jeudi 14 mai 2009

Tous appelés à la sainteté

LE PROJET DE DIEU POUR CHACUN DE NOUS : 
C'EST LA SAINTETÉ !

Dieu seul est Saint, mais il veut nous faire participer à sa sainteté.
Déjà dans l'ancien testament, dans le Lévitique par exemple, nous trouvons  cet appel :
" Soyez saints, car moi Yahvé, je suis Saint ".

Dans l'Évangile , dans Mathieu 5, Jésus nous invite à la perfection :
" Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait ".

Et saint Paul, dans son épître à Timothée , rajoute :
" La volonté de Dieu, c'est votre sanctification ".

Au 16-17ème siècle, François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Église, met la sainteté à la portée de tous.
Dans son " Traité de la vie dévote", qu'il adresse à tous les laïcs et à toute âme qui veut aimer Dieu, il enseigne que c'est au quotidien, dans les petites choses vécues avec amour, que se joue l'essentiel d'une vie. Il écrit :
" Ces petites charités quotidiennes, ce mal de tête, ce mal de dent, cette bizarrerie du mari ou de l'épouse, ce verre brisé, ce mépris ou cette moue, cette perte de gants, bref, toutes ces petites souffrances, étant acceptées avec amour, touchent la bonté divine, laquelle pour un seul verre d'eau a promis la mer de toute félicité à ses fidèles ".

Plus loin il écrit encore :
" la sainteté réside dans la promptitude de la charité … elle ne saurait donc être réservée aux prêtres et aux religieux, mais elle concerne également " la compagnie des soldats, la boutique des artisans, la cour des princes, le ménage des gens mariés".

Au 19-20ème siècle, à la suite de François de Sales, le Père Crozier, prêtre à Lyon, actualise la doctrine de l'évêque de Genève.
Il nous dit :
" Nous n'avons pas à nous singulariser par l'extérieur. Il nous faut vivre simplement sans chercher l'extraordinaire, sinon dans l'ordre de l'amour ".
Et en précurseur qu'il est, il voit pour plus tard :
" Une France et un monde couverts de petites familles sacerdotales et laïques, insérées au cœur des réalités humaines comme un levain dans la pâte ".

Dans les années trente, José-Maria  Escriva de Balaguer, prêtre fondateur de l'Opus Dei, canonisé par Jean Paul II, prône une spiritualité de la sainteté pour chaque homme dans le devoir d'état de chaque jour :
" Tous appelés à la sainteté, tous ! Tous sont égaux devant la nécessité de répondre, selon leur voie, à l'invitation du maître ! ".
Plus tard revenant sur ces années là, le père José-Maria dira :
" A l'époque, c'était une folie de prétendre que l'on peut et que l'on doit être saint au milieu de la rue !
Que peuvent et doivent être saints celui qui vend des glaces dans une petite voiture, l'employé qui passe son temps à la cuisine, le directeur d'une banque, le professeur d'université, et celui qui travaille dans la campagne, et celui qui charge les valises sur ses épaules.
Ils sont tous appelés à la sainteté ".

Plus près de nous, le Concile Vatican II consacre un chapitre entier, le chapitre 5 de Lumen Gentium, à cet appel à la sainteté:
"  Tous les fidèles sont invités et obligés à poursuivre la sainteté et la perfection de leur état ".

Le pape Jean Paul II a beaucoup insisté sur cette vocation à la sainteté. En voici quelques exemples :

Au cours de son voyage en France en 1986 :
" Puissiez-vous avoir compris ces jours-ci que la sainteté n'est pas un privilège de quelques-uns, que la douceur évangélique n'est pas une faiblesse … c'est un amour fort, de la force de Dieu, qui change le cours d'une vie, qui soulève la torpeur de la société ".

Et dans sa lettre apostolique " au début du nouveau millénaire ", il  n'hésite pas à dire :
" la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement  pastoral, est celle de la sainteté ".

Il précise encore :
" Il ne faut pas se méprendre sur cet idéal de perfection comme s'il supposait une sorte de vie extraordinaire que seuls quelques génies de la sainteté pourraient pratiquer.
Les voies de  la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun.
Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce haut degré de la vie chrétienne ordinaire.
Il est toutefois évident que les parcours de la sainteté sont personnels et qu'ils exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui soit capable de s'adapter au rythme des personnes ".

Quant à notre pape Benoît XVI il affirme :
"On pense parfois que la sainteté est une condition privilégiée réservée à quelques élus. En réalité, devenir saint est la tâche de chaque chrétien, et nous pourrions dire de chaque homme!".

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mercredi 27 mai 2009

Extraits du livre d'or

  • Quelle merveilleuse évangélisation cette ronde de tous nos saints de France.
  • Ce travail nous a d’autant plus touchées, qu’il nous a permis de comprendre que ce chemin est accessible… soyez assurés que nous ne sommes pas prêtes d’oublier cette visite.
  • Ça donne envie d’aimer, d’aimer encore davantage, de mieux aimer.
  • Remarquable travail tant pédagogique qu’artistique.
  • Merci ! On reste sans parole après une telle rencontre. Une véritable catéchèse, pleine de fraîcheur … un véritable témoignage de foi qui montre que la France est une terre de saints qui ont marqué son histoire, qui ont façonné sa culture, son éducation, sa solidarité. Merci.
  • Un témoignage de foi inhabituel pour petits et grands qui fait penser au travail pédagogique des miniaturistes, enlumineurs et « vitraillistes » médiévaux.

  • Ces nombreux saints connus et inconnus me disent Dieu. Avec eux, à travers eux, je suis invité, provoqué à un amour toujours plus grand pour le Seigneur et mes frères.

  • Bravo pour ces médaillons qui sont autant d’étoiles rayonnantes de l’amour de Dieu pour nous tous.

  • Dans une ambiance apaisante qui appelle à l’intériorité, on se prend de curiosité pour les saints de l’Eglise, merci.

