samedi 9 mai 2009

Bx JOSEPH-MARIE CASSANT 1878-1903

       MARIE JOSEPH CASSANT

    Fête le 17 juin

Né à Casseneuil, dans le Lot et Garonne, Joseph est fils d'agriculteurs.

Tout petit, il pense déjà à devenir prêtre. A l'école, malgré ses efforts, il éprouve de grosses difficultés pour apprendre.

De santé très fragile, il est cependant accepté à la Trappe de Sainte Marie du Désert à l'âge de 17 ans.

Son maître des novices, le père Malet, d'une grande bonté, est d'un puissant secours pour le jeune novice de tempérament inquiet, et envieux de la supériorité intellectuelle des autres novices.

La célébration des offices 7 heures pas jour est l'occasion pour Joseph de souffrances très grandes au moment des nombreuses flexions rituelles à cause d'une maladie de cœur et de poitrine.

En outre, il chante faux.

Les travaux agricoles, vendanges et moissons, sont encore pour lui l'occasion de nouvelles souffrances physiques mais son sourire permanent n'en laisse rien paraître et il ne fait rien pour se soustraire à ces tâches, offrant tout pour Jésus et pour les âmes du Purgatoire.

Pour accéder au sacerdoce selon son plus cher désir, il doit fournir d'énormes efforts dans l'étude de la théologie.

II est ordonné prêtre 2 ans avant sa mort et il n'a plus qu'un seul souci : bien dire sa messe.

Il dit à son père spirituel :
"Quand je ne pourrai plus dire la sainte messe, Jésus pourra me retirer du monde, car je n'aurai plus d'attache pour la terre".

Miné par la tuberculose, rongé d'esquarres, il meurt à l'âge de 25 ans.

Il a écrit : «Il n'y a rien de si difficile dont on ne vienne à bout avec l’amour ».

Depuis sa mort, les moines de l'abbaye reçoivent de nombreux témoignages de grâces obtenues par l'intercession de Joseph Marie (notamment succès aux examens et guérisons).

Anecdote : 17 février 1903, en France. La guerre anticléricale et antireligieuse bat son plein. Georges Clemenceau, surnommé «le Tigre», reçoit dans sa bibliothèque Dom Jean-Baptiste Chautard, abbé de Notre-Dame de Sept-Fons. Au lendemain des lois expulsant les congrégations religieuses, celui-ci entend plaider la cause de son Ordre devant le très anticlérical président de la commission sénatoriale chargée de décider de leur sort. Après avoir essuyé un persiflage en règle où «le Tigre» tourne en ridicule les moines, le Père Abbé, manifestement inspiré, prend la parole : «L'Eucharistie est le dogme central de notre religion ; elle doit avoir des moines voués à l'adoration. Le Christ est vivant; il est présent dans l'Eucharistie. À ce Roi divin, présent parmi nous, ne faut-il pas une cour pour l'adorer? C'est de tout notre être que nous chantons, de tout cœur que nous prions, car c'est à Celui que nous aimons que vont nos chants. La Messe, c'est le plus grand événement qui se puisse passer sur terre. Mystère encore que la Communion : c'est Dieu, Amour infini, qui vient m'infuser sa propre vie. Vivant des grâces de la Communion, nous voulons en déverser les bienfaits sur l'humanité entière par une vie joyeusement austère, en union avec le divin Crucifié». Visiblement ému, le «Tigre» réplique : «J'ai compris qu'on peut être fier d'être moine quand on l'est profondément. Considérez-moi comme votre ami!».  Les Trappistes ne seront pas expulsés. Dom Chautard ignorait qu'à ce moment il était soutenu par les prières d'un jeune moine de la Trappe de Sainte-Marie du Désert, le père Marie-Joseph Cassant.
      Cité par le Père Abbé de l'abbaye de Saint Joseph de Clairval

Compléments

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