christ se saisir si pleinement de leur vie qu'ils peuvent affirmer avec saint Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).
Suivre leur exemple, recourir à leur intercession, entrer en communion avec eux, « nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur source et de leur tête, toutes grâces et la vie du Peuple de Dieu lui-même »
                        (Conc. Œc. Vat. II, Const. dogm.> Lumen gentium, n. 50).


 Qui est appelé à être saint ?

> Que veut dire être saint ? Qui est appelé à être saint ? On est souvent porté encore à penser que la sainteté est une destination réservée à de rares élus.
Saint Paul, en revanche, parle du grand dessein de Dieu et affirme :
« C'est ainsi qu'Il (Dieu) nous a élus en lui (le Christ), dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour » (Ep 1, 4). Et il parle de nous tous. Au centre du dessein divin, il y a le Christ, dans lequel Dieu montre son Visage.


 Que veut dire être saint ?

 La sainteté, la plénitude de la vie chrétienne ne consiste pas à accomplir des entreprises extraordinaires, mais à s'unir au Christ, à vivre ses mystères, à faire nôtres ses attitudes, ses pensées, ses comportements. La mesure de la sainteté est donnée par la stature que le Christ atteint en nous, par la mesure dans laquelle, avec la force de l'Esprit Saint, nous modelons toute notre vie sur la sienne.

Comment pouvons-nous parcourir la voie de la sainteté ?

La réponse est claire : une vie sainte n'est pas principalement le fruit de notre effort, de nos actions, car c'est Dieu, le trois fois Saint (cf. Is 6, 3), qui nous rend saints, c'est l'action de l'Esprit Saint qui nous anime de l'intérieur, c'est la vie même du Christ ressuscité qui nous est communiquée et qui nous transforme.

Pour le dire avec le Concile Vatican II : « Appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein gracieux, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par là même, réellement saints. Cette sanctification qu'ils ont reçue, il leur faut donc, avec la grâce de Dieu, la conserver et l'achever par leur vie »> (ibid., n. 40).


La sainteté a donc sa racine ultime dans la grâce baptismale, dans le fait d'être greffés sur le Mystère pascal du Christ, avec lequel nous est communiqué son Esprit, sa vie de Ressuscité.
 Mais Dieu respecte toujours notre liberté et demande que nous acceptions ce don et vivions les exigences qu'il comporte, il demande que nous nous laissions transformer par l'actionde l'Esprit Saint, en conformant notre volonté à la volonté de Dieu.

Comment notre façon de penser et nos actions peuvent-elles devenir la manière de penser et d'agir du Christ et avec le Christ ? Quelle est l'âme de la sainteté ?

 La charité qui nous fait aimer Dieu par-dessus tout et le prochain à cause de lui est  le don premier et le plus nécessaire.
Mais pour que la charité, comme un bon grain, croisse dans l'âme et fructifie, chaque fidèle doit s'ouvrir à la Parole de Dieu et, avec l'aide de sa grâce, mettre en œuvre sa volonté, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l'Eucharistie, et aux actions sacrées, s'appliquer avec persévérance à la prière, à l'abnégation de soi, au service actif de ses frères et à l'exercice de toutes les vertus.
La charité étant, en effet, le lien de la perfection et la plénitude de la loi (cf. Col 3, 14 ; Rm 13, 10), elle oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin » (Lumen gentium, n. 42).

 Qu'est-ce qui est essentiel ?

 Il est essentiel de ne jamais laisser passer un dimanche sans une rencontre avec le Christ Ressuscité dans l'Eucharistie ; cela n'est pas un poids en plus, mais une lumière pour toute la semaine.
Il ne faut pas commencer ni finir une journée sans avoir au moins un bref contact avec Dieu.
Et, sur la route de notre vie, suivre les « panneaux routiers » que Dieu nous a communiqués dans le décalogue lu
avec le Christ, qui est tout simplement l'explicitation de ce qu'est la charité dans des situations déterminées.
Il me semble que cela est la véritable simplicité et la grandeur de la vie de sainteté : la rencontre avec le Ressuscité le dimanche ; le contact avec Dieu au début et à la fin de la journée ; suivre, dans les décisions, les « panneaux routiers » que Dieu nous a communiqués, qui sont seulement des formes de charité.
Telle est la véritable simplicité, grandeur et profondeur de la vie chrétienne, du fait d'être saints.


Voilà pourquoi saint Augustin  peut affirmer une chose courageuse : « Aime et fais ce que tu veux ». Et il poursuit : « Si tu te tais, tais-toi par amour ; si tu parles, parle par amour ; si tu corriges, corrige par amour ; si tu pardonnes, pardonne par amour ; qu'en toi se trouve la racine de l'amour, car de cette racine ne peut rien procéder d'autre que le bien » (7, 8 : PL 35).

Et nos limites, notre faiblesse ?

Sans doute pourrions-nous nous demander : pouvons-nous, avec nos limites, avec notre faiblesse, tendre à des sommets si élevés ? Au cours de l'Année liturgique, l'Eglise nous invite à faire mémoire d'une foule de saints, c'est-à-dire de ceux qui ont vécu pleinement la charité, qui ont su aimer et suivre le Christ dans leur vie quotidienne. Ils nous disent qu'il est possible pour tous de parcourir cette voie.
 A toute époque de l'histoire de l'Eglise, à toute latitude de la géographie du monde, les saints appartiennent à tous les âges et à tous les états de vie, ils ont le visage concret de chaque peuple, langue et nation. Et ils sont de types très divers.

