jeudi 25 octobre 2012

Angélus de la Toussaint le 1er novembre 2011 : Paroles de Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

La solennité de tous les saints est une occasion propice pour élever le regard des réalités terrestres, rythmées par le temps, vers la dimension de l’éternité et de la sainteté.

La liturgie nous rappelle aujourd’hui que la sainteté est la vocation originelle de chaque baptisé (cf. Lumen gentium, n. 40).

En effet, le Christ, qui avec le Père et l’Esprit est le seul Saint (cf. Ap 15, 4), a aimé l’Eglise comme son épouse et s’est donné lui-même pour elle, dans le but de la sanctifier (cf. Ep 5, 25-26).

C’est pour cette raison que tous les membres du peuple de Dieu sont appelés à devenir saints, selon l’affirmation de l’apôtre Paul: «Et voici quelle est la volonté de Dieu: c'est votre sanctification» (1 Th 4, 3).

Nous sommes donc invités à regarder l’Eglise non dans son aspect uniquement temporel et humain, marqué par la fragilité, mais comme le Christ l’a voulue, c’est-à-dire une «communion des saints» (Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 946).

Dans le Credo, nous professons l’Eglise «sainte», sainte en tant que Corps du Christ, en tant qu’instrument de participation aux saints Mystères — en premier lieu l’Eucharistie — et famille des saints, à la protection de laquelle nous sommes confiés le jour du baptême.


Aujourd’hui, nous vénérons précisément cette innombrable communauté de tous les saints, qui, à travers leurs différents parcours de vie, nous indiquent différentes voies de sainteté, réunies par un unique dénominateur: suivre le Christ et se conformer à Lui, but ultime de notre existence humaine.

En effet, tous les états de vie peuvent devenir, avec l’action de la grâce et avec l’engagement et la persévérance de chacun, des voies de sanctification.

La commémoration des fidèles défunts, à laquelle est consacrée la journée de demain, 2 novembre, nous aide à rappeler nos proches qui nous ont quittés, et toutes les âmes en marche vers la plénitude de la vie, précisément dans l’horizon de l’Eglise céleste, auquel la solennité d’aujourd’hui nous a élevés.

Dès les premiers temps de la foi chrétienne, l’Eglise terrestre, reconnaissant la communion de tout le corps mystique de Jésus Christ, a cultivé avec une grande piété la mémoire des défunts et leur a offert des prières d’intention.

Notre prière pour les morts est donc non seulement utile mais nécessaire, dans la mesure où elle peut non seulement les aider, mais rend, dans le même temps, efficace leur intercession en notre faveur (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 958).

La visite aux cimetières, alors qu’elle conserve les liens d’affection avec ceux qui nous ont aimés dans cette vie, nous rappelle également que nous tendons tous vers une autre vie, au-delà de la mort.

Les pleurs, dus au détachement terrestre, ne doivent donc pas prévaloir sur la certitude de la résurrection, sur l’espérance de parvenir à la béatitude de l’éternité, «moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité» (Spe salvi, n. 12).

L’objet de notre espérance, en effet, est de jouir de la présence de Dieu dans l’éternité. Jésus l’a promis à ses disciples en disant: «Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera» (Jn 16, 22).

Nous confions notre pèlerinage vers la patrie céleste à la Vierge Marie, Reine de tous les saints, alors que nous invoquons pour nos frères et sœurs défunts son intercession maternelle.

A l’issue de l’angélus, Benoît XVI s’est adressé dans leurs langues respectives aux groupes présents sur la place Saint-Pierre. Voici les paroles qu’il a adressées aux pèlerins francophones:

Chers frères et sœurs,
Je salue cordialement les pèlerins francophones venus pour cette prière mariale.

La solennité de tous les saints nous rend proches de tous ceux et de toutes celles que Dieu a fait entrer dans sa lumière.

En ce jour, souvenons-nous que, nous aussi, nous sommes en marche vers la sainteté.

En chacun de nous brille déjà une étincelle de la lumière de Dieu, qui est appelée à resplendir.

Mettons-nous à l’écoute des Béatitudes où Jésus nous enseigne comment progresser sur le chemin qui conduit à la gloire du ciel.

Alors, nous trouverons le bonheur de partager la vie de Dieu avec tous les saints. Bonne fête de la Toussaint à tous!

Le pape a conclu en italien:

J’adresse un salut chaleureux à ceux qui ont participé ce matin à la «Course des saints», organisée par la Fondation «Don Bosco dans le monde».

