La fête de la Toussaint : fête de tous les saints canonisés ou non

Toussaint nous invite à nous tourner vers le ciel.

Le ciel est peuplé de saints anges, des saints et de toutes les personnes qui nous ont  précédés et qui sont arrivés à la plénitude de la communion avec Dieu : « Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. »(Ap 7,9)

Certains parmi eux ont acquis sur terre une grande sainteté : « rien ne nous assure que les saints canonisés soient les plus grands » écrivait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Le pape Jean-Paul II disait aux jeunes à Lyon, en 1986 : « Ce sont les saints que l'Église béatifie et canonise, mais aussi tous les saints cachés et anonymes : ils sauvent l'Église de la médiocrité, ils la réforment du dedans et ils l'entraînent vers ce qu'elle doit être. »

D’autres, ont eu un parcours plus tortueux, peut-être même ont-ils commis de grandes fautes, mais ils ont reconnus ces fautes, acceptés le pardon de Dieu et ils ont « lavés leur vêtement » : «  L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »  Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. » (Ap 7,13-14)

La Sainte Trinité a pu alors les introduire dans la Cité Céleste, selon son plus cher désir.

En effet, si Dieu est le seul Saint, un Dieu trois fois saint comme le chantent au ciel les séraphins et les 4 Vivants (Is 6,3 et Ap 4,8), il a voulu nous créer pour nous associer à sa vie trinitaire, à sa sainteté.
Toutefois, nul ne peut paraître face à Lui sans être saint.
Or le péché, le mauvais usage de notre liberté, nous blesse profondément.
Mais, dans son amour et son infinie miséricorde, Dieu veut restaurer en nous son image : « Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S'ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine » (Is 1,18). « Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. » (Lc 5,32)
La plus grande joie de Dieu, c’est d’arriver à restaurer notre dignité, à restaurer son image en nous et pouvoir enter en pleine communion avec nous.

En cette fête de la Toussaint, nous nous réjouissons avec Dieu pour tous ceux qui sont arrivés au bout de ce chemin qui les a conduits à rejoindre les saints anges et chanter la gloire du Dieu trois fois saint.
Ainsi Dieu a pu réaliser en eux « son rêve de sainteté », selon l’expression du roi Beaudouin.

Toussaint nous rappelle notre vocation et la communion des saints

Ces habitants du ciel nous rappellent notre vocation, le sens profond de chaque vie humaine.
Nous sommes tous appelés à quelque chose de très grand : partager la vie de Dieu, entrer dans son intimité pour les siècles des siècles.
Ce projet d’union, la Trinité souhaite le réaliser dès notre vie sur terre : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui » (Jn 14,23).

Dans la communion des saints, nos frères qui nous ont précédés souhaitent nous aider à ne pas passer à côté de notre vocation, pour la plus grande gloire de Dieu, le bien de nos frères et le nôtre, n’oublions donc pas de demander leur aide, de les prier.

Et le lendemain, le 2 novembre, dans cette même communion des saints, nous sommes invités à prier pour ceux qui nous ont quittés et qui ont encore à se purifier pour rejoindre la grande cohorte des anges et des saints. L’Eglise nous enseigne qu’ils ne peuvent plus rien directement pour eux mais que nous pouvons les aider par notre prière.  

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dimanche 10 mai 2009

TOUSSAINT

TOUSSAINT

 

Si l'Église propose quelques saints en modèles, i1 y a aussi l'immense foule des saints cachés et anonymes que nul de peut dénombrer et qui nous attendent au ciel avec, parmi eux, des parents, des amis, des voisins qui nous sont chers.

« Les saints sont demeurés les plus humains des hommes, mais la lumière du Christ a pénétré toute leur humanité.

Ce sont les saints que l'Église béatifie et canonise, mais aussi tous les saints cachés et anonymes : ils sauvent l'Église de la médiocrité, ils la réforment du dedans et ils l'entraînent vers ce qu'elle doit être.

Chers amis, par les saints, Dieu vous fait signe. Vous êtes tous appelés, vous aussi, à la sainteté
».

                                     

           (Paroles de Jean-Paul II aux jeunes à Lyon, en 1986)

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dimanche 17 octobre 2010

TOUSSAINT: HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI 1er novembre 2006

CHAPELLE PAPALE POUR LA SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS
HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
Basilique Vaticane
Mercredi 1er novembre 2006
Chers frères et soeurs,

Notre célébration eucharistique s'est ouverte par l'exhortation "Réjouissons-nous tous dans le Seigneur".
La liturgie nous invite à partager l'exultation céleste des saints, à en goûter la joie.

