samedi 9 mai 2009

Ste THERESE de L'ENFANT JESUS 1873-1897

THERESE de l'ENFANT JESUS                                            

     Fête le 1er octobre

 Née à Alençon, en Normandie, dernière d'une famille de 9 enfants dont le père est horloger, Thérèse vit sa petite enfance heureuse.

A 4 ans et demi, elle perd sa mère.

Sous le choc, la petite Thérèse devient timide et hypersensible. La famille s'installe alors à Lisieux où Thérèse grandit dans la chaude atmosphère familiale, près de ses sœurs et de son papa.

A 9 ans, elle subit un nouveau choc quand sa grande sœur Pauline, qui remplace sa maman, entre au Carmel.

Thérèse souffre d'une grave maladie nerveuse. Elle est guérie par un sourire de la Vierge.

A 13 ans, la nuit de Noël, Thérèse, qui était jusqu'alors d'une hypersensibilité, reçoit le don de force.

A 15 ans, elle entre au Carmel de Lisieux où elle prend le nom de Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face.

Pendant 9 ans, elle mène une vie simple partagée entre son travail de lingère et de ménagère, de maîtresse des novices, et la prière.

Minée par la tuberculose, elle souffre aussi d'aridités intérieures et de solitude spirituelle.

La maladie de son père, atteint de moments de folie, l'affecte profondément. Mais elle offre toutes ses souffrances généreusement, notamment pour les missionnaires, se livrant totalement à l'amour miséricordieux de Jésus, accomplissant les actes simples de la vie quotidienne dans un amour confiant et total.

Elle meurt à 24 ans en prononçant ces mots : " Mon Dieu, je vous aime."  Peu de temps  auparavant,  elle avait promis de « passer son ciel à faire du bien sur la terre ».

Proclamée patronne des missions et patronne secondaire de la France, elle est déclarée docteur de l'Eglise par Jean Paul II.

Remarque : Pour la petite Thérèse, " la sainteté consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu'à l'audace en sa bonté de Père ".

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Bx JOSEPH-MARIE CASSANT 1878-1903

       MARIE JOSEPH CASSANT

    Fête le 17 juin

Né à Casseneuil, dans le Lot et Garonne, Joseph est fils d'agriculteurs.

Tout petit, il pense déjà à devenir prêtre. A l'école, malgré ses efforts, il éprouve de grosses difficultés pour apprendre.

De santé très fragile, il est cependant accepté à la Trappe de Sainte Marie du Désert à l'âge de 17 ans.

Son maître des novices, le père Malet, d'une grande bonté, est d'un puissant secours pour le jeune novice de tempérament inquiet, et envieux de la supériorité intellectuelle des autres novices.

La célébration des offices 7 heures pas jour est l'occasion pour Joseph de souffrances très grandes au moment des nombreuses flexions rituelles à cause d'une maladie de cœur et de poitrine.

En outre, il chante faux.

Les travaux agricoles, vendanges et moissons, sont encore pour lui l'occasion de nouvelles souffrances physiques mais son sourire permanent n'en laisse rien paraître et il ne fait rien pour se soustraire à ces tâches, offrant tout pour Jésus et pour les âmes du Purgatoire.

Pour accéder au sacerdoce selon son plus cher désir, il doit fournir d'énormes efforts dans l'étude de la théologie.

II est ordonné prêtre 2 ans avant sa mort et il n'a plus qu'un seul souci : bien dire sa messe.

Il dit à son père spirituel :
"Quand je ne pourrai plus dire la sainte messe, Jésus pourra me retirer du monde, car je n'aurai plus d'attache pour la terre".

Miné par la tuberculose, rongé d'esquarres, il meurt à l'âge de 25 ans.

Il a écrit : «Il n'y a rien de si difficile dont on ne vienne à bout avec l’amour ».

Depuis sa mort, les moines de l'abbaye reçoivent de nombreux témoignages de grâces obtenues par l'intercession de Joseph Marie (notamment succès aux examens et guérisons).