Saint Paul dirait que toute la vie est une «course» vers la sainteté: vous nous donnez un bon exemple! Je souhaite une bonne fête à tous.

Merci de votre attention. Merci et bonne fête à tous!

Source : http://www.zenit.org/article-29364?l=french

 

Posté par saintsdefrance à 14:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


vendredi 26 octobre 2012

Bienheureux Pierre Vigne (1670-1740)

Pierre VignePrêtre du diocèse de Viviers - Missionnaire itinérant dans le Vivarais et le Dauphiné - Apôtre de l’Eucharistie - Fondateur des Sœurs du Saint-Sacrement de Valence

Né le 20 Août 1670 à Privas, en Ardèche  

Décédé le 8 Juillet 1740 à Rencurel, Vercors     

Diocèse de l'évêque compétent: Viviers

Dossier n° : 775

Type de cause: l'héroïcité des vertus

 Décret sur la validité de l'enquête diocésaine : 22 Octobre 1993

Promulgation du décret sur les vertus héroïques : 7 Juillet 2003

Béatifié le 3 Octobre 2004

Fête le 8 juillet       

Requérant : Religieuses de Saint-Sacrement, 113 av. Victor Hugo, 26000 Valence

Religiose del SS. Religiose del SS. Sacramento, Via dei Riari, 41, 00165 Roma, ITALY

Plus de renseignements :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Vigne

 http://www.ardeche.catholique.fr/le-diocese-de-viviers/historique-et-grandes-figures/grandes-figures/bienheureux-pierre-vigne/le-bienheureux-pierre-vigne.html

 Saints et causes françaises du 18ème siècle

Posté par saintsdefrance à 09:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 29 octobre 2012

Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat (1696 -1730)

Anne-Madeleine Rémusat

 

Visitandine – Mystique – Apôtre du Sacré-Cœur

Fondatrice de l'Association de l'Adoration perpétuelle du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Née à Marseille, le 29 novembre 1696

Décédée le 15 février 1730 à Marseille

Vénérable (Introduction de la cause) : 24 décembre 1891.

Postulateur : Mgr Jean-Pierre Ellul 2 bis, Rue St Adrien - 13008 – Marseille

 (nommé en 2009 par Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille)

postulateur: Mgr Jean-Pierre Ellul

pétitionnaire: Association Anne-Madeleine Rémuzat, 2bis, rue St Adrien, 13008 Marseille, FRANCE

site: annemadeleineremuzat.over-blog.fr

Nihil obstat 18 Février 2013 (Source)

Ouverture de l'enquête diocésaine : 15 février 2014 voir le Site de Mgr Ellul

 elle fit consacrer le diocèse et la ville de Marseille au Cœur- Sacré de Jésus par Mgr de Belsuncele 1er novembre 1720

 Plus de renseignements :

http://annemadeleineremuzat.over-blog.fr/

http://www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/biogra_e.html#Remuzat

Saints et causes françaises du 18ème siècle

Posté par saintsdefrance à 07:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 30 octobre 2012

Vénérable Claude-François du Trunchet (1700-1726)Jean-Baptiste de Bourgogne

Claude François du TrunchetPrêtre – Franciscain, ministre provincial du couvent de St Bonaventure de Rome

Né le  30 Juillet 1700 (ou le 30 août 1702) à Billecul, Jura

Décédé le 22 mars 1726 à Naples (Italie)

Diocèse de l’évêque compétent : Naples/Rome

Introduction de la cause : 29 avril 1869

Décret sur l’héroïcité des vertus le  9 janvier 1916

Fête le 26 mars      

Postulateur : Fra Giovangiuseppe Califano, ofm

Requérant : Chiesa di S. Bonaventura al Palatino Via S. Bonaventura, 7, 00186 Roma, ITALY

 Saints et causes françaises du 18ème siècle

Posté par saintsdefrance à 19:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 31 octobre 2012

Vénérable Jean-Baptiste de Laveyne (1653-1719)

Jean-Baptiste DelaveynePrêtre - Bénédictin (Congrégation de Saint-Maur)