Les saints ne constituent pas une caste restreinte d'élus, mais une foule innombrable, vers laquelle la liturgie nous invite aujourd'hui à élever le regard.

Dans cette multitude, il n'y a pas seulement les saints officiellement reconnus, mais les baptisés de chaque époque et nation, qui se sont efforcés d'accomplir avec amour et fidélité la volonté divine.
Nous ne connaissons pas le visage ni même le nom de la plupart d'entre eux, mais avec les yeux de la foi, nous les voyons resplendir, tels des astres emplis de gloire, dans le firmament de Dieu.

Aujourd'hui, l'Eglise fête sa dignité de "mère des saints, image de la cité céleste" (A. Manzoni), et manifeste sa beauté d'épouse immaculée du Christ, source et modèle de toute sainteté.
Elle ne manque certes pas de fils contestataires et rebelles, mais c'est dans les saints qu'elle reconnaît ses traits caractéristiques, et c'est précisément en eux qu'elle goûte sa joie la plus profonde.

Dans la première Lecture, l'auteur du Livre de l'Apocalypse les décrit comme "une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue" (Ap 7, 9).
Ce peuple comprend les saints de l'Ancien Testament, à partir d'Abel le juste et du fidèle Patriarche Abraham, ceux du Nouveau Testament, les nombreux martyrs du début du christianisme, les bienheureux et saints des siècles successifs, jusqu'aux témoins du Christ de notre époque.
Il sont tous unis par la volonté d'incarner l'Evangile dans leur existence, sous l'impulsion de l'éternel animateur du Peuple de Dieu qu'est l'Esprit Saint.

Mais "à quoi sert notre louange aux saints, à quoi sert notre tribut de gloire, à quoi sert cette solennité elle-même?".

C'est par cette question que commence une célèbre homélie de saint Bernard pour le jour de la Toussaint.
C'est une question que nous pourrions nous poser également aujourd'hui.
Et la réponse que le saint nous donne est tout aussi actuelle:
"Nos saints - dit-il - n'ont pas besoin de nos honneurs et et ils ne reçoivent rien de notre culte. Pour ma part, je dois confesser que, lorsque je pense aux saints, je sens brûler en moi de grands désirs" (Disc. 2; Opera Omnia Cisterc. 5, 364sqq).

Telle est donc la signification de la solennité d'aujourd'hui: en regardant l'exemple lumineux des saints, réveiller en nous le grand désir d'être comme les saints: heureux de vivre proches de Dieu, dans sa lumière, dans la grande famille des amis de Dieu.

Etre saint signifie: vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille
. <

Et telle est notre vocation à tous, répétée avec vigueur par le Concile Vatican II, et reproposée aujourd'hui de façon solennelle à notre attention.

Mais comment pouvons-nous devenir saints, amis de Dieu?

On peut répondre à cette interrogation tout d'abord par une négation: pour être saint, il n'est pas nécessaire d'accomplir des actions et des oeuvres extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels.

On peut ensuite répondre par une affirmation:
il est nécessaire avant tout d'écouter Jésus, et de le suivre sans se décourager face aux difficultés.
"Si quelqu'un me sert - nous avertit-Il - qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera" (Jn 12, 26).
Celui qui a confiance en Lui et l'aime d'un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même.
En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jn 12, 24-25).
L'expérience de l'Eglise démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même.
Les biographies des saints décrivent des hommes et des femmes qui, dociles aux desseins divins, ont parfois affronté des épreuves et des souffrances indescriptibles, des persécutions et le martyre.
Ils ont persévéré dans leur engagement, "ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve - lit-on dans l'Apocalypse - ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau" (v. 14).
Leurs noms sont inscrits dans le livre de la vie (cf. Ap 20, 12); leur demeure éternelle est le Paradis.

L'exemple des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l'unique cause véritable de tristesse et de malheur pour l'être humain est de vivre loin de Lui.

La sainteté exige un effort constant, mais elle est à la portée de tous car, plus que l'oeuvre de l'homme, elle est avant tout un don de Dieu, trois fois Saint (cf. Is 6, 3).

Dans la seconde Lecture, l'Apôtre Jean observe: "Voyez quelle manifestation d'amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes!" (1 Jn 3, 1).
C'est donc Dieu qui nous a aimés en premier et qui, en Jésus, a fait de nous ses fils adoptifs.