  • Exposition hors du commun qui nous invite à méditer sur la vie des saints et sur la portion de sainteté qui réside dans le cœur humain.

  • Çà donne envie de devenir des saints, c’est très cool, merci beaucoup.

  • Deux chrétiens de chez nous, conscients de ce trésor spirituel représenté par les saints, ont choisi d’annoncer l’Evangile en leur consacrant une passionnante exposition.
                                           Mgr Gaidon, évêque émérite de Cahors

  • Rencontre inattendue. Quel travail de recherche et d’expression ! Belle inspiration et beaucoup d’originalité.

  • Merveilleuse œuvre, Source de grandes réflexions.

  • Beaucoup d’originalité dans cette exposition très minutieuse et très documentée.

  • Une exposition, une œuvre bouleversante. Nous en sortons avec une confiance renforcée dans l’action divine au travers de destinées humaines au service des autres.

  • Les médaillons nous font connaître Jésus, aimer Jésus. Cela m’a fait du bien de les regarder, de les contempler, de contempler Jésus à travers ses saints. Ils révèlent comment Jésus est présent à notre monde.
                                           Jean Vanier, fondateur de l’Arche

  • Merci à Jean et Lucienne de nous offrir ce beau voyage  à l’intérieur de la sainteté. Entourés, accompagnés par tous ces témoins lumineux, nous sommes entraînés à la rencontre du Dieu Vivant pour vivre en Lui, le bonheur sans fin. Osons la sainteté aujourd’hui, elle est un trésor de grâce, de vie et de paix pour toute l’humanité.
                                            Mgr Turini, évêque de Cahors

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mardi 2 juin 2009

Seul l'amour compte

LA SAINTETE POUR  CHACUN DE NOUS, C'EST POSSIBLE CAR C'EST L'AMOUR SEUL QUI COMPTE ! 

Dans l'ancien testament Dieu, à travers son prophète Osée, le prophète de la tendresse, nous dit : " C'est l'amour que je veux, et non les sacrifices" ;

Demande qui est reprise par Jésus lui-même, dans Mathieu 9, quand les pharisiens lui reprochent de manger avec les pécheurs. Il répond :
" ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre le sens de cette parole : "c'est la miséricorde que je désire et non le sacrifice ".
Jésus
dit encore, dans Mathieu 25 :
" ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites ". Il illustre magnifiquement cette réalité par ces paroles qui nous parlent tant : " j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger et vous m'avez accueilli ; j'étais nu et vous m'avez vêtu ; j'étais malade et vous m'avez visité ; j'étais prisonnier et vous êtes venu me voir ".

Saint Jean, dans sa première épître, au chapitre 4, nous dit clairement :
" Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne saurait aimer Dieu qu'il ne voit pas ".

Thérèse de l'enfant Jésus, dans son Carmel, ressent comme une sorte de manque. Elle veut être à la fois carmélite, missionnaire, apôtre, docteur, martyr. Elle se demande : " comment allier tous ces contrastes ", selon sa propre expression. C'est alors qu'elle trouve la clé qui va désormais embraser toute sa vie. Ecoutons-la :
" La charité me donna la clé.
Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations
Je compris que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux.
Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée :
O Jésus, ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour.
Dans le cœur de l'Eglise, ma mère, je serai l'amour, ainsi je serai tout, ainsi mon rêve sera réalisé ".

Et peu de temps avant sa mort, dans ses derniers entretiens, elle écrira en juillet 1897 : " C'est l'amour seul qui compte ! "

Quant à Charles de Foucauld, il affirme : " Il est impossible de plaire à Dieu si l'on manque d'amour pour un seul homme ".

Plus près de nous encore, Raoul Follereau, décédé en 1977, l'apôtre des lépreux, lors de sa première conférence, il a alors 20 ans, lance à son auditoire :
" Le cœur, c'est la clé du ciel, c'est la grande force de l'univers, la seule invincible, la seule créatrice ; aimons-nous, tout est là ! " .
Parole qu'il illustrera par toute sa vie au service des lépreux aidé de son épouse Madeleine.
Tous ses écrits sont un vibrant appel à l'amour.
Laissons pénétrer en nous quelques-unes de ses paroles :
- " Je crois à l'avènement, au règne libre et victorieux de l'amour ; Ce qu'il faut, ce qui résoudra tout, c'est de s'aimer ".   
- " Le bien est aussi contagieux et plus rayonnant que le mal. Organisons l'épidémie de la charité ".
- " Sans l'amour il n'y a pas de génuflexions, de cloches ou de carême qui tienne : si vous n'aimez pas, vous n'êtes pas chrétien ". 
- " Croyez en la bonté du monde. Il y a dans le cœur de chaque homme des trésors prodigieux d'amour, à vous de les faire surgir ".

 

 

 

 

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mardi 9 juin 2009

LA CONFIANCE EST LA CLÉ DE LA SAINTETÉ

S’il est vrai que le projet de Dieu pour chacun de nous est la sainteté et que cette sainteté consiste avant tout à vivre dans l’amour, nous percevons bien notre incapacité à atteindre cette qualité d’amour qu’ont les saints.

Comme nous, la petite Thérèse de l’Enfant Jésus a fait cette constatation :

« J’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! J’ai toujours constatée lorsque je me suis comparée aux saints qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ;
au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ;
me grandir, c’est impossible, je dois donc me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien  droite, bien courte (…) ».
Elle trouve la réponse dans les Ecritures :
« Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi » (Pr 9,4).
Elle découvre alors sa petite voie de l’Enfance Spirituelle : la confiance des touts petits.
Écoutons-la : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’amour ».
Et elle définit ainsi la sainteté :
« La sainteté consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père ».
Elle a la conviction que cette voie est offerte à chacun d’entre nous :
« Je sens que si par impossible, Ô Jésus, tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s’abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie ».
Thérèse arrive ainsi en peu de temps à un haut degré d’amour et de sainteté.
Elle est appelée la sainte de la confiance.