Fondateur de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers

Né le 11 Septembre 1653 à Saint-Saulge, Nièvre  

Décédé le 5 juin 1719  à Nevers  

Diocèse de l'évêque compétent : Nevers

Dossier n°: 233

Décret sur les écrits : 05 Juin 1976

Promulgation du décret sur les vertus héroïques le 14 mai 1991

Plus de renseignements :   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Delaveyne

  http://www.gennievre.net/wiki/index.php5/Personnages_Delaveyne_Jean_Baptiste  

aints et causes françaises du 18ème siècle

Posté par saintsdefrance à 07:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Vénérable Benoîte Rencurel (1647- 1718)

 Benoite RencurelLaïque du diocèse de Gap

Fondatrice du sanctuaire  Notre Dame du Laus

Née en Septembre 1647 à Saint-Étienne-du-Laus, Hautes-Alpes

Décédée le 28 Décembre 1718 à Saint-Étienne-du-Laus   

Diocèse de l'évêque compétent : Gap

Dossier n°: 1378      

Ouverture de la procédure d'information : 11 Septembre 1864

Introduction de la cause : 7 Septembre 1871      

Clôture du processus apostolique: 16 Février 1900

Décret sur la reprise de la cause: 31 Juillet 1981

Promulgation du décret sur les vertus héroïques le 3 Avril 2009              

Postulateur :  Rev Vito Tomás Gómez García, op Vito Tomás Gómez García, op

Requérant : Sanctuaire de Notre-Dame-du-Laus, 05130 Saint-Étienne-du-Laus,  

www.sanctuaire-notredamedulaus.com/fr/decouvrir/benoite-rencurel.html

Saints et causes françaises du 18ème siècle

Posté par saintsdefrance à 07:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 1 novembre 2012

L’origine de la Toussaint selon Jacques de Voragine

Jacques de Voragine (Iacoppo da Varazze, Jacobus da Varagine)

Né à Varazze vers 1228 – décédé  à Gênes en 1298

Archevêque de Gênes et auteur de la Légende dorée,

 

LA LEGENDE DOREE

célèbre ouvrage racontant la vie d'un grand nombre de saints et saintes, martyrs chrétiens, ayant subi les persécutions des Romains.

Il est béatifié en 1816 et est fêté le 13 juillet.    (source wikipédia)

Pour lui :

La fête de la Toussaint a été instituée pour quatre objets :
- en premier lieu, pour commémorer la consécration d’un temple,
- en second lieu pour suppléer à des omissions;
- en troisième lieu pour expier nos négligences,
- en quatrième lieu pour nous faciliter l’accomplissement de nos vœux.

1° Voici d’abord l’histoire de la consécration du temple.
Les Romains devenus maîtres du monde, avaient construit un temple énorme, au milieu duquel ils avaient placé leur idole; et tout à l’entour étaient les idoles de toutes les provinces conquises la face tournée vers l’idole des Romains. (…)
Mais bientôt ce temple ne suffit pas aux Romains, qui construisirent pour chaque dieu un temple particulier.
Et comme tous les dieux ne ne pouvaient pas avoir un temple à eux dans la ville, les Romains, pour mieux étaler leur folie, construisirent en l’honneur de tous les dieux un temple plus admirable encore que les autres, et l’appelèrent le Panthéon, ce qui signifie le temple de tous les dieux.
Pour tromper le peuple, les prêtres des idoles lui racontèrent que la déesse Cybèle, qu’ils appelaient la mère de tous les dieux, leur était apparue ; et cette déesse leur aurait dit que, si Rome voulait remporter la victoire sur toutes les nations, on eût à élever, à tous les dieux ses fils, un temple magnifique.
Ce temple fut construit sur une base circulaire, afin de symboliser l’éternité des dieux. (…)

Or, sous le règne de l’empereur Phocas, lorsque depuis longtemps déjà Rome était devenue chrétienne, le pape Boniface, quatrième successeur de Saint Grégoire, obtint de l’empereur le susdit temple, le débarrassa de toutes ses idoles, et, le 3 mai de l’année 605, le consacra à la Vierge Marie et à tous les martyrs: d’où il reçut le nom de Sainte-Marie aux Martyrs. (…)

Plus tard, encore, un pape nommé Grégoire transporta au 1er novembre la date de la fête anniversaire de cette consécration: car à cette fête les fidèles venaient en foule, pour rendre hommage aux saints martyrs, et le pape jugea meilleur que la fête fut célébrée à un moment de l’année où les vendanges et les moissons étaient faites, les pèlerins pouvaient plus facilement trouver à se nourrir.
En même temps, ce pape décréta qu’on célébrerait, ce jour là, dans l’Eglise tout entière, non seulement l’anniversaire de cette consécration, mais la mémoire de tous les saints.
Et ainsi ce temple, qui avait été construit pour toutes les idoles, se trouve aujourd’hui consacré à tous les saints.