Anecdote : 17 février 1903, en France. La guerre anticléricale et antireligieuse bat son plein. Georges Clemenceau, surnommé «le Tigre», reçoit dans sa bibliothèque Dom Jean-Baptiste Chautard, abbé de Notre-Dame de Sept-Fons. Au lendemain des lois expulsant les congrégations religieuses, celui-ci entend plaider la cause de son Ordre devant le très anticlérical président de la commission sénatoriale chargée de décider de leur sort. Après avoir essuyé un persiflage en règle où «le Tigre» tourne en ridicule les moines, le Père Abbé, manifestement inspiré, prend la parole : «L'Eucharistie est le dogme central de notre religion ; elle doit avoir des moines voués à l'adoration. Le Christ est vivant; il est présent dans l'Eucharistie. À ce Roi divin, présent parmi nous, ne faut-il pas une cour pour l'adorer? C'est de tout notre être que nous chantons, de tout cœur que nous prions, car c'est à Celui que nous aimons que vont nos chants. La Messe, c'est le plus grand événement qui se puisse passer sur terre. Mystère encore que la Communion : c'est Dieu, Amour infini, qui vient m'infuser sa propre vie. Vivant des grâces de la Communion, nous voulons en déverser les bienfaits sur l'humanité entière par une vie joyeusement austère, en union avec le divin Crucifié». Visiblement ému, le «Tigre» réplique : «J'ai compris qu'on peut être fier d'être moine quand on l'est profondément. Considérez-moi comme votre ami!».  Les Trappistes ne seront pas expulsés. Dom Chautard ignorait qu'à ce moment il était soutenu par les prières d'un jeune moine de la Trappe de Sainte-Marie du Désert, le père Marie-Joseph Cassant.
      Cité par le Père Abbé de l'abbaye de Saint Joseph de Clairval

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Ste ELISABETH DE LA TRINITE 1880-1906

                                                                ELISABETH de la TRINITE

     Fête le 9 novembre

Née au camp d'Arvor, près de Bourges, où son père est officier, Elisabeth est inscrite très tôt au Conservatoire de Dijon et se spécialise en piano. Elle obtient plusieurs fois de grands succès.

En 1901, elle entre au Carmel de Dijon où elle découvre sa vocation de "louange de gloire à la Trinité". En 1904, elle compose sa célèbre prière : «O mon Dieu, Trinité que j'adore ».

Atteinte d'un cancer à la gorge, elle meurt le 9 novembre 1906, à l'âge de 26 ans, en prononçant ces paroles : « Je vais à la Lumière, à l'Amour, à la Vie ».

10 jours avant sa mort, elle  écrit :
« Il me semble qu'au Ciel, ma mission sera d'attirer les âmes en les aidant à sortir d'elles-mêmes pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux et de les garder en ce grand silence du dedans, qui permet à Dieu de s'imprimer en elles, de les transformer en lui ».

Avant même d'entrer au Carmel, Elisabeth a compris que l'intimité la plus grande avec Dieu n'est pas réservée aux religieux et religieuses mais qu'elle est offerte à toute âme de baptisé. Ne trouve-t-on pas dans ses lettres adressées à des proches :
" Cette meilleure part qui semble être mon privilège en ma bien-aimée solitude du Carmel, est offerte à toute âme de baptisé (…) Il faut que tu te bâtisses comme moi une petite cellule au-dedans de ton âme (…) A travers tout, parmi les sollicitudes maternelles, tandis que tu es toute à tes enfants, tu peux te retirer en cette solitude  pour te livrer à l'Esprit Saint".

Et à un de ses protégés :
" Tu auras des luttes à soutenir, mon petit frère, tu rencontreras des obstacles sur le chemin de la vie, mais ne te décourage pas, appelle-moi. Oui, appelle ta petite sœur, tu augmenteras ainsi le bonheur de son Ciel ".

Et encore :
"Il faut prendre conscience que Dieu est au plus intime de nous et faire tout avec Lui ; alors on n'est jamais banal, même en faisant les actions les plus ordinaires, car on ne vit pas en ces choses, on les dépasse".

Remarque : Avant même d'entrer au Carmel, Elisabeth a compris que la plus grande intimité avec Dieu n'est pas réservée aux religieux et religieuses mais qu'elle est offerte à toute âme de baptisé, qu'il faut prendre conscience que Dieu réside au plus profond de notre âme, que nous pouvons à tout moment l'y retrouver, même au milieu des occupations les plus banales.