En réalité, je dois dire qu'en ce qui concerne ma foi personnelle également, de nombreux saints, pas tous, sont de véritables étoiles dans le firmament de l'histoire. Et je voudrais ajouter que pour moi, il n'y a pas que certains grands saints que j'aime et que je connais bien qui « indiquent la voie », mais aussi les saints simples, c'est-à-dire les personnes bonnes que je vois dans ma vie, qui ne seront jamais canonisées. Ce sont des personnes normales, pour ainsi dire, sans héroïsme visible, mais dans leur bonté quotidienne, je vois la vérité de la foi. Cette bonté, qu'elles ont mûrie dans la foi de l'Eglise, est pour moi la plus sûre apologie du christianisme et le signe qui montre où se trouve la vérité.

 Dans la communion des saints, canonisés et non canonisés, que l'Eglise vit grâce au Christ dans tous ses membres, nous jouissons de leur présence et de leur compagnie et nous cultivons la ferme espérance de pouvoir imiter leur chemin et partager un jour la même vie bienheureuse, la vie éternelle.

 Conclusion : La grandeur et la beauté de la vie chrétienne

 Chers amis, comme la vocation chrétienne est grande et belle, et également simple, vue sous cette lumière ! Nous sommes tous appelés à la sainteté : elle est la mesure même de la vie chrétienne.

 Je voudrais inviter chacun à s'ouvrir à l'action de l'Esprit Saint, qui transforme notre vie, pour être nous aussi comme des pièces de la grande mosaïque de sainteté que Dieu crée dans l'histoire, afin que le visage du Christ resplendisse dans tout son éclat.
 N'ayons pas peur de tendre vers le haut, vers les sommets de Dieu ; n'ayons pas peur que Dieu nous demande trop, mais laissons-nous guider dans chacune de nos actions quotidiennes par sa Parole, même si nous nous sentons pauvres, inadéquats, pêcheurs : c'est Lui qui nous transformera selon son amour.»
 
                   Benoît XVI, catéchèse sur la sainteté du 13 avril 2011 (extraits)

 

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samedi 24 mars 2012

En fréquentant les saints vous grandirez dans la connaissance du Christ

ROME, samedi 24 mars 2012 (ZENIT.org)

Un grand rassemblement des diocèses de France réunit en effet autour des évêques 2 600 participants, ces samedi 24 et dimanche 25 mars, pour préparer le 50ème anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. 

Message de Benoît XVI aux catholiques de France

réunis à Lourdes pour les 50 ans de Vatican II

Chers frères et sœurs de France,

C'est une grande joie pour moi de pouvoir vous adresser mon salut chaleureux à  vous qui êtes venus nombreux, à Lourdes, en réponse a l’appel de vos Évêques, pour célébrer le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II.
Je vous rejoins par la prière et par le cœur dans la démarche de foi que vous accomplissez auprès de la grotte de Massabielle.

Le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps.
Si nous savons le lire et le recevoir à l’intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l'avenir de l'Église.
Aussi, je souhaite vivement que cet anniversaire soit, pour vous et pour toute l'Église qui est en France, l'occasion d'un renouveau spirituel et pastoral.
En effet, il nous est ainsi donné de pouvoir mieux connaître les textes que les Pères Conciliaires nous ont laissés en héritage et qui n'ont rien perdu de leur valeur, afin de les assimiler et d'en faire produire des fruits pour aujourd'hui.

Ce renouveau, qui se situe dans la continuité, prend de multiples formes ;et l'année de la foi, que j'ai voulu proposer à toute l'Église en cette occasion, doit permettre de rendre notre foi plus consciente et de raviver notre adhésion à l'Évangile.
Cela demande une ouverture toujours plus grande à la personne du Christ, en retrouvant notamment le goût de la Parole de Dieu, pour réaliser une conversion profonde de notre cœur et aller par les routes du monde proclamer l'Évangile de l'espérance aux hommes et aux femmes de notre temps, dans un dialogue respectueux avec tous.
Que ce temps de grâce permette aussi de consolider la communion à l'intérieur de la grande famille qu'est l'Église catholique et contribue à restaurer l'unité entre tous les chrétiens, ce qui fut l'un des objectifs principaux du Concile.

Le renouveau de l'Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des chrétiens eux-mêmes pour que resplendisse la Parole de vérité que le Seigneur nous a laissée.
Chers amis, en fréquentant les témoins de la foi, comme sainte Bernadette, l'humble voyante de Lourdes, Pauline Jaricot qui a suscité dans l'Église un nouvel élan missionnaire et tant d'autres, qui ont germé de la terre de France, vous grandirez dans la connaissance du Christ.
Par leur service de Dieu et de leurs frères, ces hommes et ces femmes nous montrent combien la foi est un acte personnel et communautaire, qui implique aussi un témoignage et un engagement publics que nous ne pouvons négliger !
Sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrons cette année le sixième centenaire de la naissance, en est un exemple lumineux, elle qui a voulu porter l'Évangile au cœur des réalités les plus dramatiques de l'histoire et de l'Église de son temps.

Redécouvrir la joie de croire et l'enthousiasme de communiquer la force et la beauté de la foi est un enjeu essentiel de la nouvelle évangélisation à laquelle est conviée toute l'Église. Mettez-vous en route sans crainte pour conduire les hommes et les femmes de votre pays vers l'amitié avec le Christ !

Chers Frères et Sœurs, que la Vierge Immaculée, Notre-Dame de Lourdes, qui a eu un rôle si important dans le mystère du Salut, soit aussi pour vous une lumière sur la route qui conduit vers le Christ ; qu'elle vous aide à grandir dans la foi. À vous tous, Évêques et fidèles, pèlerins de Lourdes, et à vous frères et sœurs de France qui êtes unis à nous par la radio ou la télévision, j'adresse de grand cœur une affectueuse Bénédiction Apostolique !