2° La fête de la Toussaint a été instituée pour suppléer à des omissions :
car il y a beaucoup de saints que nous oublions, et qui non seulement n’ont pas de fête propre, mais qui ne se trouvent même pas commémorés dans nos prières.
c’est en effet chose impossible que nous célébrions séparément la fête de tous les saints, tant à cause de leur innombrable quantité que de notre faiblesse et du manque de temps.

3° La fête de la Toussaint a été instituée pour expier des négligences :
car bien que nous ne célébrions la fête que de peu de saints, encore négligeons-nous souvent ceux-là même, par ignorance ou par paresse. Et c’est de ce péché que nous pouvons nous délivrer en célébrant d’une façon générale tous les saints, le jour de la Toussaint. (…)

4° Enfin la fête de la Toussaint a été instituée pour nous faciliter l’obtention de nos vœux.
De même que nous honorons en ce jour tous les saints, de même nous leur demandons d’intercéder, tous ensemble, pour nous, de façon à nous faire avoir plus facilement la miséricorde de Dieu.
Les saints peuvent, en effet intercéder pour nous par leurs mérites et par leur affection : par leur mérite en ce que le surplus de leurs bonnes œuvres s’emploie à compenser nos fautes; par leur affection en ce qu’ils demandent à Dieu que nos vœux se réalisent, chose qu’ils ne font, cependant, que quand ils savent que cela ne contrarie pas la volonté de Dieu.

Posté par saintsdefrance à 10:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 2 novembre 2012

La Communion des Saints dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique

 Source : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P25.HTM

Paragraphe 5. LA COMMUNION DES SAINTS

946 Après avoir confessé " la sainte Église catholique ", le Symbole des apôtres ajoute " la communion des saints ". Cet article est, d’une certaine façon, une explicitation du précédent : " Qu’est-ce que l’Église sinon l’assemblée de tous les saints ? " (Nicétas, symb. 10 : PL 52, 871B). La communion des saints est précisément l’Église.

947" Puisque tous les croyants forment un seul corps, le bien des uns est communiqué aux autres (...) Il faut de la sorte croire qu’il existe une communion des biens dans l’Église. Mais le membre le plus important est le Christ, puisqu’Il est la tête (...) Ainsi, le bien du Christ est communiqué à tous les membres, et cette communication se fait par les sacrements de l’Église " (S. Thomas d’A., symb. 13). " Comme cette Église est gouvernée par un seul et même Esprit, tous les biens qu’elle a reçus deviennent nécessairement un fonds commun " (Catech. R. 1, 10, 24).

948  Le terme " communion des saints " a dès lors deux significations, étroitement liées : " communion aux choses saintes, sancta " et " communion entre les personnes saintes, sancti ".

Sancta sanctis ! (Ce qui est saint pour ceux qui sont saints) " est proclamé par le célébrant dans la plupart des liturgies orientales lors de l’élévation des saints Dons avant le service de la communion. Les fidèles (sancti) sont nourris du Corps et du Sang du Christ (sancta) afin de croître dans la communion de l’Esprit Saint (Koinônia) et de la communiquer au monde.

I. La communion des biens spirituels

949 Dans la communauté primitive de Jérusalem, les disciples " se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières " (Ac 2, 42) :

La communion dans la foi. La foi des fidèles est la foi de l’Église reçue des apôtres, trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé.

950 La communion des sacrements. " Le fruit de tous les sacrements appartient à tous. Car les sacrements, et surtout le Baptême qui est comme la porte par laquelle les hommes entrent dans l’Église, sont autant de liens sacrés qui les unissent tous et les attachent à Jésus-Christ. La communion des saints, c’est la communion des sacrements (...). Le nom de communion peut s’appliquer à chacun d’eux, car chacun d’eux nous unit à Dieu (...). Mais ce nom convient mieux à l’Eucharistie qu’à tout autre, parce que c’est elle principalement qui consomme cette communion " (Catech. R. 1, 10, 24).

951 La communion des charismes : Dans la communion de l’Église, l’Esprit Saint " distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres (...) les grâces spéciales " pour l’édification de l’Église (LG 12). Or, " à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun " (1 Co 12, 7).