 

Le 11 juillet 2011 en la chapelle de l’archevêché de Dijon, en présence de Monseigneur Roland Minnerath, archevêque du diocèse, a été ouvert le procès Super Miro pour la canonisation de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906).

Canonisée à Rome le 16 octobre 2016

 

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dimanche 10 mai 2009

Bx CHARLES DE FOUCAULD 1858-1916

              

CHARLES de FOUCAULD

     Fête le 1er décembre      

Né à Strasbourg, Charles a 5 ans lorsqu'il perd son père et sa mère.

Avec sa sœur, il est recueilli par son grand père, colonel en retraite.
Devenu bachelier, Charles prépare l'école militaire de Saint Cyr puis l'école de cavalerie de Saumur.

C'est un jeune homme curieux de tout, décidé à jouir de la vie, paresseux et cependant triste.

Officier, il se fait remarquer par sa mauvaise conduite, son indiscipline et sa gourmandise.

Il part en tant que sous-lieutenant avec son régiment pour l'Algérie où une femme le rejoint, se faisant passer pour son épouse légitime.

Charles refuse de la renvoyer et est mis en non activité pour inconduite.

Mais l'insurrection d'un chef musulman pousse Charles à rejoindre son régiment où il se révèle très vite un soldat et un chef.

Il a 24 ans, et le silence, l'espace et le mystère des pays d'Afrique du Nord le séduisent.

Il donne alors sa démission de l'armée et part en exploration au Maroc.
Il revient en France chargé de précieuses données scientifiques sur ce pays.

Il reste marqué par la perpétuelle invocation de Dieu chez les musulmans.
La pensée de Dieu le tourmente, et aidé de l'abbé Huvelin, il retrouve peu à peu la foi.

Après un séjour à la trappe de Notre Dame des Neiges, puis 7 ans à la trappe d'Akbès, en Syrie, il souhaite une vie plus austère et il est relevé de ses vœux.

II fait un séjour à Nazareth et revient en France où il est ordonné prêtre en 1901.

En 1905, il s'installe d'abord à Beni Abbés puis à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar, comme ermite.
Il se met au service des Touaregs dont il apprend la langue.

Il souhaite avoir des compagnons qui acceptent de partager sa vocation.

A partir de 1914, des bandes de pillards commencent à circuler dans la région et un de ces hommes lui tire une balle dans la tête le 1er décembre 1916.

Ce n'est que bien après sa mort que les Petits Frères et les Petites sœurs de Jésus reprennent son idéal de vie fraternelle et évangélique, partageant la vie des travailleurs pour témoigner parmi eux de l'amour de Jésus.

Homme de prière, Charles a écrit entre autres : "Si nous ne prions pas assez, nous sommes responsables de tout le bien que nous aurions pu faire par la prière et que nous n'avons pas fait".

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Vble ANNE DE GUIGNE 1911-1922

ANNE de GUIGNE

Née à Annecy-le-Vieux, au château de La Cour, Anne est l'aînée d'une famille de 4 enfants.

Jusqu'à 4 ans, c'est une petite fille difficile à vivre, jalouse, audacieuse et entreprenante à l'excès, parfois même méchante.

La première guerre mondiale est là, Anne voit son papa revenir plusieurs fois blessé et elle commence à faire de petits sacrifices pour atténuer le chagrin de sa mère déchirée par les départs successifs du chef de famille.

Anne n'a que 4 ans et 3 mois quand le père meurt saintement au champ d'honneur.
Devant la douleur de sa maman chérie, Anne veut la consoler de son mieux.
Celle-ci lui répond : "Si tu veux me consoler, il faut être bonne ".

Commence alors pour Anne une vie donnée à  "son cher Petit Jésus ".

Elle offre ses petites maladies, ses maux de tête prolongés, son travail d'écolière, ses jeux d'enfants, ses actes d'obéissance, toute sa vie à celui qu'elle aime passionnément et qui la remplit de force dans l'Eucharistie.
Sa tendresse pour sa maman, son frère et ses deux petites sœurs se fait de plus en plus grande.

Quand les cloches sonnent pour annoncer la fin de la guerre, Anne se jette en pleurant dans les bras de sa mère et lui dit :
" Ne pleurez plus, papa chéri est au ciel, heureux pour toujours. Il nous voit, il nous aime ; et puis un jour nous irons avec lui ".

