dimanche 14 mars 2010

Devoir d'état : voie royale vers la sainteté

Comment être agréable à Dieu ? Certains pensent qu’il faut pour cela réaliser de grandes choses, faire preuve d’originalité, voire même accomplir des actions héroïques.
Les saints et les maitres spirituels, par leur vie et par leurs écrits, nous disent tout autre chose.

Le Père Chevignard, théologien dominicain note :
" Les grands transports peuvent être trompeurs, mais l'accomplissement, avec beaucoup d'amour, de la volonté quotidienne de Dieu ne trompe pas "
" Ce qui compte, ce n'est pas de trouver une route extraordinaire, c'est d'aimer celle que Dieu nous destine, et d'y être dans ses mains avec une parfaite docilité 
Celui qui est vraiment abandonné à la volonté du Père des cieux, est emporté par le vent de l'Esprit.
Il pourra faire toute sa vie des choses que le monde appelle "petites" et pourtant, il sera grand aux yeux de Dieu : Thérèse de Lisieux, qui a été proclamée patronne universelle des missions, en est un bel exemple
".

François de Sales écrit : " Pensez souvent que tout ce que nous faisons a sa vraie valeur en fonction du degré de conformité que nous avons avec la volonté de Dieu, si bien qu'en mangeant et buvant, si je le fais parce que c'est la volonté de Dieu que je le fasse, je suis plus agréable à Dieu que si je souffre la mort sans cette intention ".

Edouard Poppe, jeune prêtre belge décédé en 1924 à l'âge de 33 ans, célèbre par ses qualités de directeur spirituel, nous laisse ces mots :
" Voici la sainteté en peu de mots : Aimer la volonté de Dieu.
La volonté de Dieu c'est Dieu lui-même …Vos devoirs d'états, votre croix d'état … sont les voies régulières de la sainteté, car ils sont l'infaillible réalisation de la volonté de Jésus sur vous
".

Au 19 ème siècle, en Normandie, Zélie et Louis, après avoir hésité sur leur vocation respective, se rencontrent et décident d'unir leur vie. 9 enfants vont réjouir leur foyer mais 4 mourront en bas âge. Zélie écrira :
" Quand nous avons eu nos enfants, nous ne vivions plus que pour eux ;
C'était tout notre bonheur et nous ne l'avons jamais trouvé qu'en eux … aussi je désirais en avoir beaucoup afin de les élever pour le ciel
".

Jeanne Beretta Molla, cette mère de famille du 20ème siècle canonisée par Jean Paul II, note :
" Pour l'heure, je suis fermement décidée : vivre en chaque instant la volonté de Dieu, et vivre dans la joie ". 
 Après sa mort, son époux Pierre dira d'elle : " Tu n'as rien fait d'exceptionnel, pas de pénitences exceptionnelles, tu as bien compris et mis en pratique tes devoirs de jeune, d'épouse, de mère, de médecin avec une pleine disponibilité aux plans et à la volonté du Seigneur, avec un esprit et le désir de sainteté pour toi et pour les autres ".

Quant à Elisabeth de la Trinité, de son carmel, elle écrit à sa mère :
" Une âme qui vit unie à Dieu, ne fait que du surnaturel et les actions les plus vulgaires, au lieu de la séparer de Lui, ne font au contraire que la rapprocher toujours plus. "

Terminons  ce bref exposé par ces paroles pertinentes de  Chiara Lubich, fondatrice des Focolari :
" Dieu est un Père. Il est absurde d'avoir peur de ce qu'il propose … Il s'agit de mettre en actes, de concrétiser à chaque instant ce que l'on comprend de la volonté de Dieu …
Tu découvres alors que Dieu a un projet original pour chaque homme.
Si on Le laisse libre, Il est prêt à réaliser des chefs-d'œuvre, ceux qu'on appelle les saints …Accomplir son devoir d'état en y prêtant toute son attention, tout son cœur, toutes ses forces … c'est le secret qui nous fait pénétrer dès cette terre dans la volonté divine …
".

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jeudi 30 juin 2011

Le devoir d’état ... par Madeleine Delbrêl


La  taille du paradis en nous, c’est l’accomplissement minutieux et magnanime de notre  devoir d’état.

Faire son devoir d’état, c’est accepter de rester là où on est pour que le règne de Dieu vienne jusqu’à nous et s’étende sur cette terre que nous sommes.

Quand nous faisons la volonté de Dieu, quand nous nous levons, quand nous préparons  le  repas, quand nous sortons, quand nous faisons une course, quand nous prenons notre train, nous nous enfonçons pour ainsi dire dans l’union au Seigneur en acceptant et en voulant sa volonté.

Nos petites peines, elles, sont le merveilleux moyen que nous avons d’activer, de féconder la grande peine du monde.
Rien n’est triste en ce moment comme de voir souffrir des épreuves exceptionnelles, à l’aveugle, par le monde entier.

On reconnaîtrait vite un saint dans les toutes petites peines de la vie quotidienne.
Il y mettrait une aisance, un naturel et aussi une grâce – dans les deux sens du mot – une bonne grâce qui ferait de cette petite peine une grande œuvre d’amour.

Madeleine Delbrêl, la sainteté des gens ordinaires, Nouvelle Cité, p.33 à 41 (extraits)

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