vendredi 8 mai 2009

Ste BERNADETTE SOUBIROUS 1844-1879

             

BERNADETTE

                   

    Fête le 16 avril  ( 18 février, Mémoire facultative en France )         

Née à Lourdes, Bernadette est l'aînée d'une pauvre famille de 8 enfants résidant dans un cachot humide.

Petite, chétive, ne sachant ni lire ni écrire, elle garde des troupeaux.

A 14 ans, elle voit la Sainte Vierge dans le creux d'un rocher qui lui apparaît 18 fois.

Marie se nomme l'Immaculée Conception, demande de prier pour les pécheurs, de faire pénitence, de faire construire une chapelle et de faire des processions : c'est l'origine du pèlerinage à Lourdes.

A 22 ans, Bernadette entre chez les Sœurs de Nevers.

Pendant 9 ans, elle est employée à l'infirmerie, malgré des crises d'asthme qui la font terriblement souffrir.

Peu à peu, la tuberculose l'oblige à garder le lit. Souriante, ne se plaignant jamais, elle occupe 4 ans «son emploi de malade», comme elle dit.

Elle meurt en prononçant ces mots :
«Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse ... pauvre pécheresse ».

Celle à qui la Sainte Vierge avait dit : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici... », répétait souvent :
« Il faut beaucoup d'humiliations pour faire un peu d'humilité ».

Compléments

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vendredi 9 avril 2010

Des saints humains

AVANCONS VERS LA SAINTETE  AVEC NOS FRAGILITES ET NOTRE VULNERABILITE

Bernadette lance un jour à ses sœurs, au couvent de Nevers : " je voudrais qu'on nous parle des défauts des saints et ce qu'ils ont fait pour se corriger. Cela  nous servirait bien plus que le récit de leurs miracles ou de leurs extases ! "

Le pape Paul VI écrit en 1963 : " A notre époque, nous voulons découvrir dans les saints ce qui les rapprochent de nous plutôt que ce qui les distingue de nous. Nous voulons trouver en eux des frères de notre labeur et peut-être aussi de notre misère pour nous sentir en confiance avec eux ".

Le frère Bernard-Marie, tertiaire franciscain, explique : " La sainteté chrétienne n'est jamais à envisager comme un dur travail herculéen, mais plutôt comme l'accueil d'un sauveur ami qui souhaite compagnonner avec chacun et le familiariser progressivement à la vie d'amour surnaturel ".

Combien d'entre nous se font encore une image fausse de la sainteté ! Elle nous paraît inaccessible, bonne pour les faiseurs de miracles qui entrent en extase et qui se livrent à de sévères pénitences physiques. Nous la croyons réservée à des êtres d'exception, aux prêtres et aux religieux qui ont, dit-on, "choisi la meilleure part ".

Gilbert Cesbron n'a peut-être pas tort de noter : " Jusqu'à récemment, l'Église ne nous parlait pas beaucoup des laïcs ! Elle ne promouvait guère que ses gens à Elle. Il fallait être pape, évêque ou religieux, vierge ou martyr pour avoir l'estampille…C'est un des reproches que j'oserais faire à ma Mère l'Église : … Que nous avions plutôt vocation d'ouailles que de saints à ses yeux ".

Nous pensons aussi, encore trop souvent, que les saints sont exempts de faiblesses et de défauts.

Jean Paul II rappelle aux jeunes à Lyon en 1986 : " Les saints sont demeurés les plus humains des hommes, mais la lumière du Christ a pénétré toute leur humanité ".

Les saints nous ressemblent, ils ont comme nous leur fragilité :

Au 17 ème siècle, monsieur Olier, le fondateur des prêtres de Saint Sulpice, connaît une longue période d'errance. Pendant deux ans, il n'arrive plus à prêcher, à confesser, il perd la mémoire et se méprise tellement qu'il lui arrive souvent de vouloir mourir. Il lutte longtemps avant de découvrir que le seul remède est de cesser de se juger, et de se jeter en Dieu pour qu'il puisse faire, avec nous, ce qu'il attend de nous.

Au 16 ème siècle, Thomas More, est père de famille et chancelier d'Angleterre. Il s'oppose au roi Henri VIII qui se sépare de Rome et divorce pour se remarier en s'érigeant chef d'Église. Il est alors emprisonné à la tour de Londres et condamné à être décapité. Il écrit à sa fille Margaret :
" Je ne veux pas manquer de confiance en Dieu ; pourtant, je sens que la peur pourrait bien me submerger. Je me rappellerai que saint Pierre, à cause de son peu de foi, commençait à s'enfoncer sous un coup de vent, et je ferai comme lui : j'en appellerai au Christ et Lui demanderai son secours …Ainsi, j'espère qu'Il me tendra la main, me saisira  et ne me laissera pas m'enfoncer.
Et s'Il permet que je joue le rôle de Pierre …, que je tombe tout à fait en jurant ou en abjurant … j'espère pourtant qu'Il jettera sur moi, comme sur Pierre, un regard plein de miséricorde, et qu'Il me relèvera pour que je confesse à nouveau la vérité …

Au 19 ème siècle, Frédéric Ozanam, est père de famille, professeur à la Sorbonne, fondateur des Conférences de Saint Vincent de Paul et visiteur des pauvres ; il est béatifié par Jean Paul II. Cinq mois avant sa mort, il supplie Dieu dans une sorte de marchandage : " J'accomplis aujourd'hui ma 40 ème année, et voilà que je suis pris d'un mal grave, opiniâtre. Faut-il donc quitter tous ces biens que Vous-même, mon Dieu, m'avez donnés ? …Si je vendais la moitié de mes livres pour en donner le prix aux pauvres, si je consacrais le reste de ma vie à visiter les indigents, Seigneur, me laisseriez-vous la douceur de vieillir auprès de ma femme et achever l'éducation de mon enfant ? "

Plus près de nous encore, Le roi Baudouin, dont la vie est si édifiante, nous a laissé de nombreux écrits. En voici des extraits :
" Lorsque tout va bien et que je lis l'histoire des saints, je me sens attiré par leur générosité et leur joie de souffrir pour Toi et avec Toi. Et dès que la croix, même petite, se présente, d'abord je ne la reconnais pas et ensuite je me plains de l'endroit où elle me fait mal. Après tant d'années de grâces et d'exemples autour de moi, j'en suis au balbutiement !