Dans notre vie, tout est don de son amour: comment demeurer indifférents face à un si grand mystère?

Comment ne pas répondre à l'amour du Père céleste par une vie de fils reconnaissants?

Dans le Christ, il nous a fait don de tout son être, et nous appelle à une relation personnelle et profonde avec Lui.

C'est pourquoi, plus nous imitons Jésus et demeurons unis à Lui, plus nous entrons dans le mystère de la sainteté divine.

Nous découvrons qu'Il nous aime de façon infinie, et cela nous pousse à notre tour à aimer nos frères.
Aimer implique toujours un acte de renoncement à soi-même, de "se perdre soi-même" et, précisément ainsi, cela nous rend heureux.

Ainsi, nous sommes arrivés à l'Evangile de cette fête, à l'annonce des Béatitudes que nous venons d'entendre retentir dans cette Basilique.
Jésus dit: Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, heureux les doux, heureux les affligés, heureux les affamés et les assoiffés de justice, les miséricordieux, heureux les coeurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice (cf. Mt 5, 3-10).

En vérité, le bienheureux par excellence est uniquement Lui, Jésus.
En effet, c'est Lui qui a véritablement une âme de pauvre, l'affligé, le doux, l'affamé et assoiffé de la justice, le miséricordieux, le coeur pur, l'artisan de paix; c'est Lui le persécuté pour la justice.
Les Béatitudes nous montrent la physionomie spirituelle de Jésus, et expriment ainsi son mystère, le mystère de Mort et de Résurrection, de Passion, et de joie de la Résurrection.
Ce mystère, qui est le mystère de la véritable Béatitude, nous invite à suivre Jésus et, ainsi, à nous acheminer vers elle.
Dans la mesure où nous accueillons sa proposition et nous nous plaçons à sa suite - chacun selon ses conditions -, nous aussi, nous pouvons participer à sa béatitude.

Avec Lui, l'impossible devient possible et même un chameau peut passer par le trou d'une aiguille (cf. Mc 10, 25); avec son aide, et uniquement avec son aide, il est possible de devenir parfaits comme le Père céleste est parfait (cf. Mt 5, 48).

Chers frères et soeurs, entrons à présent dans le coeur de la Célébration eucharistique, encouragement et aliment de sainteté.

Dans quelques instants deviendra présent de la façon la plus élevée le Christ, véritable Vigne, à laquelle, en tant que sarments, sont unis les fidèles qui sont sur terre et les saints du ciel.
Ainsi se renforcera la communion de l'Eglise en pèlerinage dans le monde avec l'Eglise triomphante dans la gloire.

Dans la Préface, nous proclamerons que les saints sont pour nous des amis et des modèles de vie.
Invoquons-les afin qu'ils nous aident à les imiter et engageons-nous à répondre avec générosité, comme ils l'ont fait, à l'appel divin.
Invoquons en particulier Marie, Mère du Seigneur et miroir de toute sainteté.
Qu'Elle, la Toute Sainte, fasse de nous de fidèles disciples de son fils Jésus Christ! Amen.

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samedi 15 octobre 2011

Homélie de St Bernard pour la Toussaint

Pourquoi notre louange à l'égard des saints,
pourquoi notre chant à leur gloire,
pourquoi cette fête même que nous célébrons ?
Que leur font ces honneurs terrestres, alors que le Père du ciel, en réalisant la promesse du Fils, les honore lui-même ?
De nos honneurs les saints n'ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile.
De fait, si nous vénérons leur mémoire, c'est pour nous que cela importe, non pour eux.
[...] Pour ma part, je l'avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir [...]

Le premier désir, en effet, que la mémoire des saints éveille, ou plus encore stimule en nous, le voici :
nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d'être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux, d'être mêlés à l'assemblée des patriarches, à la troupe des prophètes, au groupe des Apôtres, à la foule immense des martyrs, à la communauté des confesseurs, au chœur des vierges, bref d'être associés à la joie et à la communion de tous les saints.

[...] Cette Église des premiers-nés nous attend, et nous n'en aurions cure !
Les saints nous désirent et nous n'en ferions aucun cas !
Les justes nous espèrent et nous nous déroberions !

Réveillons-nous enfin, frères ; ressuscitons avec le Christ, cherchons les réalités d'en haut ; ces réalités, savourons-les.
Désirons ceux qui nous désirent, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu'ils comptent sur nous, accourrons avec nos désirs spirituels.