Née dans un milieu privilégié où foi et charité se mêlent à une éducation solide, Anne a su de son côté répondre pleinement aux desseins de Dieu par une lutte quotidienne.

Ce ne fut pas sans difficultés. Ne disait-elle pas un jour à son frère Jacques :
" Tu crois que c'est amusant de ne pas faire ce que l'on veut ! ".

Elle meurt au milieu des siens à l'âge de 10 ans, d'une méningite.

" Pourvu que le Bon Jésus soit content ", disait-elle souvent. Ces mots résument toute son existence.

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Bx DANIEL BROTTIER 1878-1936

                                                                  DANIEL BROTTIER

        Fête le 28 février

Né à la Ferté Saint Cyr, dans le Loir et Cher, Daniel est issu d'une famille profondément chrétienne.

A 13 ans, à la suite d'une maladie, un mal de tête se déclare qui ne le quittera plus jamais.

Prêtre, il exerce trois ans les fonctions de professeur et entre ensuite dans la Congrégation missionnaire des Pères du Saint Esprit.

Envoyé au Sénégal, il organise des œuvres de jeunesse et lance un bulletin paroissial .

Il s'intéresse à la botanique, greffe des mangues (il laisse son nom à la mangue Brottier), des roses dont la vente lui permet de soutenir ses œuvres.

Il prend des photos dont il fait faire des cartes postales.

Epuisé, il doit rentrer en France. II récolte alors des fonds pour pouvoir construire une cathédrale à Dakar.

En 1914, il obtient que soit organisé un corps d'aumôniers destiné à vivre la vie des soldats, à les soutenir et à les soigner sur le champ de bataille.

Pendant quatre ans, il est en première ligne au milieu des pires dangers pour être là où se trouvent des hommes qui souffrent et qui meurent.

Il revient indemne de la guerre, protégé par la petite Thérèse de Lisieux (l'évêque de Dakar, Mgr Jalabert,  priait tous les jours devant une image de Thérèse et du père Brottier pour qu'il revienne indemne de la guerre).

En 1917, il jette les bases de l'Union Nationale des combattants, avec comme devise : «Unis comme au front», prolongeant ainsi "la fraternité née dans le dépouillement des tranchées et le don héroïque de soi" selon l'expression de Jean Paul II.

En 1922, il se consacre à l'œuvre des orphelins apprentis d'Auteuil, fondée en 1856 par l'abbé Roussel.

Il donne alors toute sa mesure de dévouement, d'initiatives diverses et originales, toutes d'une efficacité merveilleuse.

Pour ses enfants abandonnés qu'il met sous la protection de la petite Thérèse, il définit ainsi son objectif : " Un toit, du pain, un métier, beaucoup d'amour".

Des dizaines de milliers d'orphelins lui doivent un métier et d'êtres devenus des hommes.

Le 2 février 1936, épuisé, il ne peut être au Sénégal pour la dédicace de la cathédrale de Dakar. Il meurt quelques jours après.

Une anecdote :

" Parfois, quand le Ciel semble sourd à nos prières, on se demande si les saints n'ont pas perdu la mémoire ! " remarque quelqu'un devant le Père Brottier, celui-ci lui répond :

" Bien au contraire, ils connaissent nos besoins mieux que nous ne les connaissons nous-mêmes.
Croyez-moi, ce sont les morts qui mènent les vivants !  Nous croyons nous conduire tout seuls ;
en réalité, nous sommes menés par toute cette foule d'intercesseurs et d'amis que nous avons au Ciel
Personnellement, je leur ai toujours confié la réussite de mes affaires
".

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Bx MARCEL CALLO 1921-1945

 

MARCEL CALLO

                    

Fête le 19 Mars

Né à Rennes, Marcel est l'un des 9 enfants d'une famille dont la mère est employée de maison et le père ouvrier d'usine.

Devenu scout de France, Marcel est très attaché à ce mouvement et se sent déchiré quand il le quitte pour s'engager dans la J.O.C., afin d'être plus directement au service de la classe ouvrière.
Apprenti typographe, il est un excellent compagnon et devient par la suite un bon ouvrier.

En 1943, lors des bombardements de l'aviation alliée sur la gare de Rennes, trois cent personnes sont tuées et Marcel retire des décombres le corps de sa sœur.