Léon Bloy, l’écrivain mystique et père de famille, a bien raison de s’exclamer :
« La sainteté n’est pas une chose si compliquée. C’est tout simplement une immense confiance en Dieu ».

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C'EST DANS LES PETITES CHOSES VÉCUES AVEC AMOUR QUE SE RÉALISE AVANT TOUT LA SAINTETÉ

Jean Vanier, philosophe et fondateur des communautés de l'Arche qui accueillent des personnes souffrant d'un handicap mental, nous parle de l'importance de la vie toute ordinaire, et s'appuie sur l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth :
" L'amour, ce n'est pas de faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. Je trouve merveilleux que Jésus ait vécu pendant 30 ans une vie cachée à Nazareth avec Marie sa mère et Joseph. Il a vécu humblement la famille et la vie communautaire, il a travaillé le bois, il a vécu le petit quotidien de chaque jour au sein de sa communauté de Nazareth ".

De même, le pape Jean XXIII, qui est à l'origine du concile Vatican II et qui a été béatifié à l'automne 2000, voulant devenir un saint, écrit, alors qu'il a juste 20 ans :
" Je dois veiller avec soin aux plus petites occasions, et faire tout ce que je fais avec une délicatesse extrême.
La sainteté des saints ne se fonde pas sur des faits retentissants mais sur des petits riens qui, aux yeux du monde, paraissent insignifiants.
Les 30 premières années de la vie de Jésus m'offrent à cet égard un enseignement plein d'exemples lumineux
".

Dans l'ancien testament, au Deutéronome chapitre 30, Dieu dit en parlant de la loi d'amour qu'Il donne aux hommes :
" Cette loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-delà de tes moyens, ni hors de ton atteinte…la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique ".

Et le prophète Michée, au chapitre 6, rappelle :
" On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé ton Dieu réclame de toi : rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu ".
   
Dans l'Évangile, Jésus reprend, dans Mathieu 7 :
" Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites le vous-même pour eux : voilà la loi et les prophètes ".
Et plus loin, au chapitre 25, dans la parabole des talents, Jésus précise que l'accomplissement de cette loi d'amour est à notre portée et qu'elle se vit avant tout dans les petites choses ; au serviteur fidèle Il dit :
" Tu as été fidèle dans les petites choses, Je t'en confierai de plus grandes, entre dans la joie de ton Seigneur ".

L'écrivain Claire Booth Luce, dans " Les saints que nous aimons " note : " Les vies de la quasi-totalité d'entre nous ne sont-elles pas faites de petites choses ? Mais pour la plupart, une douzaine d'ennuis, d'agacements, d'inquiétudes, de déceptions et de fatigues subies chaque jour, aboutissent aux aspirines, aux cocktails, aux ulcères, aux maladies, aux dépressions nerveuses, ou même au suicide. Thérèse de Lisieux les fit aboutir à la sainteté ".

Regardons en effet la petite Thérèse dans son Carmel. Au lavoir, une religieuse lui envoie régulièrement des gouttes d'eau sale. Au lieu d'en être agacée, elle décide que ces petites gouttes d'eau sale se transforment en roses qu'elle offre à Jésus pour les pécheurs.
Dans l'allée du couvent, une religieuse rencontre Thérèse, bien fatiguée. Elle lui dit : " cette promenade vous épuise ". Thérèse répond, déjà très malade : " c'est vrai, mais savez-vous ce qui me donne des forces ? Je marche pour un missionnaire ! Pour diminuer ses fatigues, j'offre les miennes au Bon Dieu ".
Rappelons que la petite Thérèse est celle qui a dit : " Je n'ai jamais fait de pénitences … simplement retenir une parole de réplique, rendre de petits services sans le faire valoir, voilà mes petits sacrifices ".

Tournons aussi nos regards vers Bénilde Romançon, frère des Écoles Chrétiennes au 19 ème siècle, dans la Haute Loire. Sa vie d'instituteur et de directeur d'école se passe à aider les enfants, surtout les plus faibles et les plus pauvres, à devenir des hommes. Parlant du terrible quotidien assuré par le frère Bénilde, le pape Pie XI dit de lui lors de sa canonisation : " La sainteté ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais des choses communes d'une manière non commune ".

Citons encore le frère carme Laurent de la Résurrection, cuisinier de sa communauté, au 17 ème siècle à Paris. Il écrit : " il n'est pas nécessaire d'avoir de grandes choses à faire. Je retourne ma petite omelette dans ma poêle pour l'Amour de Dieu … on cherche des méthodes pour apprendre à aimer Dieu. N'est-il pas bien plus court et bien plus droit de tout faire pour l'Amour de Dieu, de se servir de toutes les œuvres de son état pour entretenir sa présence en nous par ce commerce de notre cœur avec Lui ? "

 

 

 

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samedi 31 octobre 2009

POUR DEVENIR SAINTS VIVONS PLEINEMENT LE MOMENT PRESENT

Bien souvent, nous avons le désir de vivre l'Evangile de tout notre cœur.
Nous souhaitons répondre à l'appel à la sainteté.
Mais nous reportons ce désir  pour plus tard : quand les études seront finies, quand les enfants seront grands, quand tel problème aura disparu.
Et nous nous laissons happer par le rythme et les soucis d'une vie quotidienne de plus en plus stressante.
Nous oublions de mettre toute notre attention pour faire avec amour ce que nous avons à faire aujourd'hui.
Nous oublions de vivre l'aujourd'hui de Dieu.

Les amis de Dieu comprennent combien le temps qui nous est donné est précieux et ils essaient de vivre le moment présent dans l'amour de Dieu et de leurs frères :

Maximilien Kolbe, franciscain polonais, le grand apôtre de Marie Immaculée, nous dit :
" Le présent seul est entre nos mains, ce qui est important c'est de penser que nous devons nous sanctifier maintenant et non pas demain parce que nous ne savons pas si nous aurons un lendemain ".