{...] Ce qu'il nous faut souhaiter, ce n'est pas seulement la compagnie des saints, mais leur bonheur, si bien qu'en désirant leur présence, nous ayons l'ambition aussi de partager leur gloire, avec toute l'ardeur et les efforts que cela suppose.
Car cette ambition-là n'a rien de mauvais : nul danger à se passionner pour une telle gloire. [...]

Et voici le second désir dont la commémoration des saints nous embrase : voir, comme eux, le Christ nous apparaître, lui qui est notre vie, et paraître, nous aussi, avec lui dans la gloire.

Jusque-là, il ne se présente pas à nous comme il est en lui-même, mais tel qu'il s'est fait pour nous : notre Tête, non pas couronnée de gloire, mais ceinte par les épines de nos péchés [...]

Viendra le jour de l'avènement du Christ : alors on n'annoncera plus sa mort de manière à nous faire savoir que nous aussi sommes morts et que notre vie est cachée avec lui.

La Tête apparaîtra dans la gloire, et avec elles les membres resplendiront de gloire, lorsque le Christ restaurera notre corps d'humilité pour le configurer à la gloire de la Tête, puisque c'est lui la Tête.

Cette gloire, il nous faut la convoiter d'une absolue et ferme ambition.
[...] Et vraiment, pour qu'il nous soit permis de l'espérer, et d'aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher de tout cœur l'aide et la prière des saints : ce qui est au-dessus de nos forces puisse-t-il nous être donné par leur intercession !

Homélie de St Bernard pour la Toussaint (Ed. cistersienne, 5, 364-368)

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mercredi 19 octobre 2011

La Sainteté , lumière de Dieu


Les Saints sont la gloire de Dieu sur la Terre,

ils sont l’expression vivante de la divinité ici-bas,

ils sont des anges et le bonheur des hommes. 

Un saint, c’est un homme qui est uni à Dieu,

qui ne fait qu’un avec lui,

qui demande à Dieu,

qui parle à Dieu,

et à qui Dieu obéit.

C’est un homme qui tient tous les pouvoirs de Dieu en sa main,

c’est un homme qui remue tout l’univers quand il est bien uni au Maître qui gouverne toutes choses. 

Les saints sont les hommes les plus puissants de la terre,

ils attirent tout à eux,

parce qu’ils ont la charité et la lumière de Dieu,

et la fécondité de l’Esprit Saint. 

Ils ont la richesse de Dieu,

qu’ils distribuent à chaque créature,

ce sont les économes du bon Dieu sur la terre. 

Et il faut que vous deveniez des saints

Il faut que vous deveniez des lumières pour conduire les hommes dans le bon chemin,

du feu pour échauffer les froids et les glacés,

des images vivantes de Dieu sur terre.

    

                            Bienheureux Antoine CHEVRIER

 

  Cité par le site : sur les pas des saints     http://surlespasdessaints.over-blog.com/

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jeudi 25 octobre 2012

Angélus de la Toussaint le 1er novembre 2011 : Paroles de Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

La solennité de tous les saints est une occasion propice pour élever le regard des réalités terrestres, rythmées par le temps, vers la dimension de l’éternité et de la sainteté.

La liturgie nous rappelle aujourd’hui que la sainteté est la vocation originelle de chaque baptisé (cf. Lumen gentium, n. 40).

En effet, le Christ, qui avec le Père et l’Esprit est le seul Saint (cf. Ap 15, 4), a aimé l’Eglise comme son épouse et s’est donné lui-même pour elle, dans le but de la sanctifier (cf. Ep 5, 25-26).

C’est pour cette raison que tous les membres du peuple de Dieu sont appelés à devenir saints, selon l’affirmation de l’apôtre Paul: «Et voici quelle est la volonté de Dieu: c'est votre sanctification» (1 Th 4, 3).

Nous sommes donc invités à regarder l’Eglise non dans son aspect uniquement temporel et humain, marqué par la fragilité, mais comme le Christ l’a voulue, c’est-à-dire une «communion des saints» (Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 946).

Dans le Credo, nous professons l’Eglise «sainte», sainte en tant que Corps du Christ, en tant qu’instrument de participation aux saints Mystères — en premier lieu l’Eucharistie — et famille des saints, à la protection de laquelle nous sommes confiés le jour du baptême.