" Mon Dieu, j'ai besoin de Toi pour vivre, un rien m'abat physiquement et moralement. Oui, Seigneur, j'ai besoin d'être soutenu par Toi jour et nuit, à chaque instant … Toi, Marie, ma Mère, apprends-moi, Maman, à accepter et à aimer ma faiblesse, à m'assumer totalement …" " Je crains que je reste le même bonhomme avec les mêmes défauts … mais mes faiblesses ne me découragent plus, au contraire, elles sont une raison pour m'appuyer entièrement sur l'Amour tout puissant et la Force de mon Père ".  

" J'ai 57 ans (en 1987), tant de temps perdu par ma faute. S'il vous plaît, Très Sainte Trinité, rendez-moi saint par votre volonté, ne me laissez pas plus longtemps vous empêcher de me transformer à l'image de Jésus … "

" Réalise en moi et en Fabiola ton rêve de sainteté. Oh, Seigneur, que je sois ton petit et si faible serviteur …"

Oui, avec l'écrivain Georges Bernanos, nous pouvons conclure : " les saints ne sont pas des surhommes. Ils sont les plus humains des humains ". Comme eux, malgré nos fragilités, avançons-nous avec confiance sur le chemin de la sainteté.

samedi 24 mars 2012

En fréquentant les saints vous grandirez dans la connaissance du Christ

ROME, samedi 24 mars 2012 (ZENIT.org)

Un grand rassemblement des diocèses de France réunit en effet autour des évêques 2 600 participants, ces samedi 24 et dimanche 25 mars, pour préparer le 50ème anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. 

Message de Benoît XVI aux catholiques de France

réunis à Lourdes pour les 50 ans de Vatican II

Chers frères et sœurs de France,

C'est une grande joie pour moi de pouvoir vous adresser mon salut chaleureux à  vous qui êtes venus nombreux, à Lourdes, en réponse a l’appel de vos Évêques, pour célébrer le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II.
Je vous rejoins par la prière et par le cœur dans la démarche de foi que vous accomplissez auprès de la grotte de Massabielle.

Le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps.
Si nous savons le lire et le recevoir à l’intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l'avenir de l'Église.
Aussi, je souhaite vivement que cet anniversaire soit, pour vous et pour toute l'Église qui est en France, l'occasion d'un renouveau spirituel et pastoral.
En effet, il nous est ainsi donné de pouvoir mieux connaître les textes que les Pères Conciliaires nous ont laissés en héritage et qui n'ont rien perdu de leur valeur, afin de les assimiler et d'en faire produire des fruits pour aujourd'hui.

Ce renouveau, qui se situe dans la continuité, prend de multiples formes ;et l'année de la foi, que j'ai voulu proposer à toute l'Église en cette occasion, doit permettre de rendre notre foi plus consciente et de raviver notre adhésion à l'Évangile.
Cela demande une ouverture toujours plus grande à la personne du Christ, en retrouvant notamment le goût de la Parole de Dieu, pour réaliser une conversion profonde de notre cœur et aller par les routes du monde proclamer l'Évangile de l'espérance aux hommes et aux femmes de notre temps, dans un dialogue respectueux avec tous.
Que ce temps de grâce permette aussi de consolider la communion à l'intérieur de la grande famille qu'est l'Église catholique et contribue à restaurer l'unité entre tous les chrétiens, ce qui fut l'un des objectifs principaux du Concile.

Le renouveau de l'Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des chrétiens eux-mêmes pour que resplendisse la Parole de vérité que le Seigneur nous a laissée.
Chers amis, en fréquentant les témoins de la foi, comme sainte Bernadette, l'humble voyante de Lourdes, Pauline Jaricot qui a suscité dans l'Église un nouvel élan missionnaire et tant d'autres, qui ont germé de la terre de France, vous grandirez dans la connaissance du Christ.
Par leur service de Dieu et de leurs frères, ces hommes et ces femmes nous montrent combien la foi est un acte personnel et communautaire, qui implique aussi un témoignage et un engagement publics que nous ne pouvons négliger !
Sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrons cette année le sixième centenaire de la naissance, en est un exemple lumineux, elle qui a voulu porter l'Évangile au cœur des réalités les plus dramatiques de l'histoire et de l'Église de son temps.

Redécouvrir la joie de croire et l'enthousiasme de communiquer la force et la beauté de la foi est un enjeu essentiel de la nouvelle évangélisation à laquelle est conviée toute l'Église. Mettez-vous en route sans crainte pour conduire les hommes et les femmes de votre pays vers l'amitié avec le Christ !

Chers Frères et Sœurs, que la Vierge Immaculée, Notre-Dame de Lourdes, qui a eu un rôle si important dans le mystère du Salut, soit aussi pour vous une lumière sur la route qui conduit vers le Christ ; qu'elle vous aide à grandir dans la foi. À vous tous, Évêques et fidèles, pèlerins de Lourdes, et à vous frères et sœurs de France qui êtes unis à nous par la radio ou la télévision, j'adresse de grand cœur une affectueuse Bénédiction Apostolique !