La veille des obsèques, il reçoit un ordre de réquisition pour le service du travail obligatoire (S.T.O.).

Il quitte alors avec déchirement sa famille et celle qui est devenue sa fiancée et part « comme missionnaire », selon sa propre expression.

En Allemagne, il est envoyé au camp de Zella Mehlis.

Il y connaît d'abord découragement et détresse mais il se ressaisit et organise la J.O.C au camp.

La Gestapo l'arrête avec ses camarades parce que considéré « trop catholique ». Lui et ses amis sont jugés et condamnés au camp de la mort.

Marcel est d'abord envoyé à Flossenburg puis transféré au camp de Mauthausen.

Epuisés par les privations, les mauvais traitements, la gangrène, la diarrhée, les ulcères, la tuberculose, des malheureux meurent par centaines.

Marcel écrit à son frère : "Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un seul instant et qui sait me soutenir et me consoler".

Le 19 mars 1945 (jour de la fête de saint Joseph qu'il aime tout particulièrement), dévoré par la dysenterie, Marcel se traîne vers la fosse qui sert de latrine et, cramponné à la barre, à bout de force, il tombe dans le magma.
Le Colonel Tibodo, compagnon de misère, l'arrache à la fosse et le porte à l'infirmerie du camp où il meurt quelques instants après.

La devise de Marcel était : « Fidèle à mon Dieu, à ma fiancée, à ma patrie ».

Les sept compagnons de Marcel dont le procès de béatification est ouvert sont :
Jean Tinturier, Roger Vallée, son frère André, Louis Pourtois, Henri Marranes, Camille Millet, Marcel Carrier.

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Vble MARTHE ROBIN 1902-1981

 

 

MARTHE ROBIN


Née près de Châteauneuf de Galaure, Marthe est la 6ème  enfant d'une modeste famille de paysans.

A 18 ans, elle fait une chute dans la cuisine et reste immobilisée dans son lit jusqu'en 1921.
Pendant 10 ans, elle connaît espoir et découragement, angoisse et révolte. Mais elle continue toujours à se tourner vers Dieu.

Au mois d'octobre 1930, elle reçoit les stigmates de Notre Seigneur.
Quelques années après, elle offre ses yeux pour le salut de la France et du monde et devient aveugle.

En 1936, elle demande au père Finet, « de la part de Dieu », la fondation d'un premier foyer de charité, oasis de lumière, de charité et d'amour pour toutes les âmes de bonne volonté, anxieuses ou découragées, pour les pécheurs endurcis et sceptiques.

Jusqu'à la fin de sa vie, Marthe reste unie à la passion du Christ, totalement livrée à sa volonté.
Sa relation avec la Vierge Marie et  son abandon entre ses mains permet à Marthe de puiser la force et la patience dont elle a besoin.

C'est auprès de son petit lit d'infirme que des milliers de personnes viennent retrouver force et courage pour continuer leur route.

Elle meurt le vendredi 6 février 1981.

Elle aime dire : " Pour être saint, il faut aimer, aimer, aimer."

Décret sur l'héroïcité des vertus : 8 novembre 2014

Les Foyers de Charité qu'elle a fondés sont répandus dans le monde entier.

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TOUSSAINT

TOUSSAINT

 

Si l'Église propose quelques saints en modèles, i1 y a aussi l'immense foule des saints cachés et anonymes que nul de peut dénombrer et qui nous attendent au ciel avec, parmi eux, des parents, des amis, des voisins qui nous sont chers.

« Les saints sont demeurés les plus humains des hommes, mais la lumière du Christ a pénétré toute leur humanité.

Ce sont les saints que l'Église béatifie et canonise, mais aussi tous les saints cachés et anonymes : ils sauvent l'Église de la médiocrité, ils la réforment du dedans et ils l'entraînent vers ce qu'elle doit être.

Chers amis, par les saints, Dieu vous fait signe. Vous êtes tous appelés, vous aussi, à la sainteté
».

                                     

           (Paroles de Jean-Paul II aux jeunes à Lyon, en 1986)

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jeudi 14 mai 2009

Tous appelés à la sainteté

LE PROJET DE DIEU POUR CHACUN DE NOUS : 
C'EST LA SAINTETÉ !