Aujourd’hui, nous vénérons précisément cette innombrable communauté de tous les saints, qui, à travers leurs différents parcours de vie, nous indiquent différentes voies de sainteté, réunies par un unique dénominateur: suivre le Christ et se conformer à Lui, but ultime de notre existence humaine.

En effet, tous les états de vie peuvent devenir, avec l’action de la grâce et avec l’engagement et la persévérance de chacun, des voies de sanctification.

La commémoration des fidèles défunts, à laquelle est consacrée la journée de demain, 2 novembre, nous aide à rappeler nos proches qui nous ont quittés, et toutes les âmes en marche vers la plénitude de la vie, précisément dans l’horizon de l’Eglise céleste, auquel la solennité d’aujourd’hui nous a élevés.

Dès les premiers temps de la foi chrétienne, l’Eglise terrestre, reconnaissant la communion de tout le corps mystique de Jésus Christ, a cultivé avec une grande piété la mémoire des défunts et leur a offert des prières d’intention.

Notre prière pour les morts est donc non seulement utile mais nécessaire, dans la mesure où elle peut non seulement les aider, mais rend, dans le même temps, efficace leur intercession en notre faveur (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 958).

La visite aux cimetières, alors qu’elle conserve les liens d’affection avec ceux qui nous ont aimés dans cette vie, nous rappelle également que nous tendons tous vers une autre vie, au-delà de la mort.

Les pleurs, dus au détachement terrestre, ne doivent donc pas prévaloir sur la certitude de la résurrection, sur l’espérance de parvenir à la béatitude de l’éternité, «moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité» (Spe salvi, n. 12).

L’objet de notre espérance, en effet, est de jouir de la présence de Dieu dans l’éternité. Jésus l’a promis à ses disciples en disant: «Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera» (Jn 16, 22).

Nous confions notre pèlerinage vers la patrie céleste à la Vierge Marie, Reine de tous les saints, alors que nous invoquons pour nos frères et sœurs défunts son intercession maternelle.

A l’issue de l’angélus, Benoît XVI s’est adressé dans leurs langues respectives aux groupes présents sur la place Saint-Pierre. Voici les paroles qu’il a adressées aux pèlerins francophones:

Chers frères et sœurs,
Je salue cordialement les pèlerins francophones venus pour cette prière mariale.

La solennité de tous les saints nous rend proches de tous ceux et de toutes celles que Dieu a fait entrer dans sa lumière.

En ce jour, souvenons-nous que, nous aussi, nous sommes en marche vers la sainteté.

En chacun de nous brille déjà une étincelle de la lumière de Dieu, qui est appelée à resplendir.

Mettons-nous à l’écoute des Béatitudes où Jésus nous enseigne comment progresser sur le chemin qui conduit à la gloire du ciel.

Alors, nous trouverons le bonheur de partager la vie de Dieu avec tous les saints. Bonne fête de la Toussaint à tous!

Le pape a conclu en italien:

J’adresse un salut chaleureux à ceux qui ont participé ce matin à la «Course des saints», organisée par la Fondation «Don Bosco dans le monde».

Saint Paul dirait que toute la vie est une «course» vers la sainteté: vous nous donnez un bon exemple! Je souhaite une bonne fête à tous.

Merci de votre attention. Merci et bonne fête à tous!

Source : http://www.zenit.org/article-29364?l=french

 

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jeudi 1 novembre 2012

L’origine de la Toussaint selon Jacques de Voragine

Jacques de Voragine (Iacoppo da Varazze, Jacobus da Varagine)

Né à Varazze vers 1228 – décédé  à Gênes en 1298

Archevêque de Gênes et auteur de la Légende dorée,

 

LA LEGENDE DOREE

célèbre ouvrage racontant la vie d'un grand nombre de saints et saintes, martyrs chrétiens, ayant subi les persécutions des Romains.

Il est béatifié en 1816 et est fêté le 13 juillet.    (source wikipédia)

Pour lui :

La fête de la Toussaint a été instituée pour quatre objets :
- en premier lieu, pour commémorer la consécration d’un temple,
- en second lieu pour suppléer à des omissions;
- en troisième lieu pour expier nos négligences,
- en quatrième lieu pour nous faciliter l’accomplissement de nos vœux.