Jean Berchmans, au 17 ème siècle, jeune jésuite décédé à 22 ans, répond à son père qui lui demande "comment parvenir à vivre comme des saints ?" 
" Il faut ne vivre que pour la journée et l'heure présente. C'est chaque instant que nous devrions chercher à faire monter vers Dieu. "

Elisabeth de la Trinité écrit : "
Que la vie est quelque chose de sérieux ! Chaque minute nous est donnée pour nous enraciner plus en Dieu ! "

Charles de Foucauld affirme simplement :
" Une seule chose est nécessaire, faire à tout instant ce qui plaît à Jésus ".

Jeanne Beretta Molla, mère de famille, médecin, canonisée par Jean Paul II, note alors qu'elle n'est encore qu'étudiante :
" Le passé confions-le à la miséricorde de Dieu, le futur à la divine Providence. Notre tâche est de vivre saintement le moment présent ".
Plus tard, elle dit à des filles de l'Action Catholique dont elle s'occupe :
" Etre vigilant, aux aguets, marcher sans trêve jusqu'au bout à tout prix.
Combattre les ennemis spirituels; conquérir les âmes à Jésus.
Serais-tu disposée à donner ta vie pour le Christ Roi ?
Toi qui n'arrives pas à dire non à tes yeux, à ta gourmandise, toi qui trouve difficile d'aider à la maison ou de prier pendant dix minutes ?
"

Chiara Lubich, laïque italienne décédée à la mi-mars 2008 à l’âge de 88 ans, fondatrice des Foccolari, (mouvement centré sur la spiritualité de l'unité au cœur du monde), nous livre ses réflexions sur la sainteté :
" Comment faire pour être saint ? Quelle est la mesure ? Y a-t-il une méthode, des moyens, un chemin ?
…Peut-être existe-t-il un chemin que tout le monde peut emprunter.
Il n'est sans doute pas nécessaire de rechercher son propre chemin, de tracer un plan, de se bâtir un programme.
Il suffit de se plonger dans le moment présent en s'appliquant à accomplir, pendant cet instant la volonté de Celui qui a dit : " Je suis le chemin ".
L'instant passé n'est plus.
L'instant à venir ne sera peut-être jamais en notre pouvoir.
Par contre nous pouvons aimer Dieu dans le moment présent qui nous est donné …Il ne nous reste qu'à construire notre sainteté, instant après instant, dans une réponse de tout notre être, à l'amour que Dieu nous porte
"

Devenons réceptifs à ce don de Dieu qu'est l'instant présent.
Nous n’avons qu’aujourd’hui pour aimer le Bon Dieu !

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samedi 21 novembre 2009

La Tendresse de Dieu

POUR DEVENIR SAINTS, LAISSONS-NOUS ENVAHIR PAR LA TENDRESSE DE DIEU POUR CHACUN DE NOUS

Dans l’Ancien Testament, déjà, Dieu nous révèle la tendresse qu’il a pour les hommes
On a souvent tendance à penser que dans l'Ancien Testament Dieu se présente avant tout comme un Dieu vengeur, prenant plaisir à châtier les péchés des hommes.
La petite Thérèse de Lisieux, dans son carmel, a su y découvrir un Dieu qui n'est qu'amour et miséricorde et elle en a tressailli de joie.
Comme elle, laissons notre cœur se dilater en partant à la rencontre de ce Dieu d'amour à travers quelques exemples :

Dans l'Exode chapitre 34, Dieu se définit lui-même à Moïse sur le mont Sinaï comme un Dieu d'amour : " Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité ". Il lui dit aussi : " Tu diras aux israélites : vous avez vu comment Je vous ai porté sur des ailes et vous ai fait arriver jusqu'à moi ?

Par ses prophètes, Dieu ne cesse de rappeler la tendresse qu'Il a pour l'homme :

Dans Isaïe chapitre 43, c'est avec une infinie douceur que Dieu nous parle : " Ne crains pas, car Je t'ai racheté, Je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi … tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et Je t'aime ".

Dans Jérémie chapitre 31, Dieu semble comme s'étonner lui-même de sa tendresse pour nous : " Ephraïm est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces, Je doive toujours penser à lui, et que mes entailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? "

Dans Osée chapitre 11, Dieu rappelle combien Il a tout fait pour son peuple, et à travers lui, pour chacun de nous : " Moi, pourtant, J'apprenais à marcher à Ephraïm, Je les prenais dans mes bras, et ils n'ont pas compris que je prenais soin d'eux ! Je les menais avec de douces attaches, avec des liens d'amour. J'étais pour eux comme celui qui élève un nourrisson tout contre sa joue, Je me penchais sur lui et lui donnais à manger ".

Dans Michée chapitre 6, c'est le prophète lui-même qui rappelle la loi d'amour que Dieu nous donne : " On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu ".   

Les psaumes nous parlent de cette tendresse que Dieu nous porte.
Citons simplement le psaume 103 : " C'est Yahvé qui pardonne toutes tes offenses, qui te couronne d'amour et de tendresse…comme est la tendresse d'un père pour ses fils, tendre est Yahvé pour qui le craint ".

Le nouveau Testament confirme bien-sûr cette tendresse de Dieu pour nous

Dans l'Evangile Luc chapitre 1, le cantique de Zacharie nous redit le plan d'amour de Dieu sur l'homme pécheur, en la venue de son Fils : " L'œuvre de la miséricordieuse tendresse de notre Dieu nous amènera d'en haut la visite du Soleil Levant ".

La première épître de Saint Jean chapitre 4, nous dit : " Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est Lui qui nous a aimé le premier ".

