dimanche 10 mai 2009

Bx MARCEL CALLO 1921-1945

 

MARCEL CALLO

                    

Fête le 19 Mars

Né à Rennes, Marcel est l'un des 9 enfants d'une famille dont la mère est employée de maison et le père ouvrier d'usine.

Devenu scout de France, Marcel est très attaché à ce mouvement et se sent déchiré quand il le quitte pour s'engager dans la J.O.C., afin d'être plus directement au service de la classe ouvrière.
Apprenti typographe, il est un excellent compagnon et devient par la suite un bon ouvrier.

En 1943, lors des bombardements de l'aviation alliée sur la gare de Rennes, trois cent personnes sont tuées et Marcel retire des décombres le corps de sa sœur.

La veille des obsèques, il reçoit un ordre de réquisition pour le service du travail obligatoire (S.T.O.).

Il quitte alors avec déchirement sa famille et celle qui est devenue sa fiancée et part « comme missionnaire », selon sa propre expression.

En Allemagne, il est envoyé au camp de Zella Mehlis.

Il y connaît d'abord découragement et détresse mais il se ressaisit et organise la J.O.C au camp.

La Gestapo l'arrête avec ses camarades parce que considéré « trop catholique ». Lui et ses amis sont jugés et condamnés au camp de la mort.

Marcel est d'abord envoyé à Flossenburg puis transféré au camp de Mauthausen.

Epuisés par les privations, les mauvais traitements, la gangrène, la diarrhée, les ulcères, la tuberculose, des malheureux meurent par centaines.

Marcel écrit à son frère : "Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un seul instant et qui sait me soutenir et me consoler".

Le 19 mars 1945 (jour de la fête de saint Joseph qu'il aime tout particulièrement), dévoré par la dysenterie, Marcel se traîne vers la fosse qui sert de latrine et, cramponné à la barre, à bout de force, il tombe dans le magma.
Le Colonel Tibodo, compagnon de misère, l'arrache à la fosse et le porte à l'infirmerie du camp où il meurt quelques instants après.

La devise de Marcel était : « Fidèle à mon Dieu, à ma fiancée, à ma patrie ».

Les sept compagnons de Marcel dont le procès de béatification est ouvert sont :
Jean Tinturier, Roger Vallée, son frère André, Louis Pourtois, Henri Marranes, Camille Millet, Marcel Carrier.

Compléments

Posté par saintsdefrance à 14:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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