1° Voici d’abord l’histoire de la consécration du temple.
Les Romains devenus maîtres du monde, avaient construit un temple énorme, au milieu duquel ils avaient placé leur idole; et tout à l’entour étaient les idoles de toutes les provinces conquises la face tournée vers l’idole des Romains. (…)
Mais bientôt ce temple ne suffit pas aux Romains, qui construisirent pour chaque dieu un temple particulier.
Et comme tous les dieux ne ne pouvaient pas avoir un temple à eux dans la ville, les Romains, pour mieux étaler leur folie, construisirent en l’honneur de tous les dieux un temple plus admirable encore que les autres, et l’appelèrent le Panthéon, ce qui signifie le temple de tous les dieux.
Pour tromper le peuple, les prêtres des idoles lui racontèrent que la déesse Cybèle, qu’ils appelaient la mère de tous les dieux, leur était apparue ; et cette déesse leur aurait dit que, si Rome voulait remporter la victoire sur toutes les nations, on eût à élever, à tous les dieux ses fils, un temple magnifique.
Ce temple fut construit sur une base circulaire, afin de symboliser l’éternité des dieux. (…)

Or, sous le règne de l’empereur Phocas, lorsque depuis longtemps déjà Rome était devenue chrétienne, le pape Boniface, quatrième successeur de Saint Grégoire, obtint de l’empereur le susdit temple, le débarrassa de toutes ses idoles, et, le 3 mai de l’année 605, le consacra à la Vierge Marie et à tous les martyrs: d’où il reçut le nom de Sainte-Marie aux Martyrs. (…)

Plus tard, encore, un pape nommé Grégoire transporta au 1er novembre la date de la fête anniversaire de cette consécration: car à cette fête les fidèles venaient en foule, pour rendre hommage aux saints martyrs, et le pape jugea meilleur que la fête fut célébrée à un moment de l’année où les vendanges et les moissons étaient faites, les pèlerins pouvaient plus facilement trouver à se nourrir.
En même temps, ce pape décréta qu’on célébrerait, ce jour là, dans l’Eglise tout entière, non seulement l’anniversaire de cette consécration, mais la mémoire de tous les saints.
Et ainsi ce temple, qui avait été construit pour toutes les idoles, se trouve aujourd’hui consacré à tous les saints.

2° La fête de la Toussaint a été instituée pour suppléer à des omissions :
car il y a beaucoup de saints que nous oublions, et qui non seulement n’ont pas de fête propre, mais qui ne se trouvent même pas commémorés dans nos prières.
c’est en effet chose impossible que nous célébrions séparément la fête de tous les saints, tant à cause de leur innombrable quantité que de notre faiblesse et du manque de temps.

3° La fête de la Toussaint a été instituée pour expier des négligences :
car bien que nous ne célébrions la fête que de peu de saints, encore négligeons-nous souvent ceux-là même, par ignorance ou par paresse. Et c’est de ce péché que nous pouvons nous délivrer en célébrant d’une façon générale tous les saints, le jour de la Toussaint. (…)

4° Enfin la fête de la Toussaint a été instituée pour nous faciliter l’obtention de nos vœux.
De même que nous honorons en ce jour tous les saints, de même nous leur demandons d’intercéder, tous ensemble, pour nous, de façon à nous faire avoir plus facilement la miséricorde de Dieu.
Les saints peuvent, en effet intercéder pour nous par leurs mérites et par leur affection : par leur mérite en ce que le surplus de leurs bonnes œuvres s’emploie à compenser nos fautes; par leur affection en ce qu’ils demandent à Dieu que nos vœux se réalisent, chose qu’ils ne font, cependant, que quand ils savent que cela ne contrarie pas la volonté de Dieu.

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vendredi 2 novembre 2012

La Toussaint par Mgr Podvin

 Homélie de la Toussaint 2011 par Mgr Podvin sur France-Culture depuis l'Annonciade de Thiais


La veille de Toussaint 1576, Thérèse d'Avila fait une demande à son père spirituel:
"Priez pour moi afin que je devienne une bonne religieuse. Mieux vaut tard que jamais"
On reconnaît bien là l'humour de Thérèse. L'anecdote est éclairante.
Pour devenir saints, soyons pleinement ce à quoi Dieu nous appelle.
La sainteté n'est pas hors de moi ou pour plus tard.
Elle est en moi dès aujourd'hui, si mon cœur veut bien y consentir.


"J'aime bien la fête de Toussaint!" me disait récemment un jeune servant d'autel dans une paroisse.
J'espère, chers auditeurs, que vous aussi aimez la Toussaint.
Qu'elle est une de vos fêtes préférées.
Avez-vous entendu Saint-Jean s'écrier: "Voyez comme est grand l'amour dont le Père nous a comblés !"