Et dans Jean chapitre 15, l'évangéliste nous rappelle les belles paroles de Jésus qui résument l'amour de Dieu pour sa créature : " Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime …c'est ainsi que Je vous ai aimé ".

Quant à la parabole de l'enfant prodigue, elle nous dépeint magnifiquement l'amour du cœur de Dieu qui guette son enfant pécheur avec une tendresse débordante : " Comme il était encore loin, son père l'aperçut et courut à sa rencontre ".

Depuis les chrétiens, à travers les siècles, font l’expérience de cette tendresse de Dieu

Le prêtre et poète autrichien Angelus Silesius écrit : " Rien ni personne n'est plus beau que moi puisque Dieu, la beauté même, est tombé amoureux de moi ".

Et l'écrivain Daniel Ange, dans un langage prophétique et poétique, note :
" A besoins nouveaux, saints nouveaux. Nous voilà entrés dans l'ère de la sainteté des paumés. Temps de la grande misère, temps de la grande miséricorde… De moins en moins un saint sera un étalon de perfection, et de plus en plus un enfant du pardon… De la race du bon larron. La beauté d'un saint n'est pas la beauté d'un mannequin, mais celle d'un visage blessé… plus un être porte un handicap lourd, plus ce poids le précipite au fond du cœur de Dieu …Ce message de folle espérance, qui donc le criera dans les déserts de notre monde atrocement sous-alimenté ? "   

Tournons nos regards vers un jeune délinquant du 20 ème siècle : Jacques Fesch.

Le jésuite André Manaranche nous dit à son sujet : " Le cas de Jacques nous invite à révéler la tendresse de Dieu à ceux qui n'en n'ont pas la moindre idée ".

Rappelons brièvement que ce jeune père de famille est condamné à mort et guillotiné à l'âge de 27 ans en 1957 pour avoir tué un policier et blessé grièvement quelqu'un qui essayait de l'arrêter lors d'une tentative de vol à main armée.
En prison, il entre peu à peu en lui-même et se tourne vers  Dieu, conscient de la gravité de ses actes et bouleversé du mal qu'il a fait aux victimes, à leurs familles et aux siens.
Il fait alors une ascension d'amour étonnante. Écoutons quelques-unes de ses dernières paroles :

" Comme un Père généreux, le Seigneur me fortifie, me comble de grâces toutes puissantes, et jalonne mon chemin de croix, de reposoirs odorants qui me font désirer d'aller vite le rejoindre …miséricorde infinie je suis sauvé presque malgré moi. Au lieu de mourir stupidement, je vais pouvoir offrir ma mort pour tous ceux que j'aime. Tout aboutit toujours à l' amour de Jésus. Je prie spécialement la Sainte Vierge à laquelle son Fils m'a confié … Je suis heureux ".
Près de 2000 ans après, Jacques est à nouveau le bon larron au calvaire. Il s'est laissé envahir par la tendresse de Dieu pour lui.

Citons en conclusion la phrase de Tim Guénard, cet enfant abandonné par sa mère, battu par son père, devenu chef de bande, qui passe de la haine à l'amour grâce à plusieurs rencontres lumineuses sur son chemin, en particulier celle du père Thomas Philippe.
Dans son livre : "  plus fort que la haine ", il dit de celui-ci :
" Il doit être à l'image de Dieu qui descend sans cesse un cran plus bas, pour que le mec qui dégringole lui tombe dans les bras ".

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jeudi 3 décembre 2009

Soyons remplis d'espérance

SOYONS REMPLIS D'ESPERANCE : DIEU VEUT FAIRE DE NOUS DES SAINTS  MALGRE NOS ECHECS, NOS CHUTES ET NOTRE MEDIOCRITE 

Dans son livre "Soyez heureux ", le cardinal Lustiger nous dit :
" On estime que la sainteté n'est pas à la portée des gens ordinaires. Alors, on se résigne à la médiocrité … On a fait l'expérience parfois désespérante de sa faiblesse, de son péché, de son incapacité à tenir même les décisions les plus simples. On se juge indigne de l'appel à la sainteté qu'on a perçu et on le range parmi les illusions perdues de la jeunesse ou d'une période de ferveur. On se résigne au sommeil spirituel. Parce qu'on ne parvient pas à rester fidèle à la prière, on ne prie plus. Parce qu'on ne réussit pas à observer tel commandement de Dieu, on y renonce complètement. Parce qu'on n'arrive pas à se corriger de tel défaut, on cesse de vouloir en être délivré et de le demander à Dieu. Bref, parce qu'on ne correspond pas à l'image que l'on s'est faite de la perfection, on capitule devant l'appel à la sainteté ".

En effet, le catéchisme de l'Eglise Catholique, confirme : " Lorsque Dieu se révèle et appelle l'homme, celui-ci ne peut répondre pleinement à l'amour divin par ses propres forces." Cependant : " Il doit espérer que Dieu lui donnera de l'aimer et d'agir conformément aux commandements de la charité. L'espérance est l'attente confiante de la bénédiction divine et de la vision bienheureuse  de Dieu."

Il ajoute aussi :

" L'espérance chrétienne reprend et accomplit l'espérance du peuple de l'alliance qui trouve son origine et son modèle dans l'espérance d'Abraham comblé dans sa vieillesse en Isaac des promesses de Dieu … " Il rappelle alors les paroles de Saint Paul dans l'épître aux Romains : espérant contre toute espérance, Abraham crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples ".

Les auteurs spirituels insistent sur l'importance de l'espérance face à notre incapacité à répondre à l'amour de Dieu. 
Le Père Chevignard, dominicain, écrit : " Notre vraie richesse est dans l'amour gratuit de Dieu pour nous. Pour le recevoir, il faut commencer à ne plus mettre son trésor dans sa force à soi ; en ce sens, on peut dire que la vertu propre du pauvre évangélique, c'est l'espérance. Il apprend à attendre tout de Dieu.