Dieu seul est Saint, mais il veut nous faire participer à sa sainteté.
Déjà dans l'ancien testament, dans le Lévitique par exemple, nous trouvons  cet appel :
" Soyez saints, car moi Yahvé, je suis Saint ".

Dans l'Évangile , dans Mathieu 5, Jésus nous invite à la perfection :
" Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait ".

Et saint Paul, dans son épître à Timothée , rajoute :
" La volonté de Dieu, c'est votre sanctification ".

Au 16-17ème siècle, François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Église, met la sainteté à la portée de tous.
Dans son " Traité de la vie dévote", qu'il adresse à tous les laïcs et à toute âme qui veut aimer Dieu, il enseigne que c'est au quotidien, dans les petites choses vécues avec amour, que se joue l'essentiel d'une vie. Il écrit :
" Ces petites charités quotidiennes, ce mal de tête, ce mal de dent, cette bizarrerie du mari ou de l'épouse, ce verre brisé, ce mépris ou cette moue, cette perte de gants, bref, toutes ces petites souffrances, étant acceptées avec amour, touchent la bonté divine, laquelle pour un seul verre d'eau a promis la mer de toute félicité à ses fidèles ".

Plus loin il écrit encore :
" la sainteté réside dans la promptitude de la charité … elle ne saurait donc être réservée aux prêtres et aux religieux, mais elle concerne également " la compagnie des soldats, la boutique des artisans, la cour des princes, le ménage des gens mariés".

Au 19-20ème siècle, à la suite de François de Sales, le Père Crozier, prêtre à Lyon, actualise la doctrine de l'évêque de Genève.
Il nous dit :
" Nous n'avons pas à nous singulariser par l'extérieur. Il nous faut vivre simplement sans chercher l'extraordinaire, sinon dans l'ordre de l'amour ".
Et en précurseur qu'il est, il voit pour plus tard :
" Une France et un monde couverts de petites familles sacerdotales et laïques, insérées au cœur des réalités humaines comme un levain dans la pâte ".

Dans les années trente, José-Maria  Escriva de Balaguer, prêtre fondateur de l'Opus Dei, canonisé par Jean Paul II, prône une spiritualité de la sainteté pour chaque homme dans le devoir d'état de chaque jour :
" Tous appelés à la sainteté, tous ! Tous sont égaux devant la nécessité de répondre, selon leur voie, à l'invitation du maître ! ".
Plus tard revenant sur ces années là, le père José-Maria dira :
" A l'époque, c'était une folie de prétendre que l'on peut et que l'on doit être saint au milieu de la rue !
Que peuvent et doivent être saints celui qui vend des glaces dans une petite voiture, l'employé qui passe son temps à la cuisine, le directeur d'une banque, le professeur d'université, et celui qui travaille dans la campagne, et celui qui charge les valises sur ses épaules.
Ils sont tous appelés à la sainteté ".

Plus près de nous, le Concile Vatican II consacre un chapitre entier, le chapitre 5 de Lumen Gentium, à cet appel à la sainteté:
"  Tous les fidèles sont invités et obligés à poursuivre la sainteté et la perfection de leur état ".

Le pape Jean Paul II a beaucoup insisté sur cette vocation à la sainteté. En voici quelques exemples :

Au cours de son voyage en France en 1986 :
" Puissiez-vous avoir compris ces jours-ci que la sainteté n'est pas un privilège de quelques-uns, que la douceur évangélique n'est pas une faiblesse … c'est un amour fort, de la force de Dieu, qui change le cours d'une vie, qui soulève la torpeur de la société ".

Et dans sa lettre apostolique " au début du nouveau millénaire ", il  n'hésite pas à dire :
" la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement  pastoral, est celle de la sainteté ".

Il précise encore :
" Il ne faut pas se méprendre sur cet idéal de perfection comme s'il supposait une sorte de vie extraordinaire que seuls quelques génies de la sainteté pourraient pratiquer.
Les voies de  la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun.
Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce haut degré de la vie chrétienne ordinaire.
Il est toutefois évident que les parcours de la sainteté sont personnels et qu'ils exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui soit capable de s'adapter au rythme des personnes ".

Quant à notre pape Benoît XVI il affirme :
"On pense parfois que la sainteté est une condition privilégiée réservée à quelques élus. En réalité, devenir saint est la tâche de chaque chrétien, et nous pourrions dire de chaque homme!".

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