Avez-vous entendu l'auteur de l'Apocalypse: cet amour est pour "une foule immense que nul ne sait dénombrer "
Avez-vous entendu le Christ en St Mathieu : "Heureux serez- vous à cause de moi!"
Oui, j'espère que vous aimez cette fête liturgique.



Le choix de la sainteté est radical et lumineux.
Il ne s'agit pas de devenir des cracs et d'accomplir des performances inatteignables.
Il s'agit d'aimer. Jusqu'au bout. D'apprendre à aimer selon les voies de l'évangile.
Et pour aimer, nous n'avons qu'aujourd'hui !


Le saint ne dit jamais de lui-même qu'il est saint.
Le saint sait que Dieu seul est saint et a l'infinie bonté de nous sanctifier de la plénitude de son amour.
Le saint n'a jamais l'orgueil d'être parvenu.
"Pour bien achever la vie spirituelle, dit François de Sales, il n'y a pas de meilleur moyen que de toujours recommencer"


Frères et sœurs, jamais peut-être la Toussaint ne nous a été à ce point nécessaire. Halloween qui, pourtant, bénéficiait de supports considérables, est déjà en désuétude. La citrouille est creuse. La Toussaint ne s'est jamais si bien portée.

Le premier novembre n'a pas besoin d'une campagne publicitaire artificielle.
La Toussaint est peuplée de témoins.
Elle est irriguée par l'énergie humaine et spirituelle des amis du Christ.
Elle est la fête de ceux qui nous précèdent dans la vision de Dieu, car ils furent, sur la terre, des cœurs purs.
Elle est la fête de ceux qui sont fils de Dieu, car, sur la terre, ils furent artisans de paix.
Elle est la fête de ceux qui sont rassasiés, car, sur la terre, ils eurent faim et soif de justice.


Chers auditeurs, la communion des saints est un véritable joyau de la doctrine catholique.
Elle fait pleurer d'émotion les plus insensibles qui se tenaient à distance du mystère.
Elle fait vibrer les plus indifférents qui éprouvent soudain la radicalité de l'évangile.
La communion des saints donne de goûter l'intercession des amis du Seigneur.
Elle donne de croire que, si pécheurs que nous soyons, il est une grâce plus forte que le péché.
Une grâce qui devient levain de sainteté dans la pâte de notre humanité.


Si je puis me permettre un conseil, ne passez pas une seule de vos journées sans invoquer les saints.
Confiez leur vos décisions, vos inquiétudes, vos joies.
Demandez la grâce d'être non leur photocopie figée, mais d'être de leur trempe spirituelle.


Nous qui avons tant de peine à prononcer un "merci", faisons de la Toussaint une immense gratitude.
Le "merci" eucharistique de toutes nations, peuples et langues. "Honneur, gloire et louange à notre Dieu".
La vie n'a de bonheur que proportionnellement à notre aptitude à l'action de grâces.
"N'oublie pas de dire merci!" insiste la maman.
"N'oublie pas de louer Dieu dans l'assemblée des saints" dit à chacun de nous notre Mère l'Eglise.
"Si Dieu n'existait pas, qui l'homme devrait-il remercier?" insiste Dostoïevski.


Depuis hier soir minuit, nous sommes sept milliards d'humains.
Ne regardons pas ce chiffre comme une simple statistique.
Empressons nous de participer à ce que Benoît XVI appelle une "mondialisation digne de l'homme".
Regardons ces 7 milliards de frères avec le regard du Christ.
"J'ai ici un peuple nombreux" disait déjà le Seigneur à l'apôtre Paul à Corinthe. Peuple nombreux à aimer.


Dès ce midi, prenons le chemin d'une sainteté pour tous.
Que nos communautés chrétiennes soient des lieux de fraternité.
Que nos paroisses, nos monastères, comme en cette Annonciade, rayonnent de la joie humble des croyants.
Que notre sainteté ne se paie pas de mots.
Qu'elle ne se gonfle pas d'orgueil.
Qu'elle soit contagieuse.


Le bienheureux Newman, béatifié voici un an par Benoît XVI disait: "Ah si nous pouvions comprendre que Jésus nous appelle aujourd'hui Que son appel se produit maintenant. Christ nous appelle de grâce en grâce. De sainteté en sainteté. Soyons aux aguets. Entendons Le !"