André Daigneault prêtre canadien, dans son livre "le chemin de l'imperfection " reprend : " Il ne faut pas perdre l'espérance, car l'heure de la détresse est souvent l'heure de Dieu …Il faut s'avouer faible et impuissant et s'offrir ainsi: " ce qui est faible, voilà ce que Dieu choisit", dira Saint Paul."
Et dans son livre " Le Bon larron" il ajoute : "Le Bon Larron n'a espéré que la grâce de Dieu, lui qui n'avait rien de valable à présenter au Sauveur : il ne pouvait que tout recevoir de la croix de Jésus. La "petite voie" de la pauvreté spirituelle du Bon Larron doit faire de nous ces mendiants qui, n'ayant rien attendent tout de la pure générosité du Christ rédempteur, notre unique espérance." 

Et André Manaranche, jésuite, constate : " Alors même que, dans la société et dans les cœurs, certaines courbes semblent désastreuses, certains déterminismes invincibles, certaines issues fatales, certaines blessures inguérissables, certaines prisons sans porte de sortie, n'oublions jamais l'inattendu de Dieu. (…)  Notre époque aura de plus en plus besoin de saints qui sont sortis de la perdition, pour encourager non la perdition mais l'espérance et pour provoquer le sursaut spirituel."

Bien des saints nous encouragent à garder l'espérance envers et contre tout :

Charles de Foucauld remarque : " On représente l'espérance par une ancre : oui, quelle ancre solide, … vous me défendez de me dire, à la vue de mes fautes toujours renouvelées : "Je ne pourrai jamais me corriger ; la sainteté n'est pas faite pour moi ; … Je dois avoir une telle confiance en votre amour, que bien qu'ingrat, j'espère toujours en lui.

Claude de la Colombière, jésuite du 17 ème siècle écrit : " Nulle faute quelque honteuse qu'elle soit et quelque criminelle qu'elle puisse être, ne doit porter un pécheur au découragement. Je pourrais tout perdre plutôt que l'espérance que j'ai en la miséricorde de Dieu. "

Comme la petite Thérèse, Elisabeth de la Trinité note : " Il me semble que l'âme la plus faible, même la plus coupable est celle qui a le plus lieu d'espérer, et cet acte qu'elle fait pour s'oublier et se jeter dans les bras de Dieu le glorifie et lui donne plus de joies que tous les retours sur elle-même."

Quant au  Père Marie Eugène, carme du 20 ème siècle, fondateur de Notre Dame de Vie, il va  jusqu'à dire : " L'état de sainteté la plus haute se confond presque avec l'état de pécheur qui n'a plus rien et qui n'a plus comme ressource que son espoir en la miséricorde de Dieu ".

Dans son livre entièrement  consacré à l'espérance : "le porche du mystère de la deuxième vertu", le poète  écrivain  Charles Péguy, note :
" La foi croit ce qui est. La charité aime ce qui est. L'espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera … Au milieu entre ses deux grandes sœurs, (la foi et la charité) elle a l'air de se laisser traîner comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher et qu'on traînerait sur la route malgré elle. Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher tout le monde. Et qui le traîne."
Un peu plus loin, le poète inspiré, reprenant les paraboles de l'Enfant Prodigue et de la brebis perdue, s'émerveille de l'espérance de Dieu lui-même à notre égard : " Le pécheur, il y a un jour où Dieu l'a aimé en espérance (…) Dieu a espéré, a attendu de lui. Dieu, qui est tout, a eu quelque chose à espérer de lui, de ce pécheur. De ce rien. De nous. "   

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dimanche 6 décembre 2009

Joie et sainteté

      « Le vrai secret de la joie chrétienne est l’amour miséricordieux du Père » nous dit Benoît XVI.

      Et cette joie peut cohabiter avec la souffrance nous explique saint Jean Paul II :
« Savoir que Dieu n’est pas loin mais proche, qu’il n’est pas indifférent mais plein de compassion, qu’il n’est pas étranger mais Père miséricordieux qui nous suit avec amour en respectant notre liberté : tout cela est le motif d’une joie profonde que les diverses péripéties de la vie quotidienne ne peuvent entamer.
La joie chrétienne a une caractéristique unique, celle de pouvoir cohabiter avec la souffrance, car elle est entièrement fondée sur l’amour.
En effet, le Seigneur qui nous « est proche », au point de se faire homme, vient transmettre sa joie, la joie d’aimer.
C’est le seul moyen de comprendre la joie sereine des martyrs y compris au cœur de l’épreuve, ou le sourire des saints de la charité face à celui qui souffre : un sourire qui n’offense pas mais qui console
» (14-11-2003).

     Jacques Lebreton perd accidentellement l'usage de ses mains et de ses yeux à 20 ans. Rappelons son témoignage sur la cohabitation de la souffrance et de la joie : «  J'ai montré mes moignons à Dieu et j'ai hurlé : " Si tu es bon, montre-le ! … Il a dit en moi : " Je suis là Jacques, Je suis en toi un Dieu aveugle et sans mains ". J'ai pleuré de joie sur mon lit d'hôpital … La joie des infirmes est la plus belle preuve de l'existence de Dieu ».

      Dans l'Evangile, dans Jean chapitre 15, Jésus donne ses derniers conseils à ses disciples avant d'offrir sa vie :
" Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour … Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés ".

      Quant à Paul VI, il insiste sur le fait que cette joie chrétienne ne nous coupe pas du monde bien au contraire :
" La joie chrétienne suppose un être capable de joies naturelles : apprendre à goûter simplement les multiples joies humaines que le Créateur met sur nos chemins.
Joie exaltante de l'existence et de la vie, joie pacifiante de la nature et du silence, joie de l'amour chaste et sanctifié, joie austère du travail soigné, joie transparente de la pureté, du sourire, du partage
".