952 " Ils mettaient tout en commun " (Ac 4, 32) : " Tout ce que le vrai chrétien possède, il doit le regarder comme un bien qui lui est commun avec tous, et toujours il doit être prêt et empressé à venir au secours de l’indigent et de la misère du prochain " (Catech. R. 1, 10, 27). Le chrétien est un administrateur des biens du Seigneur (cf. Lc 16, 1. 3).

953La communion de la charité : dans la sanctorum communio " nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même " (Rm 14, 7). " Un membre souffre-t-il ? tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? tous les membres prennent part à sa joie. Or vous êtes le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part " (1 Co 12, 26-27). " La charité ne cherche pas ce qui est à elle " (1 Co 13, 5 ; cf. 10, 24). Le moindre de nos actes fait dans la charité retentit au profit de tous, dans cette solidarité avec tous les hommes, vivants ou morts, qui se fonde sur la communion des saints. Tout péché nuit à cette communion.

II. La communion de l’Église du ciel et de la terre

954 Les trois états de l’Église. En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges et que la mort détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant ‘dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes’ " (LG 49) :

Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Église et se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ (LG 49).

955" L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels " (LG 49).

956 L’intercession des saints. " Étant en effet plus intimement liés avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir plus solidement l’Église en sainteté (...). Ils ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis sur terre par l’unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus (...). Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité " (LG 49) :

Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie (S. Dominique, mourant, à ses frères, cf. Jourdain de Saxe, lib. 93).

Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba).

957 La communion avec les saints. " Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel ; nous cherchons bien davantage par-là à renforcer l’union de toute l’Église dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même " (LG 50) :

Le Christ, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu ; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples (S. Polycarpe, mart. 17).

958 La communion avec les défunts. " Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45) " (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.

959 Dans l’unique famille de Dieu. Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, fils de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église " (LG 51).

EN BREF

960 L’Église est " communion des saints " : cette expression désigne d’abord les " choses saintes " (sancta), et avant tout l’Eucharistie, par laquelle " est représentée et réalisée l’unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul Corps " (LG 3).

961 Ce terme désigne aussi la communion des " personnes saintes " (sancti) dans le Christ qui est " mort pour tous ", de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et pour le Christ porte du fruit pour tous.

962 " Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières " (SPF 30).

Posté par saintsdefrance à 16:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Toussaint par Mgr Podvin

 Homélie de la Toussaint 2011 par Mgr Podvin sur France-Culture depuis l'Annonciade de Thiais


La veille de Toussaint 1576, Thérèse d'Avila fait une demande à son père spirituel:
"Priez pour moi afin que je devienne une bonne religieuse. Mieux vaut tard que jamais"
On reconnaît bien là l'humour de Thérèse. L'anecdote est éclairante.
Pour devenir saints, soyons pleinement ce à quoi Dieu nous appelle.
La sainteté n'est pas hors de moi ou pour plus tard.
Elle est en moi dès aujourd'hui, si mon cœur veut bien y consentir.


"J'aime bien la fête de Toussaint!" me disait récemment un jeune servant d'autel dans une paroisse.
J'espère, chers auditeurs, que vous aussi aimez la Toussaint.
Qu'elle est une de vos fêtes préférées.
Avez-vous entendu Saint-Jean s'écrier: "Voyez comme est grand l'amour dont le Père nous a comblés !"

Avez-vous entendu l'auteur de l'Apocalypse: cet amour est pour "une foule immense que nul ne sait dénombrer "
Avez-vous entendu le Christ en St Mathieu : "Heureux serez- vous à cause de moi!"
Oui, j'espère que vous aimez cette fête liturgique.



Le choix de la sainteté est radical et lumineux.
Il ne s'agit pas de devenir des cracs et d'accomplir des performances inatteignables.
Il s'agit d'aimer. Jusqu'au bout. D'apprendre à aimer selon les voies de l'évangile.
Et pour aimer, nous n'avons qu'aujourd'hui !


Le saint ne dit jamais de lui-même qu'il est saint.
Le saint sait que Dieu seul est saint et a l'infinie bonté de nous sanctifier de la plénitude de son amour.
Le saint n'a jamais l'orgueil d'être parvenu.
"Pour bien achever la vie spirituelle, dit François de Sales, il n'y a pas de meilleur moyen que de toujours recommencer"


Frères et sœurs, jamais peut-être la Toussaint ne nous a été à ce point nécessaire. Halloween qui, pourtant, bénéficiait de supports considérables, est déjà en désuétude. La citrouille est creuse. La Toussaint ne s'est jamais si bien portée.