Mgr Bernard Podvin.
Porte-parole
Conférence des évêques de France.

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samedi 3 novembre 2012

Toussaint 2012 : paroles de Benoît XVI à l'angélus

Chers frères et sœurs,

Nous avons aujourd’hui la joie de nous rencontrer pour la solennité de la Toussaint.

Cette fête nous fait réfléchir au double horizon de l’humanité, que nous exprimons symboliquement par les mots « terre » et « ciel » : la terre représente le chemin historique, le ciel l’éternité, la plénitude de la vie en Dieu.

Et ainsi cette fête nous fait penser à l’Eglise dans sa double dimension : l’Eglise en marche dans le temps et celle qui célèbre la fête sans fin, la Jérusalem céleste.
Ces deux dimensions sont unies dans la réalité de la « communion des saints » : une réalité qui commence ici-bas sur la terre et atteint son accomplissement au Ciel.

Dans le monde terrestre, l’Eglise est le début de ce mystère de communion qui unit l’humanité, un mystère totalement centré sur Jésus-Christ : c’est lui qui a introduit dans le genre humain cette nouvelle dynamique, un mouvement qui la conduit vers Dieu et en même temps vers l’unité, vers la paix au sens profond.

Jésus–Christ, dit l’évangile de Jean (11, 52), est mort  « pour rassembler les enfants de Dieu dispersés », et son œuvre continue dans l’Eglise qui est inséparablement « une », « sainte » et « catholique ».

Etre chrétiens, faire partie de l’Eglise signifie s’ouvrir à cette communion, comme une semence qui s’ouvre dans la terre, en mourant, et germe en montant vers le ciel.

Les saints, ceux que l’Eglise proclame, mais aussi tous les saints et les saintes que Dieu seul connaît, et que nous célébrons aussi aujourd’hui, ont vécu intensément cette dynamique.

En chacun d’eux, de façon personnelle, le Christ s’est rendu présent, grâce à son Esprit qui agit par la Parole et les sacrements.

En effet, le fait d’être uni au Christ, dans l’Eglise, n’annule pas la personnalité, mais l’ouvre, la transforme par la force de l’amour, et lui confère, déjà sur cette terre, une dimension éternelle.
En substance, cela signifie devenir conformes à l’image du Fils de Dieu (cf. Rm 8, 29), en réalisant le projet de Dieu qui a créé l’homme à son image, et à sa ressemblance.

Mais cette insertion dans le Christ nous ouvre aussi, comme nous le disions, à la communion avec tous les autres membres de son Corps mystique qui est l’Eglise, une communion qui est parfaite  dans le « Ciel » où il n’y a aucun isolement, aucune concurrence, ou séparation.

Dans la fête d’aujourd’hui, nous goûtons à l’avance la beauté de cette vie d’ouverture totale au regard d’amour de Dieu et des frères, dans laquelle nous sommes certains d’atteindre Dieu dans l’autre et l’autre en Dieu.

Par cette foi pleine d’espérance, nous vénérons tous les saints, et nous nous préparons à commémorer demain les fidèles défunts.

Dans les saints nous voyons la victoire de l’amour sur l’égoïsme et sur la mort : nous voyons que suivre le Christ conduit à la vie, à la vie éternelle, et donne du sens au présent, à chaque instant qui passe, afin qu’il le remplisse d’amour, d’espérance.

Seule la foi dans la vie éternelle nous fait aimer vraiment l’histoire et le présent, mais sans attachements, dans la liberté du pèlerin, qui aime la terre parce qu’il a le cœur au Ciel.

Que la Vierge Marie nous obtienne la grâce de croire fortement à la vie éternelle, et de nous sentir en vraie communion avec nos chers défunts.

Paroles de Benoît XVI en français après l’angélus :

Chers pèlerins francophones, aujourd’hui nous célébrons la multitude des saints qui sont auprès de Dieu. La sainteté que l’Église honore en eux a le visage des béatitudes proclamées par Jésus. Dans leur vie, ils ont reflété la lumière du Ressuscité. En suivant leur exemple de fidélité à l’amour du Christ, marchons nous aussi vers la joie du royaume où Dieu essuiera toute larme de nos yeux et où nous le verrons ! Confions-nous à la Vierge Marie, Reine de tous les saints. Bonne fête de la Toussaint à vous tous et à vos familles !

Source : http://www.zenit.org/article-32441?l=french

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