      Cette joie chrétienne résulte de l’amour, c'est-à-dire du  don de soi. De nombreux non chrétiens ont expérimenté cette joie. Ecoutons le poète hindou Rabîndranâth Tagore :
      " Je dormais et je rêvais que la vie était joie.
        Je me réveillais et je vis que la vie était service.
        Je servis et je vis que le service était joie ".

LA JOIE : SIGNE DE SAINTETÉ

      Le philosophe  Nietzsche n’avait-il pas raison de s’exclamer : " Je croirai aux chrétiens quand ils auront des airs de sauvés ".

     Rappelons le célèbre mot de François de Sales : " Un saint triste est un triste saint ".

     Dans le Psaume 5, le psalmiste s'écrie :
" Joie pour tous ceux que Tu abrites, réjouissance à jamais, Tu les protèges, en Toi exultent ceux qui aiment Ton Nom ".

     Mère Teresa remarque : «La joie est un signe de l’union à Dieu»

    Le vrai saint est celui qui rayonne la joie et qui en vit, Marie en est le modèle :
« Proche du Christ, Marie récapitule en elle toutes les joies, elle vit la joie parfaite promise par le Christ à l’Eglise. Elle est la Mère pleine de sainte joie » (Paul VI).

    Dans son livre « N’ayez pas peur de vivre dans la joie » l’abbé Thierry Lelièvre nous invite à réfléchir à la manière dont Marie vivait cette joie :
« Tout en connaissant sa mission, Marie n’habite pas les hauts cartiers, mais le domicile des pauvres gens.
Les voisines ne se sont pas rendu compte du mystère caché de sa vie, aux apparences aussi terre à terre.
Elle nous enseigne à recevoir la vie quotidienne comme le chantier où se construit notre salut.
Elle nous montre la joie dans les signes de la présence de Dieu, dans la vie normale, à tout instant, en méditant tout cela dans son cœur
».

LA JOIE : CHEMIN DE SAINTETÉ

     Dans le Psaume 32, nous trouvons un vibrant appel à la joie :
" Réjouissez-vous dans le Seigneur, exultez et jubilez, vous les justes, poussez des cris de joie, tous les hommes au cœur droit ! ".

     Le livre de l'Ecclésiastique, au chapitre 30, nous donne l'enseignement suivant :
" Ne livre pas ton âme à la tristesse et ne t'afflige pas toi-même avec tes pensées. La joie du cœur, voilà la vie de l'homme, et l'allégresse de l'homme lui donne de longs jours".

      Et dans l'Epître au Romains au chapitre 12, saint Paul nous dit encore :
" Soyez  joyeux dans l'espérance,  constants dans l'affliction,  assidus dans la prière ".

     L’abbé Thierry Lelièvre, dans le livre cité ci-dessus, nous invite à tout faire pour être joyeux :
« Donner à Dieu la joie de nous voir heureux pour Lui, nous associer à sa joie. Le véritable amour nous conduit à accepter d’être des gens heureux. La religion chrétienne n’est pas la religion du repli sur soi mais de l’ouverture  à Dieu et au prochain, religion ou la tristesse est dépassée et transformée en joie ».

     Séraphin de Sarov, ce prêtre et starets russe du 18-19 ème siècle nous montre la richesse de la gaieté toute simple :
" La gaieté chasse la fatigue, or, de la fatigue, provient le découragement, rien de pire ! … un mot bienveillant, joyeux, encourageant, aide l'esprit de l'homme à se tenir dans la joie devant Dieu ".

     La petite Thérèse écrit : " C'est la pensée d'accomplir la volonté du Seigneur qui fait toute ma joie "

     Et Mère Térésa aime répéter : " La vraie sainteté consiste à accomplir la volonté de Dieu avec le sourire ".

     Marcel Van, religieux vietnamien catholique interné dans un  camp constate :
« Plus j’avance, plus je vois que la sainteté c’est une vie où il faut changer la tristesse en joie ».

     
     Concluons par ces mots de saint Jean Bosco à Dominique Savio, futur jeune saint qui lui demande ce qu'il faut pour devenir saint :
" Il faut beaucoup de courage et être toujours joyeux ".

     Et soyons convaincu que le bonheur est déjà à notre portée sur cette terre, comme le rappelle saint Jean XXIII dans son décalogue :
"Rien qu'aujourd'hui, je serai heureux, dans la certitude d'avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l'autre monde mais également dans celui-ci."

     Ayons donc le profond désir de vivre davantage dans la joie.
Et avec l’aide de Dieu, sachons nous réjouir de la joie des autres, de la sainteté des saints.
Ssoyons contents non de nous-mêmes mais de Dieu, de son Amour pour tout homme.

Ainsi nous nous sentirons de plus en plus proche de  tous ceux qui nous attendent au Ciel.

 

 

 

 

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mercredi 23 décembre 2009

Noël

A NOËL DIEU S'EST FAIT HOMME POUR  NOUS FAIRE PARTICIPER A SA SAINTETÉ

    d_tail_cr_che_chapelle_de_Catus__Lot_  (il est possible de cliquer sur les photos pour les agrandir)

Dans la liturgie des heures, dans l'antienne de l'octave de Noël, nous trouvons ces belles paroles : " O admirable échange ! Le créateur du genre humain, assumant un corps et une âme, a daigné naître d'une Vierge et, devenu homme sans l'intervention de l'homme, il nous a fait don de sa divinité." 

     " Par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni à tout homme ",
nous rappelle le Catéchisme de l'Eglise Catholique.

En cette douce nuit de Noël, Dieu, qui est par nature invisible, est devenu visible à nos yeux, et cela, sous les traits d'un petit enfant, et d'un petit enfant pauvre.

Nous lisons aussi dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique, que " Jésus est né dans l'humilité d'une étable, dans une famille pauvre, de simples bergers sont les premiers témoins de l'événement. C'est dans cette pauvreté que se manifeste la gloire du ciel ".