Le premier novembre n'a pas besoin d'une campagne publicitaire artificielle.
La Toussaint est peuplée de témoins.
Elle est irriguée par l'énergie humaine et spirituelle des amis du Christ.
Elle est la fête de ceux qui nous précèdent dans la vision de Dieu, car ils furent, sur la terre, des cœurs purs.
Elle est la fête de ceux qui sont fils de Dieu, car, sur la terre, ils furent artisans de paix.
Elle est la fête de ceux qui sont rassasiés, car, sur la terre, ils eurent faim et soif de justice.


Chers auditeurs, la communion des saints est un véritable joyau de la doctrine catholique.
Elle fait pleurer d'émotion les plus insensibles qui se tenaient à distance du mystère.
Elle fait vibrer les plus indifférents qui éprouvent soudain la radicalité de l'évangile.
La communion des saints donne de goûter l'intercession des amis du Seigneur.
Elle donne de croire que, si pécheurs que nous soyons, il est une grâce plus forte que le péché.
Une grâce qui devient levain de sainteté dans la pâte de notre humanité.


Si je puis me permettre un conseil, ne passez pas une seule de vos journées sans invoquer les saints.
Confiez leur vos décisions, vos inquiétudes, vos joies.
Demandez la grâce d'être non leur photocopie figée, mais d'être de leur trempe spirituelle.


Nous qui avons tant de peine à prononcer un "merci", faisons de la Toussaint une immense gratitude.
Le "merci" eucharistique de toutes nations, peuples et langues. "Honneur, gloire et louange à notre Dieu".
La vie n'a de bonheur que proportionnellement à notre aptitude à l'action de grâces.
"N'oublie pas de dire merci!" insiste la maman.
"N'oublie pas de louer Dieu dans l'assemblée des saints" dit à chacun de nous notre Mère l'Eglise.
"Si Dieu n'existait pas, qui l'homme devrait-il remercier?" insiste Dostoïevski.


Depuis hier soir minuit, nous sommes sept milliards d'humains.
Ne regardons pas ce chiffre comme une simple statistique.
Empressons nous de participer à ce que Benoît XVI appelle une "mondialisation digne de l'homme".
Regardons ces 7 milliards de frères avec le regard du Christ.
"J'ai ici un peuple nombreux" disait déjà le Seigneur à l'apôtre Paul à Corinthe. Peuple nombreux à aimer.


Dès ce midi, prenons le chemin d'une sainteté pour tous.
Que nos communautés chrétiennes soient des lieux de fraternité.
Que nos paroisses, nos monastères, comme en cette Annonciade, rayonnent de la joie humble des croyants.
Que notre sainteté ne se paie pas de mots.
Qu'elle ne se gonfle pas d'orgueil.
Qu'elle soit contagieuse.


Le bienheureux Newman, béatifié voici un an par Benoît XVI disait: "Ah si nous pouvions comprendre que Jésus nous appelle aujourd'hui Que son appel se produit maintenant. Christ nous appelle de grâce en grâce. De sainteté en sainteté. Soyons aux aguets. Entendons Le !"

Mgr Bernard Podvin.
Porte-parole
Conférence des évêques de France.

Posté par saintsdefrance à 17:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

la communion des saints par Mgr Podvin

Chers auditeurs, la communion des saints est un véritable joyau de la doctrine catholique.

Elle fait pleurer d'émotion les plus insensibles qui se tenaient à distance du mystère.

Elle fait vibrer les plus indifférents qui éprouvent soudain la radicalité de l'évangile.

La communion des saints donne de goûter l'intercession des amis du Seigneur.

Elle donne de croire que, si pécheurs que nous soyons, il est une grâce plus forte que le péché.

Une grâce qui devient levain de sainteté dans la pâte de notre humanité.


Si je puis me permettre un conseil, ne passez pas une seule de vos journées sans invoquer les saints.

Confiez leur vos décisions, vos inquiétudes, vos joies.

Demandez la grâce d'être non leur photocopie figée, mais d'être de leur trempe spirituelle.

Extrait de l'Homélie de la Toussaint 2011  par Mgr Podvin sur France-Culture depuis l'Annonciade de Thiais

Mgr Podvin 
Porte-parole
Conférence des évêques de France

Posté par saintsdefrance à 17:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]