      Et dans Saint Paul, dans 2 Corinthiens, nous trouvons ces mots : " En se faisant pauvre dans son Incarnation, le Christ nous enrichit par sa pauvreté ".

      Nous trouvons encore dans le Concile Vatican II, dans Gaudium et Spes, ces paroles fortes :
" Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d'homme, Il a pensé avec une intelligence d'homme, Il a agi avec une volonté d'homme, Il a aimé avec un cœur d'homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché ".

      Oui, comme Saint Jean dans son prologue, nous pouvons dire, pleins de reconnaissance, " le Verbe s'est fait chair et Il a demeuré parmi nous ! "P1070910
      

      Les saints ont su percevoir la lumière qui émane du mystère de Noël pour éclairer leur vie :

 

François d'Assise, profondément touché par la richesse de ce mystère, a l'idée de réaliser la première crèche vivante avec un bœuf et un âne, à Greccio, rocher dominant une immense vallée, dans la nuit de Noël 1223. Tous les assistants écoutent François évoquer, au cours de l'office, avec une douceur infinie, la nuit lumineuse de Bethléem. A sa suite, les chrétiens du monde entier aiment représenter des crèches à Noël et  prier devant elles.

 

P1070914Antoine Chevrier, fondateur des prêtres du Prado au 19 ème siècle, décide " de suivre Jésus-Christ de plus près " devant la crèche, un jour de Noël, alors qu'il est déjà prêtre dans la banlieue lyonnaise. Il devient prêtre pauvre parmi les pauvres. On le surnomme le " François d'Assise dans les fumées d'usines ".
Il écrit : " Le Verbe s'est fait chair et Il a demeuré parmi nous : Voilà la plus grande, la plus belle, la plus étonnante et la plus mystérieuse parole de l'Evangile, digne d'être méditée à jamais par tous les hommes, parole qui renferme en abrégé tout l'Evangile et toute notre croyance ".
Un peu plus loin, il écrit aussi : " Jésus vient lui-même afin d'habiter avec nous et d'avoir le temps de nous parler et de nous dire tout ce que le Père veut nous enseigner par Lui ". 

Jean Marie Vianney, curé d'Ars est très sensible à la tendresse de Dieu qui se manifeste dans cette naissance de l'Enfant Jésus : " Le Fils de Dieu, en se faisant homme, veut nous rapprocher grandement de Lui, et nous forcer à l'aimer jusqu'à la tendresse."

 

Charles de Foucauld, ermite au Sahara, béatifié le 13 novembre 2005,  laisse épancher son cœur dans une lettre à sa sœur Marie le 17 décembre 1898 : " Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? J'espère que tu fais à tes enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie. Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Les joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse ".  P1070931

 

Mère Teresa déplore notre indifférence face à la venue de Jésus : " De nos jours, et une fois de plus, Jésus continue de venir parmi les siens et les siens refusent de l'accueillir. Il vient dans les corps mal en point des pauvres. Il vient même à travers les riches étouffés par leurs propres richesses. Il vient dans la solitude des cœurs qui ne sont aimés de personne. Jésus vient à toi et à moi. Souvent, trop souvent, nous passons outre et ne l'accueillons pas ". 

 

P1070916Raoul Follereau, l'apôtre des lépreux, lance en 1946 un appel pour qu'à Noël, on lui envoie des dons pour les malheureux. Dès 1950, son Noël permet d'apporter douceur et joie à plus de 80 000 vieillards et enfants. Voici un petit fait survenu dans sa vie une veille de Noël, alors qu'il est occupé à préparer des paquets pour les pauvres à la fin d'une journée épuisante. Ecoutons-le : " J'entends sonner. Encore ! On a tant sonné à la porte aujourd'hui ! Avec un peu d'impatience, j'ouvre. Il y a là un enfant, un petit enfant très pâle…Il me tend une lettre sans un mot et se sauve. La surprise passée, j'essaie de le rattraper. Peine perdue ! J'ouvre la lettre. Il y a 25 francs, et ces lignes que je transcris : " Monsieur, pour l'Amour de Dieu, veuillez accepter, de la part d'un ouvrier dans sa 6 ème année de maladie, cette modeste participation, pour ne pas le priver de la joie d'aider de plus malheureux ". Et je suis revenu lentement, ce trésor à la main, vers mon bureau surchargé…Et soudain, je me suis aperçu que, tout seul, je chantais. Car je sais maintenant que je ne serai jamais découragé. Et que je ne serai plus jamais las. Plus jamais. Et que je ne m'impatienterai plus jamais, même à la fin d'une journée harassante si, pour la centième fois, on sonne à ma porte. Car, en l'ouvrant, j'espérerai toujours revoir l'enfant, le petit enfant très pâle …qui est venu me réapprendre l'amour ".

P1070942Et voici, plus récemment encore, un extrait de l'Angelus de Benoit XVI du 13 décembre 2009:" C'est pour moi un motif de grande joie de savoir que dans vos familles on conserve l'usage de faire la crèche. Cependant, il ne suffit pas de répéter un geste traditionnel, même s'il est important. Il faut chercher à vivre en fait tous les jours ce que la crèche représente, c'est-à-dire l'amour du Christ, son humilité, sa pauvreté. (...)
La crèche est une école de vie, où nous pouvons apprendre le secret de la véritable joie. Celle-ci ne consiste pas dans le fait d'avoir beaucoup de choses, mais dans le fait de se sentir aimés par le Seigneur, en se donnant pour les autres et en les aimant".

      A la suite de tous les saints, laissons-nous envahir par la douce lumière de Noël qui nous dévoile, dans un petit enfant couché sur la paille, le Cœur du Père. Notre regard sur Dieu, sur nous-mêmes, sur les autres, sur la sainteté, n’en sera-t-il pas transformé ?
                                                       

  crèche de la chapelle de Catus (Lot)

                                                                          P1080025

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